lundi 31 janvier 2011

LE CANDIDAT UNIQUE ET LES AUTRES CANDIDATS DE L'UNION FAIT LA NATION

PRESIDENTIELLE DE FEVRIER 2011 AU BENIN : DU CANDIDAT « UNIQUE » DE L’UNION FAIT LA NATION AUX AUTRES CANDIDATS DE L’UNION FAIT LA NATION.
L’Union fait la Nation, un vaste regroupement de partis politiques bien puissants sur l’échiquier politique national a choisi d’aller à la présidentielle de février 2011 avec une candidature « unique ». Et pour l’occasion, c’est maître Adrien HOUNGBEDJI membre fondateur de ce regroupement et déjà quatre fois malheureux candidat aux présidentielles depuis le renouveau démocratique qui a été retenu pour défendre les couleurs de cette union. Seulement à y bien voir, le candidat de l’union fait la nation n’est unique que de nom. Effet, face à la mobilisation de monde dont fait preuve l’annonce de la candidature du président Yayi BONI, beaucoup d’autres candidatures prennent corps ça et là aux fins de fragiliser l’électoral du président sortant. Ainsi, il ne se passe pas de jour sans qu’on ne voit tel inconnu ou tel minable type se porter candidat à la magistrature suprême, juste pour mobiliser l’électorat de sa région natale au profit du candidat de l’union fait la nation au second tour. En somme, on parlerait même de candidature de quartier, tellement ces candidats satellites de l’union fait la nation n’ont d’impact que sur leur lieu de résidence.
Le peuple béninois ne saura se faire avoir aussi facilement du moins je le crois. Car ce sont les mêmes imbéciles, criminels politiques et économiques d’hier qui s’assemblent pour venir remettre le peuple, notamment les femmes et les jeunes à genoux ; dans la dépendance financière et alimentaire.
La tête de ces hommes et femmes qui se mettent ensemble rien que pour prendre le pouvoir nous interpelle tous ; et chacun où qu’il se trouve et qui qu’il soit devra se mobiliser et travailler à leur barrer le chemin. Cela y va de l’intérêt du pays.
Le régime de Yayi BONI a connu des scandales ; beaucoup de scandales même. Mais tout ceci ne doit pas occulter les initiatives prises çà et là ; les réalisations faites à travers tout le pays et enfin le volet social, notamment le micro crédit aux plus pauvres ; la gratuité effective de la césarienne ; la gratuité quelque peu grinçante et chancelante de l’enseignement primaire et bien d’autres initiatives salutaires pour sortir le peuple du dénuement. On les connait cette armée de vautours sans pitié pour le peuple qui accourt vers le pouvoir. Depuis les années soixante, ils ont été présents à tous les rendez-vous électoraux et politiques du pays sans pour autant changer en bien le vécu quotidien du peuple ; ils n’ont fait que se servir ; servir leurs propres intérêt, celui de leur famille aussi.
Les bêtises de Yayi BONI ne sont en rien comparables aux crimes de sang et crimes économiques que ces aventuriers et assoiffés du pouvoir ont perpétré durant leur règne respectif. Si mon pays a pu pardonner des crimes, je me demande comment il ne va pas tolérer des erreurs de quelqu’un qui n’a cherché qu’à bien faire ?








COTE D'IVOIRE: L'UA TOMBERA-T-ELLE DANS LE PIEGE DE LAURENT GBAGBO?


CRISE POLITIQUE IVOIRIENNE : L’ONU, L’UA ET LE PIEGE DE LAURENT GBAGBO. Depuis la proclamation du résultat du second tour de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, le pays est plongé dans une crise politique post électorale découlant du refus de monsieur Laurent GBAGBO, président sortant de reconnaître le verdict des urnes, donnant son challenger monsieur Ouattara Alassane, vainqueur. La Côte d’Ivoire étant un pays en guerre avec un dénie de confiance entre les différentes parties, l’organisation et la tenue de l’élection ont été soumises, à la demande de l’Etat ivoirien par la signature du président Gbagbo et celles des autres parties, notamment Messieurs BEDIE et OUTTARA, au droit international. Il a s’agi entre autre, de la certification des résultats par les Nations-Unies par l’entremise du représentant spécial de son Secrétaire Général en Côte d’Ivoire ; la certification des résultats par le médiateur de la crise ivoirine, le président du Faso, Blaise COMPAORE. Toutes ces conditions et bien d’autres ont été intégrées dans le corpus électoral ivoirien et avalisé par l’Etat et les différentes parties. Ce qui signifie que les résultats de ces élections ne seront reconnus que sous la certification des parties faisant office d’arbitre, notamment l’ONU et le médiateur qui ont, à l’occasion, déployé du personnel sur toute d’étendue du territoire ivoirien pour l’observation du scrutin; la collecte des résultats bureau de votre après bureau de vote et leur traitement. Ces deux institutions ne sont pas chargées de donner les résultats ; cette charge revient bel et bien à la CEI (Commission Electorale Indépendante) pour ce qui est des tendances et des résultats provisoires, et au CC (Conseil Constitutionnel) pour ce qui est des résultats définitifs. Cependant, en cas de contestation desdits résultats par l’un ou l’autre des candidats, l’avis du représentant spécial des Nations-Unies et celui du médiateur devront s’imposer aux deux candidats. Le monde entier a vu comment les représentants de monsieur Gbagbo à la CEI ont empêché physiquement la proclamation à bonne date des résultats du second tour de cette élection ; il a aussi vu comment le président de la CEI, sous pression et menaces des partisans de Gbagbo, a dû se réfugier au siège de campagne du candidat Ouattara pour proclamer les résultats, donnant ce dernier vainqueur à plus de 54% des suffrages exprimés. Aussitôt, le CC s’est saisi des résultats et a déclaré en vingt-quatre heures Laurent Gbagbo élu président de la République après avoir annulé tous les votes exprimés dans le nord, fief du candidat Ouattara. Les chiffres avancés par cette institution ont dès lors été contestés aussi bien par les Nations Unies que par le médiateur, qui ont tous certifiés vrais et sincères le résultat donné par le président de la CEI. Jusque là les Nations-Unies n’ont fait que le travail pour lequel elles ont été librement et volontairement sollicitées par le peuple ivoirien et les différentes parties en conflit. On ne saurait donc parler d’ingérence ni de colonisation encore moins de la non-reconnaissance de la souveraineté du droit ivoirien. Dans ce cas précis, le droit international prime sur le droit ivoirien de part l’accord des parties en conflit qui reconnaissent le droit international comme arbitre dans le processus. La communauté internationale dans sa large majorité, les Nations-Unies, l’Union Africaine et la CEDEAO ont toutes reconnu monsieur Ouattara comme président élu de la Côte d’Ivoire. Mais monsieur Gbagbo faisant mains mises sur l’armée renforcée par quelques mercenaires chèrement recrutés du Libéria et d’autres mis à sa disposition par l’Angola prend en otage tout le peuple ivoirien, fait semer la terreur dans les localités abidjanaises pro Ouattara. Les multiples médiations aussi bien de l’Union Africaine que de la CEDEAO ont littéralement échoué pour une sortie pacifique de cette crise qui n’en est pas une. Aux dernières nouvelles, Laurent Gbagbo serait entrain de réclamer la recompte des résultats. Malheureusement et peut-être malhonnêtement aussi, certains chefs d’Etats africains présents au récent sommet du 30 janvier de l’institution semblent vouloir tomber dans le pièce. Recompter les résultats, revient à un désaveu total pour l’ONU qui a déployé d’énormes moyens matériels, techniques, humains et financiers comme elle n’en a jamais déployé de son existence pour une élection ; un désaveu aussi pour le médiateur qui s’est personnellement investi dans la résolution pacifique de la crise ivoirienne d’avant les élections. Enfin recompter les voix obtenues par chacun des candidats trois ou quatre mois après la proclamation des résultats, serait un grave recule de la démocratie et de la transparence en matière électorale, quand on sait que monsieur Gbagbo a eu le temps de truquer les documents originaux et les falsifier à sa faveur. Ce recomptage va à n’en point douter ouvrir le bal gratuit et honteux à toutes contestations fantaisistes de résultats électoraux en Afrique ; pour peu que le dictateur met son armée aux ordres et quelques chefs d’Etats fournisseurs d’armes et de mercenaires à ses côtés. Accéder à cette dernière trouvaille du putschiste ivoirien au pouvoir depuis dix ans serait un dénie de démocratie. Dans ces cas, quelle démocratie veut-on pour l’Afrique ? La démocratie est et doit être universelle sans coloration selon qu’il s’agit du sud, du nord, de l’est ou de l’ouest. Elle doit être la même pour tous les peuples quelques soient leurs différences socioculturelles. Il est temps maintenant que l’Afrique règle véritablement les problèmes qui se posent à elle sans toujours recourir à des palliatifs ni à des boucs émissaires. Deux solutions cependant pour libérer le peuple ivoirien : 1- Une asphyxie économique et financière totale allant jusqu’à la décalcification des aéroports et ports maritimes ivoiriens ; interdiction d’accès aux comptes du pays au camp Gbagbo. 2- Une intervention militaire coordonnée par l’Union Africaine visant à bombardé notamment Gbagbo et ses mercenaires. Toutes autres démarches contraires à celles-ci ne seraient que leurre politique mais diplomatique aussi.

