mardi 30 juin 2009



Festival panafricain d’Alger : Le gouvernement béninois aurait refusé de payer les cachets des artistes béninois.


L’élément se retrouve à la une de toutes les télévisions de cette journée du 30 juin 2009.
Dans les différents éléments montrés, un groupe d’artistes conduits par Messieurs Tola KOUKOUI, Dine ALOUGBINE, Adolphe ALLADE, Nicolas de DRAVO et Jolidon LAFIA tous responsables des différents groupes de théâtre, de ballet et de musique retenus pour la fête culturelle à Alger.

Unanimement, tous les conférenciers ont dénoncé le refus du gouvernement béninois de leur allouer de l’argent au titre de leur cachet dans le cadre de l’expédition algérienne. S’en sont suivis des critiques, des indignations et même des menaces de boycotte du voyage au cas où le gouvernement ne cèderait pas à la demande pécuniaire des artistes mécontents.
Cela revient-il au gouvernement béninois de payer les cachets aux artistes que Alger a, de son gré invité, pour une manifestation sur le sol algérien? La question se pose d'autant plus qu'il se trouve une certaine confusion dans la revendication des artistes.

Je voudrais m’interroger en deux points sur les conditions d’invitation de ces troupes et personnalités à cette manifestation.

Si c’est que chacun s’est arrangé pour se faire invité en passant par un copain membre du comté d’organisation du festival, il est hors de question que l’on veuille contraindre le gouvernement béninois au dernier moment à payer quelque rétribution que ce soit aux artistes invités. Lorsqu’on sait pouvoir s’arranger pour se faire inviter, on doit pouvoir s’assurer que l’organisateur peut réunir tous les moyens liés à la bonne tenue de son événement et offrir une prise en charge convenable à ces hôtes..

Si c’est que, officiellement saisi par les autorités d’Alger, le ministère béninois de la culture a fourni une liste de troupes et de personnalités pouvant participer auxdites manifestations, il ne revient qu’aux autorités algériennes de donner la totalité de la prise en charge de leurs invités. Le gouvernement béninois par l’entremise du ministère pourrait dans ce cas de figure, et dans la possibilité de ses prévisions financières, apporter un appui substantiel aux artistes retenus aux fins de les motiver. Tout ceci ne s’aurait s’exprimer en thème de droit et de menace.

Les déclarations auxquelles nous avons eu droit dans la presse ce jour ont tout l’air d’une prise en otage de tout le peuple et particulièrement du gouvernement béninois par certains hommes qui pourtant n’ont raté aucune occasion pour escroquer différentes autorités culturelles et politiques au sommet de l’Etat depuis tous les régimes qui se sont succédés à la tête du pays.

Ce n’est pas une première que le gouvernement se déclare incapable à accompagner ou à aider des artistes pour leur sortie du pays. La compagnie Agbo N’koko de Monsieur Ousmane Alédji a été invitée au célèbre festival d’avion catégorie « off » et faute d’appui du gouvernement béninois, les artistes ont dû vaquer à autre occupation et nous n’avions eu droit ni à une conférence de presse ni à des menaces.

La querelle qui a cours aujourd’hui oppose, on peut le dire, le gouvernement et certains de ces « apôtres » qui sont toujours parvenus à être les hommes de tous les ministres de la culture que ce pays a connu. Les mêmes qui ont toujours tout reçu que ce soit du fonds d’aide à la culture que du cabinet du ministre avec une facilité déconcertante et choquante, alors que d’autres qui s’échinent à monter sont carrément repousser au plus profond de l’eau.

Nous avons au Bénin le plus grand festival de théâtre francophone en Afrique. Le Festival International de Théâtre du Bénin (FITHEB) et pour y avoir travaillé depuis deux éditions consécutives comme chargé de la programmation, je sais que pour l’essentielle des compagnies invitées, nous avons donné une prise en charge totale qui couvre du voyage aller et retour à l’hébergement en passant par la restauration et le cachet de chaque délégation.
Toutefois, pour les compagnies, notamment certaines compagnies du nord qui ont trouvé le cachet que nous leur avons proposé insuffisant, nous leur avons suggéré de demander du soutien complémentaire auprès de leur gouvernement ou d’institution de financement d’action culturelle. D’aucun ont réussi à mobiliser le complément nécessaire à leur cachet ; d’autres pas. Dans tous les cas, toutes ont répondu présentes à notre invitation et aucune n’a essayé de faire du chantage ni ici ni chez elle.
Donc si une personnalité culturelle ou une compagnie se fait inviter, c’est bien à lui de s’entendre avec l’organisateur de l’événement où il va se produire pour les questions liées à son cachet. Les pleures et menaces auxquelles nous avons eu droit aujourd’hui relèvent à mon sens de pieds de gru inutile et d’un chantage bassement primaire auxquels le gouvernement ni le peuple ne doit accorder la moindre espèce d’attention.

