vendredi 31 janvier 2014

DISCOURS DU PRÉSIDENT YAYI BONI CE LUNDI 27 JANVIER FACE A DE JEUNES CHÔMEURS AU PALAIS DE LA RÉPUBLIQUE: VOICI L'APPELLE DE MAÎTRE JOSEPH DJOGBENOU,

L’appelle de Maitre Joseph Djogbénou
Chers amis,
A toute la classe politique,
Aux forces du progrès
Les propos d’une rare gravité et d’une étonnante violence ainsi que les menaces qu’ils contiennent, auxquels M. Boni Yayi habitue ses concitoyens, à la suite de ceux du 1er août 2012 appellent, en principe, des réponses institutionnelles et des réactions politiques et citoyennes appropriées.
Les réponses institutionnelles auraient en effet permis de vérifier la qualité et la mesure de la lucidité avec laquelle ces propos ont été proférés ainsi que leur compatibilité avec l’incarnation de la fonction présidentielle et les règles républicaines. Mais cette réponse ne variera sans doute point : au mieux, ces propos auront «méconnu» la Constitution, au pire, les présidents des institutions ne les auraient pas entendus.
Les réponses politiques et citoyennes paraissent plus indiquées. Il faut, contre la brutalité de la force, la violence inutile opposer la sérénité et la raison. Les forces politiques et citoyennes doivent se réunir, sans délai, et examiner dans son contenu et dans sa portée le message délivré en vue d’en identifier les conséquences.
Nous appelons, en conséquence, à une concertation de toutes les forces du progrès aux fins de réaction à la mesure de notre aspiration au respect de l’Etat de droit, de la démocratie, de la dignité, de la liberté et de l’intégrité physique de chaque citoyen.
M. Boni Yayi est dans la stratégie de la diversion au moyen de la semence de la peur. Il veut éloigner la conscience des citoyens des enjeux et des défis majeurs auxquelles conduit sa gouvernance catastrophique. Il veut nous éloigner de l’urgence de la détermination d’un choix politique pour les années à venir. Il faut rechercher et appliquer avec rigueur une réponse réfléchie, pertinente, qui rassure nos compatriotes et ne nous éloigne pas de l’essentiel.
Ne nous attardons pas sur ce qui relèvera du passé. Agissons sur ce que sera notre futur. Les sages l’ont bien enseignée, pour les peuples qui progressent, le futur lave les souillures du passé et du présent.

Retrouvons-nous !

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