LES CONFESSIONS POLITIQUES DE MAITRE Adrien HOUNGBEDJI


PRESIDENTIELLE DE FEVRIER 2011 AU BENIN : POURQUOI Maître Adrien HOUNGBEDJI, L’ETERNEL DEMISSIONNAIRE SE TROUVE OBLIGER DE SE JUSTIFIER ?
Le candidat « unique » des formations politiques regroupées au sein de l’Union fait la Nation se livre à une véritable course contre la montre depuis l’annonce de sa candidature et surtout, depuis son investiture pour se faire une bonne image aux yeux des béninois. Chaque jour qui passe voit passer Maître Adrien HOUNGBEDJI soit dans les rues, soit à la télévision, à la radio ou dans d’autres média à la rencontre de militants de plus en plus résistants à adhérer à la venue au pouvoir du candidat « unique » de l’union fait la nation. L’engouement et l’adhésion suscités par l’annonce du choix de HOUNGBEDJI s’estompe petit à petit mais sérieusement à l’approche de la date fatidique du scrutin, malgré les barons et les ténors de la politique, regroupés derrière lui. En réalité, le candidat dit « unique » de l’union fait la nation est en train d’être rattrapé par les instabilités politiques dont-il s’est rendu maître par le passé. Le plus instable et le moins cohérent des hommes politiques béninois se rend compte aujourd’hui des conséquences de ses errements politiciens du passé. La preuve, l’homme se trouve obligé de venir justifier au peuple béninois les mobiles des ses multiples va et vient politiques. En 1968 Maître Adrien HOUNGBEDJI avait démissionné de ses fonctions de procureur de la République à Cotonou et commissaire du gouvernement au près du tribunal militaire d’exception; en 1998, il démissionne du gouvernement de Mathieu KEREKOU avec les quatre ministres membres de sa formation politique alors qu’il occupait le poste de premier ministre. Elu maire de la ville de Porto-Novo lors de la première mandature sous l’ère de la décentralisation, Monsieur HOUNGBEDJI s’est « retiré » en faveur d’un autre membre de sa formation politique. Voilà à peu près trois facteurs qui pèseront lourds en défaveur du candidat de l’union fait la nation. Lors d’un entretien télévisé et radiodiffusé par les chaînes de l’opposition, HOUNGBEDJI est exclusivement revenu sur ses instabilités politiques auxquelles il a essayé de trouver des justifications. Le moins que l’on puisse dire est qu’il n’a pas convaincu les électeurs béninois dans leur grande majorité ; certains craignent toujours que comme à son habitude, le candidat de l’union fait la nation, une fois élu président de la République ne démissionne à la moindre grève des syndicats ; d’autres encore pensent que, quand vont commencer les tiraillements politiques bassement pécuniaires au sein de l’union fait la nation, et quand les députés de ce bloc politique vont retirer leur soutien au sein de l’hémicycle au président de la République pour le vote du budget ou de certaines lois cruciales, l’homme n’hésitera pas comme à l’accoutumée, à prendre la clé des champs. Et d’autres enfin pensent que monsieur HOUNGBEDJI n’aurait pas dit toute la vérité lors de cette série de confessions politiques. En effet, alors qu’il était premier ministre, Adrien HOUNGBEDJI aurait clairement dit lors d’une interview sur la télévision nationale que : « les promesses électorales n’engagent que ceux qui les croient » en réponse à une question de journaliste sur la réalisation de ses promesses aux électeurs. Ces informations ou désinformations se répandent dangereusement dans le paysage politique électoral actuel et pourraient bien s’avérer être un frein à l’élection de HOUNGBEDJI. Car tout peuple rêve d’un dirigeant fort ; courageux, tenace et intègre devant les difficultés liées à l’exercice du pouvoir mais pas d’un fuyard ou un incirconcis qui n’hésiterait pas à détaler à la moindre complication. Ce qui ressort des justifications de monsieur Houngbédji, c’est qu’il ne regrette nullement ces démissions intempestives guidées à mon sens, rien que par des calculs politiciens et électoralistes circonstanciels. Maître Houngbédji serait même prêt à les refaire- ces mêmes erreurs- si les mêmes situations se présentaient. Ce qui est donc évident qu’il démissionnera du pouvoir avant la fin de son mandat, puisqu’il dit avoir démissionné en 1998 pour raison de mal gouvernance, notamment les affaires sonacop, sonapra, la crise énergétique….Chaque gouvernement connaissant ses affaires et sa dose de mal gouvernance par tout dans le monde, nous sommes donc assurés que notre « cher futur président » démissionnera avant la fin de son mandat dès que le moindre cas de mal gouvernance se présentera à lui. Mais la grande contre vérité flagrante et inexcusable est que c’est avec les auteurs et complices des affaires qui auraient fait « fuir » l’homme du gouvernement, notamment Fagbohoun et BIO THANE dans l’affaire sonacop ; Amoussou dans l’affaire sonapra et, Fassassi et Zossou dans la crise énergétique que maître houngbédji fait alliance aujourd’hui pour conquérir le pouvoir. Ce qui revient à dire que c’est un rassemblement de gens reconnus pour leur mal gouvernance et leur nuisance économique et financière au pays qui soutient sa candidature. Où se trouve donc le sens éthique, intègre et moral si cher au candidat de l’union fait la nation ? Où se trouve la volonté de bien gouverner ou de mieux gouverner, si c’est encore et toujours avec les mêmes criminels économiques du passé que Houngbédji compte faire chemin! On est bien tenter de croire que les raisons de ces multiples démissions sont toutes autres que celles que l’ancien premier ministre a évoquées. Car les auteurs et complices des crimes économiques que Houngbédji aurait fui en quittant le gouvernement par souci de moralité, d’éthique et de bonne gouvernance sont toujours les mêmes qui l’entourent aujourd’hui sans avoir été blanchi par la justice. Vivement qu’on ne vienne pas nous « justifier » un jour le pourquoi d’une quatrième démission. Car, qui a dit trois dira forcément quatre. Et le reste suivra. En attendant, HOUNGBEDJI peut toujours soigner son discours et convaincre les béninois à lui faire confiance; ses balades, ses confessions et ses jérémiades y contribueraient certainement.

lundi 17 janvier 2011

L'UE FAIT LA PROMOTION DES ASSOCIATIONS D'HOMOSEXUELS AU CAMEROUN.