Niger : Destitution tout azimut, Tandja a franchi le Rubicon.
Pour avoir les coudées libres pour son maintien au pouvoir, Monsieur Mamadou Tandja n’a pas voulu faire les choses à moitié. Entouré d’un petit groupe de partisans, il a définitivement muselé le Niger et mis en péril la démocratie.
En effet, après avoir dissous le parlement, annulé la constitution et après s’être octroyé des pouvoirs exceptionnels au titre de l’article 53 de la constitution pour diriger le Niger par ordonnance et par décret, il vient de proclamer la destitution de la cour constitutionnelle, dernier rempart de la démocratie nigérienne et seule institution de la république à lui avoir résisté jusque là dans sa rage de se maintenir à tout prix au pouvoir.
En effet, Madame Fatimata Salifou Bazeye, présidente de la cour constitutionnelle a été convoquée au palais de la présidence par Tandja lui-même.

Après les civilités d’usage, le président nigérien a noté à son hôte que les articles 104 et 107 de la constitution concernant la Cour Constitutionnelle vont être suspendus et que les décrets de nomination des membres de la cour seront abrogés. L’entretien entre les deux personnalités nigériennes a pris fin en moins de 15 minutes.
Après quoi la présidente de la Cour Constitutionnelle a ensuite réuni les 7 sages de la cour pour leur signifier la décision de la haute autorité.
Cette dissolution de la Cour Constitutionnelle est faite en violation de la constitution en son article « 7 » qui proclame le caractère inamovible de l’institution.
Désormais, Tandja a les coudées franches pour « immoler » la démocratie nigérienne comme il l’entend et comme il le veut.

Déjà, la presse nigérienne est sous menace ; le groupe de presse Dounian (Télé radio) vient d’être suspendu par le Conseil Supérieur de la Communication (CSC) pour « appel à l’insurrection des forces de défense et de sécurité ».
Ce groupe de presse reconnait seulement avoir relayé l’appel de l’opposition « à refuse l’application des pleins pouvoirs au chef de l’Etat ».

Aux dernières nouvelles, cette décision de suspension de Dounian aurait été contestée par 6 membres du Conseil Supérieur de la Communication qui a dénoncé le caractère non collégial et non consensuel de l'avis.
On peut dire sans se tromper que le Niger se trouve dans une situation inédite et que le silence de la communauté internationale et des pays de la sous région est dangereux.

dimanche 28 juin 2009


Honduras/coup d’Etat militaire:
Mamadou Tandja sur les traces de Manuel Zélaya ?

Elu en 2006 pour un mandat de 4 ans non renouvelable, le président hondurien Monsieur Manuel Zélaya s’est résolument engagé vers la fin de son mandat présidentiel dans une logique de son maintien au pouvoir. Pour le faire, il a initié un projet de référendum jugé non conforme à la constitution hondurienne par le parlement, le congrès et la cour suprême dont les avis sont sans appel. Néanmoins, Monsieur Manuel Zélaya a persisté et a organisé son référendum, conscient de s’appuyer sur la fraude pour faire passer le « oui » nécessaire à son maintien au pouvoir.
Dans la foulée des contestations, il y a aussi celle de l’armée par la voie du chef d’état major qui a refusé d'autoriser ses Hommes à ventiler le matériel du vote dans les differents centres retenus ; il a été aussitôt limogé par le président de la république sous prétexte d’ingérence et d'insubordination. D'autres hauts gradés de l'armée ont aussitôt remis leur démission au président qui l'a accepté. Depuis, accompagné d'une foule de sympatisants et de militants acquis à sa cause, Monsieur le président s'est porté lui-même sur une base militaire sortir le matériel de vote que l'armée avait refusé de servir.
Le pays était ainsi divisé en deux blocs avec d’un coté ceux qui trouvent illégal l’idée d’un référendum pour le maintien au pouvoir du président Zélaya et de l’autre, ceux qui applaudissent des deux mains la démarche du gouvernement.
Le dimanche 28 mai 2009, alors que les bureaux de vote devaient ouvrir à 8heures pour la tenue du scrutin référendaire, les militaires ont très tôt arrêté le président Zélaya à son domicile; ils l'ont expulsé au Costa Rica où il a demandé l’asile politique.
Cette situation très préoccupante pour tous les démocrates du monde se rapproche point pour point de la saga politico-institutionnelle qui se joue en ce moment précis au Niger où le président Tandja s’efforce contre vents et marées à se maintenir au pouvoir par voie référendaire. Monsieur Tandja devrait tirer leçons de ce qui vient de se passer en Honduras pour épargner à son peuple errements et violences inutiles.
Les condamnations de part le monde du putsch hondurien viennent à mon sens trop tard ; en agissant par voie de forces, l’armée hondurienne s’oppose à un autre coup de force et peut-être à l’installation d’un régime monarchique, contraire à la constitution. Certes que l’armée n’a pas le droit de se mêler de la chose politique mais l’armée a horreur de la pagaille politique et du non respect des textes républicains.
Je suis convaincu que si Monsieur Zélaya avait respecté à la lettre la constitution sans chercher à jouer à une quelconque prolongation à la fin de son mandat, l’armée se serait comportée autrement envers lui.
Aux dernières nouvelles, c'est Monsieur Roberto Micheletti president du congrès qui a été désigné Président de la République par le parlement jusqu'en janvier 2010 date de la fin du mandat du président déchu.
Par ailleurs, le congrès a décidé unanimement de "désavouer" M. Zélaya en raison des "ses multiples violations répétées des textes et lois honduriens" et de sa "conduite irrégulière"....
....Saurait été bien que la communauté internationale, très active dans la condamnation du "coup d’Etat" survenu tôt ce matin en HONDURAS ait anticipé et commencé déjà à condamner le coup de force amorcé par Monsieur Zélaya désormais ancien président. Cela nous aurait peut-être ces bruits de bottes inutiles.
Voilà pourquoi, pour que nous n’ayons pas à dénoncer un coup d’Etat militaire au Niger ou à déplorer un bain de sang inutile, voici le moment plus que jamais pour la communauté internationale de se pencher sur la situation qui prévaut dans ce pays et condamner au besoin, les dérives politiciennes du président Tandja.

samedi 27 juin 2009


Crise institutionnelle au Niger : Le Bénin doit se prononcer.
La crise politique et institutionnelle qui secoue le Niger depuis bientôt deux mois ne doit pas être que l’affaire des nigériens et des nigériennes. Déjà le Nigéria a réagi et a exprimé publiquement son souhait de voir respecter par toutes les parties en cause la constitution nigérienne ; il en est de même pour la CEDEAO (Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest) qui a envoyé une délégation au Niger s’enquérir de la situation et rappeler aux autorités du pays, l’engagement pris par tous les pays membres de la CEDEAO de ne plus admettre au sein de la communauté tout pouvoir issu d’un coup d’état ou d’une révision constitutionnelle datée de moins de six mois avant la présidentielle. Cela, c’est la position de la CEDEAO.
Le Bénin en tant que voisin immédiat du Niger, jusque là ne s’est pas officiellement prononcé sur la situation qui pourtant l'interpelle.
Si la démocratie échoue au Niger, cela pourrait avoir bien des répercutions politiques, sociales et économiques sur le Bénin.
Nous n'aavons donc aucun intérêt à voir échouer au Niger le processus démocratique amorcé par ce peuple aux prix du sang; notre pays ne pourra pas échapper à l'effet de contagion ou à celui de la mode, tant notre processus démocratique dans le contexte actuel est encore fragile.
Le silence des autorités béninoises et même de partis politiques ne s’explique pas ; intervenir dans ce qui a cour en ce moment dans ce pays frère et ami ne saurait relever d’une ingérence dans les affaires internes de ce pays. Au contraire, en cas de bain de sang, le Bénin pourrait être accuser demain de n'avoir pas tiré sur la sonnette d'alarme.
En tant que pays précurseur de la démocratie pluraliste dans la sous région, le Bénin se doit de porter le débat démocratique et faire entendre sa voie partout où il pense que des peuples épris de paix et de démocratie sont martyrisés; que les princides démocratiques notamment l'alternance au pouvoir, les droits de l'Homme, le respect de la constitution ne sont pas respectés.
....Tout au moins, les partis politiques béninois qui sont de l’opposition devraient avoir monté au créneau pour se prononcer sur cette question et engager au besoin, le gouvernement du bénin à ne pas reconnaitre un pouvoir issu de coup d’état ou d’un référendum anti constitutionnel, si cela arrivait à se produire au Niger.
Face aux questions des droits de l’Homme et de démocratie dans la sous région et en Afrique, le Bénin doit pouvoir jouer les premiers rôles et se prononcer publiquement en faveur de la démocratie et du respect de la constitution. A moins que nos dirigeants actuels ne soient assez convaincus de la pertinence de notre option démocratique et de la détermination du peuple béninois à la porter plus loin.
Ce n’est pas une ingérence que de se prononcer sur une crise qui a cour chez le voisin ou de lui suggérer des solutions de sortie de crise.
En tout état de cause, le peuple béninois tout entier attend le gouvernement du Président Boni Yayi sur la question; sa capacité à se démarquer publiquement des situations comme celle qui prévaut en ce moment au Niger sera un gage sérieux de sa réelle volonté à éviter au béninois et aux béninoises des troubles similaires.