CHUTE DES VALEURS MORALES AU CAMEROUN : l’UE FINANCE UNE ASSOCIATIONS DE MINORITE SEXUELLE.
La délégation de l’Union Européenne au Cameroun vient d’octroyer un important financement à une association de minorité sexuelle pour ses activités. Quelles activités? Les correspondances entre l’UE et ladite association restent encore floues sur la précision. La rumeur raconte dans le pays que ce financement vise à promouvoir les associations d'homosexuels et leur multiplication dans tout le pays.
Dans un communiqué publié par la presse, le ministère camerounais des affaires étrangères fustige l’attitude de la délégation de l’UE qui viole les lois camerounaises en matière de valeur morale. En effet, l’homosexualité est punie au Cameroun de près de cinquante années d’emprisonnement ferme.
Par l’octroie de ce financement, la délégation de l’Union Européenne au Cameroun et Bruxelles viennent de montrer leurs limites et leur mépris aux lois en vigueur dans ce pays. L’UE ne peut en aucun cas se substituer ni au législateur camerounais ni au peuple souverain camerounais. Si l’homosexualité est une « valeur sexuelle » en occident, il n’en demeure pas moins qu’au cameroun les réalités ne sont pas les mêmes. Et chaque peuple ou communauté ayant ses réalités socioculturelles, l’Union Européenne gagnerait à ne rien imposer à coup de financement, pour ne pas avoir à déformer la structuration au plan sexuel de la société camerounaise.
Cette attitude de l’UE relève à n’en pas douter d’une certaine forme de colonisation. Car comment et pourquoi décider de fouler aux pieds les lois et réalités de tout un peuple ? Ce qui est valable et autorisé en Europe ne peut forcément l’être en Afrique, surtout lorsqu’il s’agit de questions culturelles et sociologiques. On se souvient encore de comment à grands coups de publicité et de pressions sur nos Etats et sur les acteurs constitués de nos sociétés civiles, l’occident a décrété pour « malheur » et « crime » l’excision.
Je suis d’accord que d’énormes risques entourent cette pratique ; mais je suis convaincu qu'avec un peu plus de formation et d’information au plan hygiène et santé, on pourrait bien sauver des vies et ne pas décréter la fin de cette pratique.
Autrefois, la circoncision donnait lieu à des accidents graves, notamment des hémoragies mortelles et des infections sans précédent. On coupait plus d'une dizaine de garçons avec un même lame; mais avec l'évolution; la sensibilisation la pratique a largement évolué a tout point de vue. Les conditions hygiéniques sont meilleures de nos jours et il y moins de morts et d'accident.
Pourquoi faudra-t-il que tout ce qui est bon pour l’Afrique soit dicté par l’Europe ou les Etats-Unis d’Amérique ?
Je ne suis pas contre les homosexuels ni l’homosexualité ; j’y ai même de vrais amis très sincères ; très honnêtes et très humains ici au Bénin et ailleurs dans le monde.
Je n’en veux pour preuve que tous ces hommes que j’ai croisés à la prison civile de Cotonou alors que j’y allais pour y animer un atelier de théâtre. Des hommes comme tous autres mais ayant développé un sens aigu de l’amitié, du travail en équipe et un amour profond du prochain.
Je trouve simplement qu’il ne faudra pas forcer la marche des peuples ; il ne faudra plus que ce soit l’occident qui nous dicte ce qu’il faut faire ; quand il faut le faire et comment le faire. Nous sommes capables de réfléchir par nous-mêmes et d’agir par nous-mêmes.
Aucun Etat africain ne saurait contraindre l’occident à admettre la polygamie ; j’ai vu des africains virés de la France pour fait de polygamie et leurs allocations familiales coupées. Je respecte cela mais en même temps, qu’on nous respecte pour ce que nous sommes ; ce que nous avons et qu’on ne mette pas la charrue avant les bœufs. Que l’on ne cherche pas à nous « civiliser » ou à nous «humaniser », pour utiliser le langage consacré. Nous y arriverons si notre chemin doit passer par là ; nos Etats trouveront bien un jour la nécessité de légitimer l’homosexualité quand cela va s’imposer.

ET SI LES IVOIRIENS S'INSPIRAIENT DES TUNISIENS?

INSURRECTION POPULAIRE EN TUNISIE : LE COURAGE ET LA DIGNITE QUI MANQUENT AUX IVOIRIENS.
Je suis tenté de dire bravo, mille bravos au peuple tunisien, élites, technocrates et simples gens du bas peuples, y compris. Mais pour l’heure, je me contente de dire juste : courage et bonne continuation. Car le plus dur reste à venir. Le plus dur sera en effet, la gestion efficiente et rationnelle de cette victoire jamais connue dans et par le peuple arabe dans sa globalité et dans sa pluralité.
Ne nous le cachons, tout le Maghreb vit depuis toujours sous la domination de despotes devenus de cruels dictateurs et bien soutenus et renforcés à tous les coups et moyens par les capitales européennes et les Etats-Unis d’Amérique pour des intérêts financiers et de géopolitiques.
Il s’agira maintenant pour ces révolutionnaires pacifistes de ne pas se faire voler le label ; d’avoir un cap et un plan de restauration d’une Tunisie nouvelle, démocratique et où les peurs de toutes sortes ne relèveront que du passé.
Malgré le silence nauséeux et constipant de paris et des capitales arabes, alliés fidèles du Jean Claude DUVALIER ou du Pinochet arable enfin déchu, l’héroïque peuple tunisien a continué inlassablement sa marche jour après jour sur le gouvernement criminel et les autres instituions de la République, prêt à consentir le maximum de sacrifices en vies humaines mais déterminer à s’arracher du pouvoir clanique, dictatorial sans pudeur, sans honneur mais bardé de crimes et d’horreurs.
Après 23 ans de règne sans partage ni concession encore moins de dialogues avec son peuple, Ben Ali, sinistre et infâme dictateur arabe corrompu jusqu’aux os a, avec son épouse, chantre de la corruption, et certains Hommes de son clan familiale, financier et politique, prit le large au terme d’une « battue » de moins de deux mois organisée par des hommes et des femmes sans armes ni « pouvoir » mais avec une foi inaltérable.
Rien, ni limogeage de gouvernement, ni promesse d’élection anticipée, ni promesse de 300.000 emplois, ni arrestations policières et militaires, ni meurtres et tortures, ni répression d’opposants et du peuple révolté, ni couvre-feux injustifié n’a pu sauver Ben Ali qui a bien fini par céder à la volonté populaire.
C’est donc dans la précipitation que le désormais ex-président tunisien a quitté son pays pour se poser en Arabie Saoudite après s’être fait refouler par la France et l’Italie entre autre.
Par cet acte, le peuple tunisien vient de montrer son courage, sa ténacité mais aussi et surtout sa dignité.
Courage, ténacité et dignité ? Heureusement que la Tunisie a donné cet exemple et cette leçon en ce moment précis de l’histoire du continent. Un continent sur lequel de plus en plus, ces mots n’ont aucun sens ni aucune valeur. C’est le cas du Togo, du Gabon, du Burkina Faso et bien d’autres où la tragédie suit son court. Pourtant, en mars 1991 après une série de vastes et horribles massacres de plusieurs de femmes et de jeunes aspirant à plus de démocratie, de liberté et du minimum vital, l’ex-président malien Moussa TRAORE, faisant toujours la sourde oreille aux pressions de la rue, a été mis aux arrêt et déchu de son pouvoir par l’armée. N’eût été le courage et la ténacité du peuple, ce « petit » dictateur aurait poursuivi en toute impunité le massacre. Cela a été aussi le cas de Mathieu KEREKOU au Bénin qui a fini par céder devant la pression de la rue. L’habile homme politique béninois, loin de fuir son pays ou de se laisser déposer par son armée, a fait organiser une mémorable conférence des forces vives de tout le pays où qu’elles se trouvent pour aboutir à un processus démocratique.
Ces deux cas pour montrer que sur le continent, et en Afrique noire subsaharienne plus précisément, des peuples se sont déjà montrés dignes, courageux et tenaces en faisant fléchir des dictatures ; et pas des moindres.
Mais en Côte d’Ivoire, Laurent GBAGBO, déchu par les urnes refuse de céder son fauteuil au président élu. Et depuis lors, nul dans ce pays, ni homme ni femme, ni vieux ni jeune, ni militaire ni civile, ni humain ni animal n’a osé hausser le ton, ni battre le macadam pour troubler le sommeil de cet ivoirien, apprenti Hitler.
Les ivoiriens auraient-ils manqué de courage et de dignité à ce point, pour laisser faire ce petit tyran des temps nouveaux? C’est avoir de la dignité que de dire non à un régime dictatorial ; c’est faire preuve de courage que d’initier des actions de désobéissance et de contestation du pouvoir infâme, illégal et illégitime de GBAGBO, le putschiste électoral. C’est faire preuve de ténacité que de continuer à tenir ces actions tant que le honteux pouvoir, corrompu, clanique et sanguinaire de GBAGBO n’aurait pas plié.
Et c’est l’absence de ces trois valeurs et qualités majeurs qui maintient encore GBAGBO, son clan et ses nombreux mercenaires au pouvoir pour des exactions chaque jour plus grandes. Que pourrait bien faire une communauté internationale si le peuple ivoirien même ne se décide pas à se débarrasser de son dictateur ?
Les tunisiens n’ont pas recouru à la communauté internationale pour mettre à la porte leur ex-roi bien aimé devenu cruel, monstrueux et encombrant pour leur sécurité et leur liberté.
Si les ivoiriens n’ont aucune envie de se libérer d’un minable putschiste sans éthique, sans mérite ni morale, à quoi serviraient ces nombreuses missions diplomatiques dépêchées depuis décembre?
A craindre le nombre des victimes on ne fait jamais de révolution. Et tant que chacun voudra sauver sa tête, le dictateur finit toujours par se payer toutes les têtes, même les plus innocentes. Montrez-vous enfin dignes et courageux peuples ivoiriens, le monde vous attend pour des ovations nourries et méritées.
Vivement que les tunisiens vous inspirent, si tant est que le cas du Bénin et du Mali relèvent déjà de l’histoire.

mardi 14 décembre 2010

LES TROIS SILENCES QUI COUVRENT ENCORE GBAGBO


ELECTION PRESIDENTIELLE : LES 3 SILENCES QUI COUVRENT ENCORE GBAGBO
Après dix années passées au pouvoir, Monsieur Laurent GBAGBO, candidat malheureux aux élections présidentielles qu’il a enfin eues le courage de faire organiser, n’a pas fini de surprendre le monde. Qui aurait cru que ce syndicaliste bon teint ; ce démocrate féru et opposant juré au pouvoir du feu Félix H. BOIGNY, porterait lui-même les germes de la violence politique ; de la dictature, de la fraude électorale, du tripatouillage, de la manipulation des institutions de la République à des fins bassement personnelles? Depuis l’annonce officielle des résultats provisoires de l’élection par la commission Electorale Indépendante- dans des conditions que le monde entier a vu-, monsieur Gbagbo déploie toute son imagination vénéneuse et cancérogène pour conserver le pouvoir.
Le monde entier a vu avec quelle précipitation a eu lieu l’investiture du candidat Gbagbo comment président « élu » de la république.
Depuis lors, l’homme tente toujours de se maintenir au pouvoir contre la volonté de la majorité des ivoiriens qui se sont exprimés à plus de 54%-résultats certifiés par le représentant spécial des Nations-Unies- pour une alternance réelle au sommet de l’Etat.
Malgré la quasi unanimité de la communauté internationale qui reconnait que monsieur Gbagbo a bel et bien perdu cette élection devant son challenge Ouattara, l’homme reste toujours accrocher à son fauteuil présidentiel. Dans la précipitation, il prêtre serment-en l’absence de tout le corps diplomatique accrédité en Côte d’Ivoire, sauf le Liban et l’Angola.
Cependant, jusqu’où pourrait bien aller monsieur Gbagbo dans son entêtement ? De quels soutiens bénéficient-ils ou pourrait-il bénéficier à la longue ?
Aujourd’hui, Gbagbo bénéficie de trois silences inquiétants :
1- Le silence des 54% de personnes ayant voté pour le candidat Ouattara
Où se trouve donc tout ce monde, toutes ces femmes, ces hommes, ces jeunes qui auraient massivement porté leur choix sur monsieur Ouattara ? Où se trouvent le président BEDIE et tous ses lieutenants, ces militants aussi qui ont pourtant appelé à voter pour monsieur Ouattara au second tour? Se seraient-ils trompés de choix au moment du vote ? Ne seraient-ils plus fiers de leur choix aujourd’hui ? Quel sens donné à leur silence et leur absence dans ce tiraillement ? On est bien tenter de dire que si réellement monsieur Ouattara a été élu par une frange aussi large de la population, cette dernière serait déjà dans les rues de la Côte d’Ivoire pour protester contre la confiscation et le blocage dont fait preuve monsieur Gbagbo. On pourrait bien conclure en attendant d’y voir clair, que la majorité des électeurs a bien élu monsieur Gbagbo et que c’est cela qui explique le silence de la rue observée jusque là. Car quand la rue ou le peuple n’en veut plus ou se sent léser, il ou elle n’hésite pas à dire non. Et nul n’a jusque là encore su contenir la rue si elle est vraiment décidée.
A moins que le silence actuel de la majorité pro Ouattara ne soit lié à la peur des armes de Gbagbo dont les chiens de chasse ont la gâchette facile et habile.
2- Le silence des organisations syndicales des travailleurs de tous ordres.
Tout aussi inquiétant et incompris, le silence des organisations syndicales de la Côte d’Ivoire. Auraient-elles toutes pris fait et cause pour monsieur Gbagbo ? Dans tous les pays du monde, les organisations syndicales sont connues pour leur justesse de vue et d’idée, entendu qu’elles ne font que défendre leurs conditions de vie, de travail et la démocratie. Les membres des organisations syndicales sont les premiers à en pâtir dans le pire des cas. Aucune organisation syndicale de la Cote d’Ivoire n’a à ce jour, cru devoir, faire la moindre déclaration pour dénoncer la pagaille politique qui s’observe dans ce pays, encore moins pour appeler monsieur Gbagbo à céder son fauteuil au président élu.
Toutes les organisations syndicales auraient-elles implicitement reconnu un pouvoir désavoué par la communauté internationale et les bailleurs au développement ? N’y aurait-elle aucune organisation syndicale proche de monsieur Ouattara ? Aucun leader syndical n’aurait-il voté ou appelé à voter pour monsieur Ouattara durant la campagne? Qui sont alors ceux là qui ont voté à 54% pour monsieur Ouattara et dont-on ne voit plus les traces aujourd’hui ? Où est passée cette majorité silencieuse qui a poussé monsieur Ouattara à la victoire au second tour ? Que craint-elle ? Qui craint-elle ? Pourquoi ? Partout dans le monde, rien ne résiste devant le monde syndical ; même pas l’armée ; il a toujours été le fer de lance de la réussite de toutes les luttes. Trois mois de débrayage et de grève dans tous les secteurs de l’administration suffiraient à faire plier le putschiste Gbagbo. Les organisations syndicales ivoiriennes connaissent mieux que quiconque cette arme ; si elles ne l’ont jusque là pas utilisé, on peut donc se dire qu’elles ont choisi leur camp : celui de monsieur Gbagbo, malgré l’illégalité dénoncée par le monde entier.
3- Le silence des forces armées de la Côte d’Ivoire.
Le silence et l’allégeance de la quasi totalité des forces armées ivoiriennes sont le signe que les Hommes en armes et aux galons de ce pays ont choisi leur camp dans cette crise. Le silence de cette couche déterminante dans la crise qui secoue la Côte d’Ivoire reste et demeure la plus grande force de Laurent Gbagbo aujourd’hui. Aurait-il pu tenir une minute de plus après la proclamation des résultats par la CEI si l’armée s’était régulièrement pliée du côté de la démocratie, c'est-à-dire du côté du vainqueur de l’élection ? Aurait-il pu continuer à faire obstruction aux résultats issus des urnes si quelques officiers de l’armée l’avaient désavoué ou s’ils s’étaient mutés ? Mais alors, où sont donc passés les Hommes de monsieur Guillaume SORO, ex leader politique des ex rebelles ? Comment expliquer leur silence quand on sait que tout comme le président élu, monsieur Ouattara, monsieur Soro son premier ministre est en danger ! N’y a-t-il aucun militaire en Côte d’Ivoire capable de comprendre le bien fondé du débat démocratique en cours et déposé monsieur Gbagbo?
La « complicité » des militaires ivoiriens à couvrir monsieur Gbagbo malgré le tôlé général de la communauté internationale, l e silence des rues ivoiriennes et celui des organisations syndicales montrent bien que la fin du « règne Gbagbo » n’est pas pour demain, à moins d’une révolution de palais.

samedi 4 décembre 2010

Présidentielles en Côte d'Ivoire: GBAGBO, roi à vie!