Niger : Tandja force toujours le passage au référendum.
Dans une annonce radio télévisée le vendredi 26 juin, le président nigérien, bloqué par la cour constitutionnelle en son arrêt sans appel du 12 juin dernier au sujet du prétendu « référendum constitutionnel » vient de s’effrayer un passage en force. En effet, le Président Tandja s’octroie les pouvoirs exceptionnels prévus à l’article 53 de la constitution pour diriger le Niger.
Il évoque le blocage du gouvernement et des institutions de la république pour justifier le forcing. Or le blocage institutionnel observé dans le pays depuis le début de cette crise est l’œuvre personnelle de Monsieur Tandja résolument décidé à tordre le cou aux textes et lois en vigueur dans son pays pour se maintenir au pouvoir.
La prise de cet article dans les conditions actuelles vise essentiellement à contourner les institutions de contre pouvoir notamment la cour constitutionnelle extrêmement formelle sur le respect de la constitution et donc à confirmer la convocation du corps électoral nigérien le 4 août pour le référendum. Aussi l’application de cet article 53 de la constitution sort-il de son cadre constitutionnel et légal puisqu’il échappe totalement au contrôle des présidents du parlement (dissout), de la cour constitutionnelle (en crise de légalité constitutionnelle avec l’exécutif) et de la cour suprême très fragilisé lui aussi par la crise institutionnelle que traverse le pays.
Comme on le voit, Mamadou Tandja n'est pas prêt à jeter l’éponge. Seuls les résultats du référendum nous édifieront si, bien entendu, le scrutin est libre, transparent et démocratique.

vendredi 26 juin 2009


Bénin : Abdou Diouf au chevet de la démocratie béninoise.
Arrivée au Bénin dans le cadre du sommet de l’ACCPUF (Association des Cours et Conseils ayant en partage l’Usage de la langue Française), tenue à Cotonou du 23 au 26 juin 09, le secrétaire général de la francophonie, Monsieur Abdou Diouf, s’est entretenu dans son hôtel, Le Bénin Marina Hôtel, avec la classe politique nationale toute tendance confondue.
Cette réunion aux dires des observateurs de l’actualité politique béninoise vise à concilier les différentes positions très tranchées en cours dans le pays en ce moment.
En effet, le Bénin traverse une grave crise politique et sociale depuis bientôt deux ans qui serait selon certains la conséquence de l’incapacité de l’actuel pouvoir à rassembler tous les fils du pays du nord au sud, de l’Est à l’Ouest sans distinction d’appartenance politique ni ethnique. Selon d’autres, elle serait résultat du mécontentement des politiciens d’hier à qui l’actuel pouvoir aurait coupé tout accès aux sources de financements frauduleux.
De toute façon, quelque soient ces motifs, cette crise a divisé le Bénin politique en deux partie toutes dans une disposition d’affrontement permanente. Certaine rumeur évoquerait même l’idée d’un coup d’Etat qui serait en préparation et auquel serait mêlé certains Hommes de l’opposition.
Au sortir de son entretien avec les différents partis politiques, l’ancien président sénégalais a lui-même ouvertement reconnu devant la presse l’existence d’intense clivage au sein de la classe politique béninoise et la nécessité de travailler à concilier la position. C’est donc aussi en sapeur pompier que le patron de la francophonie est venu à Cotonou.
Vivement que ces médiations portent leurs fruits pour que le Bénin n’ait pas à connaitre le même sort que certains pays de la sous régions.