LAURENT GBAGBO :
IL Y A DES FELICITATIONS ET DES COOPERATIONS DONT IL FAUT AVOIR HONTE.

Le Conseil Constitutionnel vient de déclarer Monsieur Laurent GBAGBO, président sortant de la Cote d’Ivoire et candidat à sa propre succession, vainqueur de l’élection présidentielle dont le second tour l’a opposé à Monsieur Alassane OUATARA, candidat de l’opposition.
Déjà depuis quelques jours, le monde entier a suivi comment les représentants du candidat Gbagbo au sein de la Commission Electorale Indépendante (CEI) ont empêché physiquement la CEI de travailler et de proclamer les résultats provisoires de cette élection ; il a suivi aussi dans quelles conditions le président de cette institution sous pressions et menaces de toutes sortes a pu enfin donner les résultats provisoires de ladite élection qui donnait monsieur OUATARA vainqueur a plus de 54% du suffrage exprimé.
Monsieur Gbagbo et ses partisans, certains d’avoir perdu les élections, se sont opposés à la délibération des résultats provisoires par la CEI, aux motifs qu’ils avaient déposé vingt mille (20.000) recours devant le conseil constitutionnel contre le vote exprimé dans le nord, fief du candidat de l’opposition. En la matière, le code électoral ivoirien est claire : les recours ne s’adressent pas à la CEI mais au conseil constitutionnel ; les recours ne sont pas suspensifs des résultats provisoires; ils ne devraient en aucun cas être une entrave au travail de la CEI qui n’est en rien chargé de les examiner. La CEI n’avait simplement qu’à travailler, proclamer les résultats provisoires en soixante douze (72) heures et transmettre les résultats de ses travaux au conseil Constitutionnel après publication sur les ondes. Le Conseil Constitutionnel est quant à lui chargé de connaître du contentieux poste électoral et de la délibération des résultats définitifs.
En choisissant de faire obstruction à la délibération des résultats provisoires par la CEI et de ne s’en remettre qu’à l’avis du conseil constitutionnel, Gbagbo et les siens sont conscients du coup de force électoral qu’ils organisent et reconnaissent implicitement leur défaite électorale.
Le représentant spécial des Nations Unies en Côte d’Ivoire, le facilitateur et certificateur de l’élection présidentielle a vertement rejeté les résultats prononcés par le conseil constitutionnel ; il dit avoir vérifié pièce après pièce tous les procès verbaux issus de tous les bureaux de vote du pays. De même, d’après les observateurs des nations unies, de l’Union Européenne et même de l’Union Africaine, le scrutin s’est déroulé dans des conditions démocratiques ; que les cas de violence observé ici et là ne sont pas de nature à entacher la régularité du scrutin ni invalidé des régions entières…
Il ne fait plus de doute que la défaite de monsieur Gbagbo est évidente ; que la fraude et l’ignoble confiscation des résultats issus des urnes, que le conseil constitutionnel vient d’orchestrer, sont vus et sus de toute la planète terre et que cela n’émeut personne….
Le secrétaire général des Nations Unies, le président Français, le président Américain, l’Union Européenne et bien d’autres institutions et nations ont déjà reconnu Monsieur OUATARA comme président élu de la Côte d’Ivoire et lui ont adressé des messages de félicitation.
Alors, pour que cesse la pagaille dans les élections en Afrique, pour que cesse le trucage des élections sous le couvert des institutions de la République, les hommes et femmes épris de démocratie et de justice sociale, doivent se coaliser pour boycotter Monsieur Gbagbo, tant qu’il conservera le pouvoir par la force. Aucune nation sérieuse ne doit adresser de message de félicitation à ce dictateur des temps modernes, encore nostalgique des méthodes de vote et d’élection des années 80 et 90 sur le continent. Mais alors, s’il se trouvait quelque voyou, quelque dictateur puant, inculte et bassement ringard pour reconnaitre ce pouvoir ridicule et malhonnête, Monsieur Gbagbo devra savoir qu’il y a des félicitations et des coopérations dont il faut avoir honte !
Seule la fermeté des chefs d’Etat du nord et du sud quelque soit leur bord politique ou leur relation avec la Cote d’Ivoire pourra aider ce pays à sortir de cette nouvelle crise qui se profile à l’horizon.

dimanche 26 septembre 2010

PEDOPHILIE: QUAND L'EGLISE ET L'ETAT SE DONNENT LA MAIN POUR TUER.


CRIMES PEDOPHILES AU SEIN DE L’EGLISE CATHOLIQUE : LE SILENCE COUPABLE DE L’EGLISE ET DES ETATS CONCERNES.

Les sorties du Pape Benoît XVI révèlent de plus en plus les crimes pédophiles commis au sein de l’église catholique par des prêtres, des évêques et autres hauts dignitaires de l’une des plus vieilles religions au monde. On a récemment vu en Grande-Bretagne, des milliers de familles humiliées ou dont les enfants avaient été violés par des prêtres, sortir à la rencontre du pape pour demander justice.

Cette marrée humaine désabusée, trahie, détruite et abîmée par certains prêtres de l’église se retrouve aussi bien en France, en Irlande, en Suisse, en Allemagne, aux Etats-Unis d’Amérique….. et bien sûr, dans bien des pays africains. Mais alors, si le crime de la honte est aussi étendue de part le monde et l’humanité entière, si « les serviteurs de DIEU » n’ont épargné aucune race humaine, aucune nation, aucune cité ni aucun peuple dans leur folie sexuelle ravageuse, comment explique-t-on le silence des Etats et de la justice à se saisir de ces dossiers ?

Sans exagérer, je me permets en attendant l’avis de juristes autorisés, de parler de crimes organisés avec la complicité du Vatican et celle de pays où ces faits été commis. Sinon, comment expliquer le silence de toute la hiérarchie catholique à nos jours ? Comment expliquer que les prêtres auteurs de ces actes de déshonneurs continuent d’officier ? Comment expliquer que la seule sanction imposée à ces criminels sexuels soit leur affectation à des fonctions spirituelles ? Comment expliquer qu’aucun Etat ni gouvernement, y compris ceux des pays où ont eu lieu ces abus n’aient cherché à aucun moment à écouter les victimes ni à rendre justice ? Comment expliquer l’étonnant et subit silence de la justice internationale ?

La responsabilité du Vatican dans ce massacre sexuel est évidente ; celle des Etats où ont eu lieu ces crimes et celui du pays de provenance des victimes est aussi là sous nos yeux. Nous n’avons pas à nous le cacher. On connait depuis toujours les prises de position du Vatican en faveur des personnes en situation difficile et de toutes situations ou attitudes humaines qui s’écartent du plan de Dieu. Mais le silence qui couvre les différents crimes et abus sexuels sur mineurs incapables de se défendre, reste à ce jour injustifié et incompréhensible pour le monde entier.

Pourtant, devant nous des soldats ont été cités en justice pour viol et abus sexuel ; des enseignants et autres responsables d’entreprises ont été assignés devant la loi par leurs employés pour harcèlement sexuel. Des pères et mères de famille ont comparu parce que cité devant la loi par leurs propres enfants pour attouchements sexuels, harcèlements sexuels ou viol. Au nom de quelle loi ou de quelle logique tout le monde fait ce silence coupable au sujet des cas de l’église catholique ? Pourquoi ne veut-on pas entendre le cri de victimes de l’église catholique ? Pourquoi subitement la justice des différents Etats se trouve incapables d’agir ? Pourquoi enfin l’organisation des nations unies ne peut pas se décider à parler, devant tous ces crimes ? On voit bien qu’à force d’être dans le compromis avec l’église catholique, toutes les nations du monde se sont compromises elles-mêmes.

Avant même qu’il ne devienne le chef mondial de l’église catholique, Benoît XVI avait été déjà cité dans des affaires de pédophilie.

En effet, archevêque de Munich en 1980, Benoît XVI a fait héberger dans son archevêché un prêtre pédophile pour y subir une thérapie a-ton dit selon un communiqué officiel. (France Info 12 mars 2010, 21H38)

Ces scandales de sévices et d’abus sexuels ont même touché le chœur des petits chanteurs de Ratisbonne de l’église allemande, dirigé depuis trente(30) ans Par le propre frère de Benoît XVI, Mgr Georg Ratzinger.

C’est vrai, Benoit XVI contrairement à ses prédécesseurs, travaille activement à rompre la loi du silence autour des questions de pédophilie qui enchaine l’église catholique aujourd’hui. On peut noter entre autres initiatives de sa part, sa rencontre à Boston aux Etats-Unis, avec des victimes aujourd’hui adultes.

Il a notamment apporté son soutien public à l’archevêque allemand Robert Zollitsch, pour sa manière de régler la crise pédophile qui secoue l’église allemande. Parmi les mesures prises par l’épiscopat allemand pour juguler cette crise, il y a : la nomination d’un évêque référent spécial sur les abus sexuels perpétrés sur des mineurs ; la création d’un centre de coordination des enquêtes sur les cas d’abus sexuels ; une mise à jour des règles de l’Église contre la pédophilie, notamment un recours précoce à la justice ordinaire en cas de soupçons ; la mise en place d’un numéro vert pour les victimes ; une nouvelle formation des prêtres insistant sur la valeur du célibat.

Il y a surtout cette mémorable lettre pastorale de Benoît XVI adressée aux fidèles irlandais après les affaires d'abus sexuels dans ce pays ; elle a été publiée samedi 20 mars par le Saint-Siège

« Que de souillures dans l’Église, et particulièrement parmi ceux qui, dans le sacerdoce, devraient lui appartenir totalement ! » C’était au Colisée, à Rome, le 25 mars 2005. Devant Jean-Paul II agonisant, face à la neuvième station du chemin de croix, le cardinal Joseph Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi depuis vingt-trois ans, clamait son dégoût, son indignation et son amertume devant l’étendue de l’ignominie.

Le cardinal savait l’ampleur de la crise pédophile. Sa lettre en disait long ; c’était une lettre sans concession avec des mots justes, forts et bien choisis. Cette lettre a été lue dans toutes les paroisses Irlandaises le dimanche 21 mars de la même année. Ce qui signifie qu’elle engage toute l’église entière et se met au-dessus des clivages ecclésiastiques.

Mais ces actions à elles seules ne suffisent pas ; il faut décourager les criminels vêtus de soutane et tapis dans les rangs des serviteurs de Dieu ; il faut permettre à la justice de laver l’honneur, la dignité souillés et abîmés de ces millions d’enfants aujourd’hui traumatisés à jamais. Il faut permettre à la justice d’honorer la mémoire de ces milliers d’enfants victimes de pédophiles qui se sont suicidés par crainte, par désespoir, par honte, par amertume et par défaut de justice aussi. Il faut enfin redonner l’amour de l’église à ces fidèles aujourd’hui déçus et qui ne savent ni où ni à qui se confier. Car quand le bras qui doit protéger en vient à tuer, le divorce est plus que jamais consommé entre protecteur et protégé.

On ne peut plus laisser à l’église le soin de faire son propre procès ; elle n’a que trop déçu et trahi. Il faut maintenant juger l’église, ses hommes et ses complices aussi.

mardi 24 août 2010

BENIN : REGLES GENERALES DES ELECTIONS COUPLEES DE MARS 2011 : LE PARLEMENT S’ATTRIBUE LA DESIGNATION DES REPRESENTANTS DE LA SOCIETE CIVILE ....

Dans le cadre des élections législatives et présidentielles de mars 2011, le parlement béninois vient de voter les règles générales devant régir ces importantes consultations.
Au titre des innovations de cette loi, il revient désormais au parlement de choisir le représentant de la société civile et celui de la justice au sein de la Commission Electorale Nationale Autonome.
Dès l’annonce de cette nouvelle, certains acteurs de la société civile sont montés au créneau pour dénoncer la caporalisation des Hommes dits « apolitiques » par une institution purement politique ; d’autres au contraire, ont salué des pieds et des mains la démarche de députés. Les hommes et femmes de la justice, quant à eux ne ce sont pas encore fait entendre sur le sujet.
La contradiction des opinions au sein de la société civile béninoise, autour d’un sujet aussi important, est symptomatique de la grande fracture qui secoue ce monde.
En effet, depuis quelques années, et notamment sous l’air du changement, la division pour des questions « bassement matériel » et « piteusement politique », est flagrante au niveau de la société civile. On note clairement deux types de société civile à cet effet: celle qui s’aligne systématiquement sur les positions du gouvernement et l’autre, sur celles de l’opposition. Chacun se faisant le porte-parole de son groupe politique, répond au camp adverse à la moindre déclaration. On a vu et entendu les déclarations et les contre déclarations sur la LEPI.
Pendant longtemps, ces acteurs de la société civile se sont vilipendés, vilipendés leurs pays et diverses autorités ; ils se sont affrontés, ont affronté et défié verbalement et souvent via média, sans élégance ni courtoisie, des autorités élues, pour des questions de désignation ou de représentation au sein d’institution politique.
Ceux qui, à l’origine étaient partis pour être l’arbitre au milieu des politiques, en sont arrivés à devenir acteurs actifs, parfois plus actifs que les politiques eux-mêmes. Ils se sont ainsi discrédités aux yeux de l’opinion publique.
Les députés, prenant leçons de ceci et sous prétexte que la société civile est divisée et n’arrive plus à parler d’une seule voix, et prenant exemple sur les derniers « affrontements » et spectacles déshonorants auxquels se sont livrés ceux là même, qui se sont engagés pour ne défendre que l’intérêt général, ont décidé de désigner le représentant de la société civile à la CENA.
S’il est vrai que la société civile ou ce qui en tient lieu aujourd’hui fait honte, le parlement béninois donne envie de se suicider de part sa composition et la qualité des débats qui s’y mènent. Et il y a un adage d’ici qui dit « Si la cour du mouton est sale, ce n’est pas au cochon de le dire ». Autrement dit, en matière de perte de valeurs morales, éthiques et politiques, le parlement a bien plus des choses à corriger en son sein.
Mais si on reproche autant de choses à la société civile qui justifierait sa caporalisation par le parlement, que reproche-t-on alors à la justice, pour lui faire le même sort que la société civile ? A notre entendement, rien ! La désignation du représentant de la justice dans quelque instance que ce soit n’a jamais été objet de contestations ou de polémiques, comme c’est le cas de la société civile.
Et les voix et moyens existent aujourd’hui pour corriger et régler définitivement les contradictions liées à la société civile. En décidant de la phagocyté en l’état, le parlement ne règle pas le problème mais tente de prendre juste le bout du pourrissement qui l’arrange pour ses besoins politiques. Ne l’oublions pas, la majorité parlementaire actuelle a sa société civile, le gouvernement a la sienne et certaines chancelleries étrangères les leurs.
Le parlement est plutôt dans une logique de contrôle à tout prix de la commission électorale. Sinon, comment expliquer que sur les onze (11) membres de la commission électorale, le parlement à lui seul en désigne huit (8) ; le chef de l’Etat, un (1) ; la justice, un (1) ; la société civile, un (1). Et comme si cela ne suffisait pas, le parlement crée une disposition pour choisir en lieu et place de la justice et de la société civile, leurs deux représentants. Ce qui fait que le parlement désigne au total dix (10) membres sur les onze (11). Ceci montre la gourmandise politique et la cupidité électoraliste des députés qui ont voté en faveur d’une telle loi.
Cet appétit vorace de nos parlementaires pour les postes au sein de la commission électorale est la preuve qu’une grande machine de fraude est en préparation pour les prochaines élections.
En aucun cas, on ne peut permettre à une institution purement politique de désigner le ou les représentants de gens à vocation apolitique et civile, même si de plus en plus le rubicond est franchi, encore moins celui de la justice.
Laisser faire les députés aujourd’hui, revient à légitimer un grave coup de force, et à leur donner envie d’annexer d’autres structures et institutions étatiques à l’avenir. La cour constitutionnelle est donc fermement attendue sur la question aux de dire le droit.