Niger: Tandja toujours sur le ring, remet les gants.
On le croyait capituler dans le combat qui l’oppose à toute la classe politique et à la société civile nigérienne, Mamadou Tandja vient de remettre les gants et retourne sur le ring du combat politico-juridique.
En effet, la cour constitutionnelle en sa séance du 12 juin a annulé le décret présidentiel convoquant le corps électoral. Cette décision comme toutes autres décisions de la cour est sans appel. Le 24 juin, le porte parole comme dans un dernier sursaut annonce à la télévision nationale que le président Tandja vient de demander à la cour constitutionnelle de se rétracter en prononçant l’inexistence de son arrêt du 12 juin….Dès l’annonce de cette mesure politique, huit ministres quittent le gouvernement tous des alliés de poids de Tandja et membre de la convention démocratique et sociale. La goutte qui a débordé le vase est la volonté annoncée de Tandja de tenir son référendum malgré l’opposition de la cour constitutionnelle et les menaces que font peser sur les institutions de contre pouvoir par Tandja lui-même et certains Hommes de son entourage.
Quoiqu’isolé, l’homme qui présente aujourd’hui un air et un raisonnement de putschiste est bien décidé à sauter et faire sauter les uns après les autres tous les verrous constitutionnels librement adopté par le peuple nigérien.

Etats-Unis/Musique: Le roi est mort, vive le roi !
Le décès du roi de la pop est survenu alors qu’il préparait son « grand » retour sur la scène musicale pour cet été à Londres. L’annonce a été donnée dans la nuit du jeudi 25 au vendredi 26par le frère aîné du pape de la pop à Los Angeles, le chanteur autant adulé que controversé avait 50 ans.
Admis d’urgence à l’hôpital pour une crise cardiaque, l’homme qui a rempli près d’un demi siècle de vie musicale bien mouvementée rendra l’âme malgré tous les soins à lui administré par les médecins les plus réputés parmi les plus réputés. Il aurait été victime d’un arrêt cardiaque.
Son médecin personnel est activement recherché par la police qui a récupéré son véhicule abandonné au domicile de la super star.
Les premières rumeurs font état d'overdose ou du rythme des répétitions trop intense pour l'âge et la santé actuelle de celui qui a révolutionné la pop musique.
En réalité, la santé de Michael faisait objet de nombreuses spéculations depuis un moment à travers le monde au point où, lors du report en mai dernier de la date de sa tournée par ses organisateurs, la presse internationale a tôt fait de lier ce report à l’état de santé inquiétant de la star ; ce que les organisateurs avaient formellement démenti.
Ce musicien hors norme, véritable icône de la musique mondiale a connu un isolement et une vie renfermée depuis son acquittement suite à son procès pour « attouchements sexuels sur un adolescent ». Certains analistes avaient même prédit une fin de carrière pour l'homme.
Doté d’une voix reconnaissable entre toutes et encore jamais imitée avec succès, auteur d’une danse originale qui relève plutôt de la gymnastique de haut niveau, l’homme que pleure le monde entier aujourd’hui que ce soit artistes, politiciens, mineurs, avocats, dealers, étudiants, blancs, noirs, métis, jaunes, arabes, juifs, chrétiens, musulmans, bouddhistes…. fait l’unanimité autour de son art.
Déjà à neuf ans, « le petit gamin » Michael était reconnu comme un phénomène musical grâce au groupe familial « Jackson Five » mais progressivement il échappe à ce petit cercle familial pour devenir une star planétaire avec son album mythique « Thriller » propulsé au devant de la scène musicale en 1982.
Mi-homme, mi-femme, mi-noir et mi-blanc Michael Jackson était un personnage de film qui ne disait pas son nom.
A 50 ans encore l'homme demeurait toujours enfant pour avoir raté cette étape de sa vie parce que otage des vilences de son père.
Fidèle client de la chirurgie esthétique et des produits dépigmentants, Michael Jackson avait pour les besoins de sa carrière selon certains divorcé avec ses origines noires en changeant de couleur de peau pour conquérir le vaste marché blanc de consommateurs de la chose musicale et pour rallier tous les lobbying blancs à sa cause.
D'autres par contre pensent que ce changement de couleur de peau trouve sa source dans les multiples fantasmes de l'artiste et que ceci ne l'éloigne en rien de ses origines noires.
Habitué de la police et de la justice, le défunt avait déjà comparu devant la loi en 1993 pour « attouchements sexuels sur mineur de 13 ans ». L’affaire avait été réglée à l’amiable contre 23,3 millions de dollars US grâce à son immense fortune . Depuis, son image de star douce, calme et humain a volé en éclats laissant place à celle d' un criminel dangereux pour les adolescents.
Deux fois marié et deux fois divorcé, le roi s’en est allé laissant derrière lui trois orphelins un immense héritage musical et une image d’homme très endetté et très controversé. Ceci n’empêche aucunement son entrée dans la légende universelle.