jeudi 12 août 2010

DECLRATION SUR LA SITUATION SOCIALE AU BENIN

ON A TOUCHE LE FOND !

Les associations soussignées, en leurs représentants et délégués, se sont penchées sur la situation sociale du Bénin, en ce 1er Août 2010. La présente déclaration est le produit de leurs réflexions et analyses.
Porto-Novo, le 1er août 2010. Devant une dizaine de Chefs d’Etat africains et de nombreux représentants étrangers, en présence du Président de la République, des millions de béninoises et béninois, présents sur les lieux ou devant leurs postes de télévision, assistent à l’interruption lamentable de la sonorisation au moyen de laquelle les majorettes offrent en ouverture du défilé militaire et civil de la fête nationale, un spectacle original à nos hôtes. Interruption non corrigée dans les instants qui ont suivi, crainte, panique et honte dans l’esprit, peut-être des organisateurs, mais surtout des citoyens.
Fait anodin sans doute, mais fait symptomatique du Bénin, après 50 ans d’accession à la souveraineté internationale.
Pourrait-on être autrement surpris lorsque l’on considère l’ambiance d’impréparation et d’inorganisation pathologiques de ces festivités ; lorsque l’on rapporte tout cela au fait que notre pays se trouve dans le creux de la vague avec la crise enclenchée par l’affaire dite ICC-Services et consorts?
En ce 1er Août 2010, la République du Bénin, notre pays, ne présente guère une image reluisante, digne des lustres attendus de ses 50 ans.
L’organisation fastueuse du cinquantenaire cache difficilement l’actualité des scandales qui ne sont que l’illustration, malheureusement partielle, de l’état réel de notre pays.
Et la question bouscule la conscience de tous nos compatriotes, soucieux du développement de ce pays, en dépit de la gaieté passagère de toute festivité : qu’avons-nous fait de nos cinquante années d’indépendance ? Méritons-nous de nous réjouir du chemin parcouru ?
Si l’on s’en tient aux événements récents, la décence nous aurait invité à rester derrière le rideau. Parce que le Bénin va très mal.
L’affaire ICC-Services et consorts n’est que le reflet de l’état d’une société sans règles et sans direction. Une société dont les dirigeants sont pris en otage, soit par une mafia religieuse, soit par la religion de la mafia. Une société où l’argent est élevé au rang de valeur, et le pouvoir exercé sans humilité.
Notre pays va très mal et a fini, dans la dérive, par toucher le fond. Les restrictions des libertés passent dans la banalité. Le peu de cas fait au mérite, la promotion de la médiocrité, la gouvernance par voie d’ordonnances, l’instrumentalisation des jeunes et des femmes ainsi que celle de prétendues autorités traditionnelles ou religieuses constituent les indices d’une déchéance longtemps annoncée.
Que dans un pays, l’une des plus hautes autorités judiciaires de l’Etat soit en détention préventive, et plusieurs ministres menacés de poursuites devant la Haute cour de justice ; que l’un des plus importants ministres du Gouvernement, celui en charge des Finances, se fût trouvé obligé de dénier sa signature à la télévision nationale sans qu’il soit placé en disponibilité en vue d’un règlement impartial par voie de justice ni qu’un recours y fût adressé, ne constituent guère les lauriers d’une prétendue vitalité de l’Etat de droit, mais la réalité d’un encadrement mafieux des institutions de notre pays.
Les causes de cette traversée multidimensionnelle du désert devront cependant être recherchées avec perspicacité. A l’analyse, il semble bien que notre société soit en train de solder une triple absence :

- l’absence de l’Etat,
- l’absence du droit,
- l’absence de la justice.

Ce n’est point parce que le Droit, l’Etat, ou la Justice n’existent pas. Mais la situation sociale donne à penser qu’ils ne sont pas présents, qu’ils ne sont pas effectifs. Lorsque l’on y ajoute la perte des valeurs et des repères qui fondent notre société, on comprend mieux la profondeur de l’abîme dans lequel nous avons chuté. On mesure aussi mieux les efforts et les choix qui nous attendent.

I – L’absence de l’Etat.

Un chroniqueur de la télévision brésilienne disait, il y a peu : « plus un dirigeant est médiocre, plus il méprise l’intelligence et la culture et se transforme en une île entourée de médiocres ». Gageons que notre pays ne relève de ce cas de figure.
Notre pays a plutôt semblé en manque d’Etat ; non que les institutions n’aient pas été réelles, mais que, ces dernières années, elles eussent manqué de prise sur les faits et de présence dans les actes.
On a déjà observé, à certains égards, l’abdication, par certaines institutions de contrepouvoirs, de leurs prérogatives. C’est le cas, pour s’en tenir à ce seul exemple, de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC), qui a renoncé, non seulement à attribuer les ondes sans l’avis conforme du gouvernement, mais encore à présenter à nomination à la tête des organes publics de médias, des candidatures qu’elle a pourtant sélectionnées au moyen d’un test objectif.
L’absence de l’Etat, c’est l’encouragement à la violation des règles de la hiérarchie administrative, avec la complicité des plus hautes autorités. Lorsque des agents d’exécution tiennent leurs instructions directement des autorités supérieures à leurs chefs, qu’ils assurent, sur instruction des autorités suprêmes, le contrôle de leurs chefs ; lorsque, dans un Etat tel que le Bénin, des directeurs de cabinet ou des plantons sont plus puissants que les titulaires des départements ; que de simples agents arrivent à dénoncer publiquement leur chef en présence du Chef de l’Etat avec l’écoute de ce dernier, c’est, avec l’administration, l’Etat qui disparaît.
L’absence d’Etat, c’est l’ignorance avouée de toute une administration _notamment, celle des finances et des comptes de l’Etat, celle en charge de l’intérieur et de la sécurité, celle de la défense_ de l’existence de structures aussi bien obscures qu’illégales, qui escroquent les citoyens et assistent, voire, financent des émanations de l’Etat (mairies, police et gendarmerie, etc.) ou marches et manifestations diverses de soutien politique à l’Exécutif.
L’absence de l’Etat, c’est aussi l’encerclement des sphères de décisions par les religieux ou les chefferies, la mafia financière, la famille. Lorsque l’argent, la foi et le sang se coalisent, l’escroquerie n’est pas loin, et ICC-Services et consorts peut prospérer. Lorsque l’administration devient un lieu de culte, que la laïcité de l’Etat est mise en péril, l’Etat n’est plus présent : il prie, il compte la fortune de ses représentants, il entretient les liens familiaux ou mafieux. Comment pourra-t-il, dans ces conditions, réaliser la nuisible présence et les actions de ICC-Services et consorts ?
L’absence de l’Etat, enfin, c’est la dilution de la responsabilité. Lorsque le chef de famille vient surprendre le gardien commis à la surveillance en sommeil, la sagesse commande à celui-ci, non de prétendre qu’il ne dormait point, mais qu’il a été surpris par la fatigue. L’affaire dite ICC-Services et consorts est la ruine de la responsabilité de l’Etat. Plus personne ne connaît les responsables de cette structure. Plus personne n’a signé ni document, ni autorisation. L’Etat n’est pas responsable parce que ces représentants ne veulent pas assumer leur part de complicité. L’Etat est absent, lorsque des structures associatives arrivent à collecter sans être inquiétées, plusieurs milliards de francs, en dépit des règles en vigueur en matière de droit des sociétés, ainsi que les règles communautaires inspirées de l’UEMOA et de la BCEAO suivant lesquelles les sociétés habilitées à procéder à la collecte de l’épargne sont les banques constituées sous la forme de société anonyme faisant appel public à l’épargne, avec un montant précis de capital social. Aujourd’hui, les plus hautes personnalités de l’Etat, ne reconnaissent que la responsabilité des citoyens qui ont confié leur fortune aux structures illégales que l’on a pourtant laissé opérer pendant quatre ans.
L’Etat est absent, surtout, lorsque, un maire, ancien chef des services des renseignements généraux, élève au rang de chargé de mission, l’un des responsables d’ICC-Services, et ne semble rien savoir des activités d’ICC-Services.
L’affaire ICC Services et consorts est révélatrice de cette absence de l’Etat, sur le lit duquel se construisent les groupes mafieux qui finissent par confisquer le pouvoir. L’Etat, considéré comme la représentation du corps social, doit assurer et assumer une présence, jamais prise au dépourvu, au service de la sécurité et de la satisfaction des besoins vitaux des membres de la communauté.
L’Etat est absent, et, avec lui, le droit.

II – L’absence du droit

Le droit, dans notre pays, est au bout de toutes les lèvres, mais constitue le parent pauvre des règles de conduite. Le droit est isolé, piétiné, ou, à tout le moins, manipulé. Il est au service de l’iniquité. Il prive, conduit en prison si tel est le vœu du prince, et refuse la liberté, si telle est également sa volonté. L’actualité sociale éloigne notre pays des horizons d’un Etat de droit. Nous sommes au plus près d’un Etat du vouloir du prince. Si des hommes et des femmes se mettent au service des intérêts qui ruinent notre société, c’est avec, parfois, le renfort du droit.
Le droit est évincé aux dépens des plus faibles. Il est appelé au renfort des plus forts.
Les activités de ICC-Services et consorts constituent, malheureusement, une illustration de cette situation. Une escroquerie aussi importante quant à son montant, aussi large quant aux victimes, aussi étendue dans sa durée, n’a pu prospérer sans une élision du droit.
Mais l’absence du droit n’est pas sans rapport avec celle de la Justice.

III – L’absence de justice.

La justice est de plus en plus écartée du débat social, des scandales politiques et économiques.
L’affaire dite des « machines agricoles » sur laquelle d’éprouvantes discussions à la moralité publique eurent lieu à l’Assemblée nationale et dans les médias n’a pas connu la suite judiciaire attendue par les citoyens et l’ensemble des contribuables. Celle relative à l’organisation du sommet de la CEN-SAD connut le même sort, si ce n’est, à l’occasion de l’affaire dite ICC-Services et consorts, de la saisine de l’Assemblée Nationale aux fins de la procédure de mise en accusation devant la Haute Cour de Justice.
La Justice est écartée lorsque, même saisie, elle est mise sous pression, et évolue au rythme que lui impose le pouvoir exécutif.
La justice est absente, lorsque même saisie, des commissions administratives parallèles prospèrent, et, en contradiction évidente avec la loi, accomplissent des actes qui relèvent des juridictions d’instructions compétentes. Faut-il souligner, que dans l’affaire dite ICC-Services et consorts, une procédure est ouverte au 1er cabinet d’instruction de Cotonou et qu’une autre, relative à la même cause et concernant un magistrat, est engagée devant la Cour suprême ?
Or, lorsqu’une instruction est ouverte, tous les actes à accomplir dans le cadre d’une affaire pénale sont ordonnés par le juge saisi. Dans le cas de l’affaire visée, c’est une commission administrative, à laquelle on joint un substitut du procureur, qui interpelle, interroge, saisit. Elle accomplit des actes de privation de droit et de liberté. Le pouvoir politique qui est mis en cause ne saurait conduire sans partialité des enquêtes dans un scandale aussi grave. L’arbitraire en rajoute à la fébrilité ambiante, au tort du droit et de la justice. Lorsque le droit et la justice sont menacés, l’impunité s’installe et l’Etat devient une jungle.
Or, comme disait le Professeur Albert TEVEODJRE à l’issue de la Conférence nationale des forces vives de février 1990, « quand l’intelligence déserte le forum, la médiocrité s’installe et tout finit en dictatures ».
Tout ce qui précède n’est que la consécration de la perte des valeurs et des repères.
IV – La perte des valeurs et des repères.
Cela a déjà été relevé , il faut le réitérer : « le contexte social aujourd’hui est fortement marqué par la perte des repères et des valeurs.
On a l’impression que le Bénin n’a pas encore fait le deuil de ses figures importantes : Le Cardinal Bernardin GANTIN et Monseigneur Isidore de SOUZA. Les personnalités capables d’influencer les acteurs en exercice, tels que les anciens Présidents de la République (Nicéphore D. SOGLO, Mathieu KEREKOU et Emile D. ZINSOU) ne prennent pas assez d’initiatives ou ne paraissent pas avoir le recul et la hauteur suffisants pour inspirer confiance à tous. Il en est ainsi de certaines autres personnalités qui occupent des fonctions institutionnelles, certes importantes, mais partisanes. L’encasernement institutionnel de ces personnalités les confine dans une attitude de passivité nuisible aussi bien à l’expérience qu’à l’espérance démocratiques. »
Le discours politique manque de loyauté, d’élégance, de respect de la dignité humaine et de la société. Le plus désastreux, c’est qu’au mépris de ces valeurs, de jeunes nervis, et d’autres, malheureusement dépositaires de nos traditions, sont instrumentalisés et outrageusement financés pour terroriser ; pour ériger le mensonge en règle et les injures gratuites en phénomène de mode.
Notre pays se présente, au plan des valeurs morales, comme un vaste enclos ouvert de toutes parts, et d’où sont absents ceux qui sont élus par le suffrage des âges pour requérir la fermeture des portes et fenêtre, et éviter l’entrée des vents malsains.
La religion de l’argent gagne la jeunesse. Les cybercafés deviennent les lieux de la cybercriminalité. Le travail ne constitue plus une valeur. C’est le gain facile, au moyen de financements occultes. Des familles abdiquent également leur rôle d’éducation et recèlent les produits des fraudes commises.

Conclusion

Les signaux de la gouvernance économique et sociale de notre pays ne sont guère reluisants. Nous n’avons jamais été confrontés avec autant de trivialité à nos propres putréfactions. Mais l’objet qui touche le fond de la cuvette ne peut que remonter. Il faut se nourrir donc d’espoir. Mais cela dépend de la place que nous aurons accordée, dans les débats qui nous occupent déjà, au travail, à la patrie et au mérite.
Enfants du Bénin, debout !
Cotonou, le 1er Août 2010.
Ont signé pour:
- L’Association de Lutte contre le Racisme, l’Ethnocentrisme et le Régionalisme (ALCRER-ONG), Martin ASSOGBA
- Nouvelle Ethique, Joël ATAYI-GUEDEGBE
- Le Centre Afrika Obota (CAO-Bénin), Urbain AMEGBEDJI
- L’ONG Droits De l’Homme, Paix & Développement (DHPD-ONG), Joseph DJOGBENOU
- Transparence & Integrite Au Benin (TI-Bénin), René Nicéphore AVOGNON
- Le Front des Organisations Nationales de lutte contre la Corruption (FONAC), Maximilien SOSSOU-GLOH
- West African Network for Peacebuilding (WANEP-Bénin), Orden ALLADATIN