jeudi 25 juin 2009


Bénin : Enfin ! Grâce à l’atelier orisha, le cid a conquis les collèges et lycées.
L’un des projets les plus préoccupants pour la Ligue Africaine des Professionnels de Théâtre section Bénin a toujours été la création et la diffusion sur toute l’étendue du territoire nationale, notamment dans les établissements scolaires et universitaires de la pièce de théâtre « Le cid » de Pierre Corneille où elle est au programme dans les classes de troisième (3ème).

Très tôt, dès ma prise de fonction en mars 2006 en qualité de coordonnateur national de la Ligue, mes collaborateurs et moi-même avons travaillé à la recherche du financement de ce projet en rencontrant des responsables d’institutions de financement culturel tout comme nous avons déposé des dossiers de financement de la dite création un peu partout sans suite.

Nous avons été contraints de mettre en veilleuse ce projet de création pour nous atteler à autre chose.
En 2008, l’Atelier Orisha obtient de l’union européenne et du gouvernement du bénin à travers le Projet de Soutien aux Initiatives Culturelles Décentralisées (PSICD) pour son projet « Kalétas ou l’école de la vie » un appui financier. Ce projet se résume en quatre points à savoir :

Activité 1 : Identification et formation de médiateurs culturels.


Activité 2 : Déploiement des médiateurs culturels dans des lycées, collèges et universités pour accompagner les créations artistiques et culturelles existantes ou alors en susciter.


Activité 3 : Création et diffusion de deux spectacles grands publics par des professionnels au profit des scolaires.


Activité 4 : Organisation de quatre festivals régionaux de théâtre en milieu scolaire qui couvrent toute l’étendue du territoire nationale: le FEDETHES ; la PROTHES ; le FESTACOP ; le FESTHEC (avec en appui à chaque festival un concours de chorégraphie)


C’est donc au titre de l’activité 3 que la Ligue a été sollicitée pour la création de l’un des deux spectacles grand public au profit du monde scolaire. Nous avons alors soumis aux responsables de l’atelier Orisha notre vieux projet de création et de diffusion du cid sur lequel nous nous sommes entendus et avons passé un accord de partenariat.
Durant deux jours, un casting a regroupé au siège du FITHEB (Festival International de Théâtre du Bénin) près de cent comédiens et comédiennes sur lesquels, avec l’appui d’Ousmane Alédji, éminent auteur et metteur en scène béninois, j’ai pu en retenir une vingtaine. Un atelier de remise à niveau et de texte a permis au bout de dix jours d’intenses travaux de dégager les onze comédiens et comédiennes nécessaires à la création. Une distribution de rêve a été dégagée mais trois défections majeures pour des diverses m’ont contraint à faire appel respectivement à Nicolas, Armand, Rhodes et Charelle de la liste d'attente en remplacement de: Arsène, Fofo Séba et Fidèle.
Charelle et Rhodes se sont relayées sur le personnage de l’Infante et au poste d’assistante du metteur en scène.
Durant deux mois, toute l’équipe a travaillé dur pour donner corps à notre rêve commun : faire de notre spectacle l’une des réussites artistiques majeures sur le plan théâtral béninois de ces dix ou vingt dernières années.
Du coordonnateur de la Ligue au metteur en scène du cid en passant par l’administrateur aux comédiens, chacun a joué sa partition à temps pour que la barque du cid soit menée à bon port.
Au total, vingt représentations ont été données à travers tout le pays aussi bien dans les écoles, universités que dans les centres classiques d’accueil de spectacles.
Si dans quelques rares lieux le public n’a pas fait le déplacement escompté, dans la majorité des cas, c’est à une véritable émeute que nous avons assisté ; au collège le faucon à Abomey calavi par exemple, c’est devant mille deux cent(1200) élèves et enseignants que le spectacle a eu lieu. Au Centre Culturel Français de Cotonou, les deux soirées ont mobilisé plus de mille sept cent (1700) personnes venues de toutes les couches sociales ; au foyer des jeunes filles à Natitingou, nous avons joué devant plus de cinq cent (+500) élèves et invités…. C’est dire donc que cette opération a rencontré un réel accueil de la part du public consommateur de théâtre.
La foi et la détermination des hommes et des femmes qui ont travaillé d’arrache pieds à raison de huit à neuf heures par jour sont la preuve qu’au Bénin, les artistes sont capables de se mettre ensemble au-delà de tout clivage pour réaliser de très belles œuvres.
Je rends ici hommage à chacun de ces génies entièrement soumis pour la circonstance aux exigences du travail en groupe et qui nous ont permis de réaliser ce qui était, il y a quelques mois au paravent, très improbable. Nos querelles intestines et, je viens de m’en rendre compte, constituent un gros handicape pour l’éclosion et la mise en commun de nos talents pour un théâtre béninois plus fort, plus professionnel et plus compétitif…
Les préparatifs pour la tenue de la deuxième vague de la tournée, soient trente (30) dates à travers tout le Bénin sont en cours de d’élaboration. Déjà, les choses ne s’annoncent pas facile car, la ligue devra à elle seule mobiliser tout le financement nécessaire à cette phase. Jusque là, aucune des structures de financement culturel sollicitée n’a encore rien répondu et ne répondra rien du tout comme à l’accoutumée.

Il faut reconnaitre que ce qui dérange les uns et les autres, notamment le fonds d'aide à la culture pour qu'elle n'ait encore jamais financée les activités de la Ligue, reste et demeure la ligne éditoriale de l'association qui se refuse toute compromission et tout langage de bois sur les questions liées à la corporation.

mardi 23 juin 2009



Niger : Vers une victoire de la démocratie sur Tandja et ses alliés.
La cour constitutionnelle nigérienne a clairement signifié l’inconstitutionnalité du référendum que pense organiser le pouvoir de Tandja pour sa pérennisation au pouvoir au-delà de 2009. Et comme bloqué dans ses manœuvres de confiscation et de blocage des institutions de la république, le président nigérien convoque le conseil de la république aux fin de pouvoir légiférer lui-même certaines lois de la république et signer directement les accords de financement avec les partenaires au développement du Niger. Les sages de cet organe se sont déclarés incompétents pour lui attribuer un tel pouvoir qui relève du domaine exclusif du législateur…. Dans le même temps, se fondant la dernière décision de la cour constitutionnelle, la Commission Electoral Nationale Indépendante (CENI) a annoncé la date de la consultation devant aboutir à la désignation des députés nigériens pour le 20 août 2009 ; quant au référendum, la CENI estime, se référant à l’avis de la cour qu’il est inconstitutionnel et ne devait faire l’objet d’aucune programmation….Déjà lors du sommet de la CEDEAO tenu à Abuja au Nigéria, le premier ministre représentant le chef de l’Etat nigérien a rassuré les chefs d’Etat et de gouvernement présent à ce sommet sur la régularité constitutionnelle de tout ce qui va être fait au Niger et rien ne sera fait qui ne soit conforme à la constitution….. Tend-t-on vers une victoire de la démocratie nigérienne sur ses prédateurs ? C’est encore trop tôt de le dire mais les signes sus cités montrent clairement que le sordide projet de Tandja aura de la peine à passer. Que la capitulation du président du Niger fasse école dans la sous région et dans toute l’Afrique pour une Afrique véritablement démocratique.