vendredi 31 août 2012

DIFFUSION DE « LA TRAGÉDIE DU ROI CHRISTOPHE » AU BÉNIN : DEUX COMÉDIENS LICENCIES APRES SEULEMENT SIX REPRÉSENTATIONS.


Partie pour une tournée de vingt (20) dates à travers des villes du Bénin, la tournée dans le cadre de la création et de la diffusion de « la tragédie du roi Christophe » vient de marquer un arrêt. Même si cet arrêt était prévu, il est en même temps l’occasion pour le metteur en scène de se séparer de deux de ses grands acteurs : Messieurs Akala AKAMBI, 60 ans précédemment dans le rôle de « Christophe » et Koffi GAHOU, 65 ans précédemment dans le rôle de « Pétion ».
Cette séparation entre le metteur en scène et les deux acteurs a eu lieu à la demande du metteur en scène qui, à plusieurs reprises, a eu à saisir la production du spectacle, sur les insoumissions et les insubordinations des deux comédiens. Les gouttes d’eau qui ont fait déborder le vase remontent respectivement au 9 et au 16 août au centre culturel chinois et à l’EITB (Ecole Internationale de Théâtre du Benin) à Togbin.
Le jeudi 9 août dernier, à la veille des représentations des 10 et 11 tenues au centre culturel chinois, le metteur en scène a convoqué tous les comédiens pour 17heures dans ledit centre. Le plateau entretemps occupé par le décorateur et toute son équipe, n’a pu être disponible qu’à 22heures. Quand          à cette heure précise, le metteur en scène a invité tous les  acteurs à enfiler les costumes pour une « allemande », le comédien Akala s’est violement opposé à cette démarche ; il dit «ne pas vouloir s’en merder avec ces costumes.» Il a été soutenu dans sa position par le comédien Koffi, prétextant la fatigue et l’heure avancée, il s’est  lui aussi opposé à la tenue de ladite séance…  Convaincus finalement par la production de se plier à l’exercice, les deux comédiens rebels sont montés sur la scène. Mais à première injonction du metteur en scène, réclamant du silence et du respect pour les techniciens encore en pleine fouille sur la scène, le comédien Akala s’est enflammé, traitant le metteur en scène de « mal poli ». C’est à pas de charge que le comédien a abordé le metteur en scène qui n’a eu son salut que grâce à l’interposition entre son agresseur et lui, du patron de la production.
Le jeudi 16 août, tous les comédiens étaient convoqués devant le CCF de Cotonou à 15heures pour un départ en bus à Togbin où devrait se tenir ne représentation à 21heures. Le comédien SALANON James ne s’est présenté au lieu de la représentation qu’à 20heures 20minutes ; il est aussitôt reparti pour ne revenir qu’à 20heures 47 minutes. Entretemps, le metteur en scène a procédé à des aménagements dans le spectacle mettant à charge d’autres acteurs, les répliques du comédien absent. Dès l’arrivée de ce dernier, et à la demande du metteur en scène, il lui a été signifié qu’il n’est pas distribué pour la soirée. L’intéressé s’en est plaint au comédien Koffi GAHOU qui, sans chercher à comprendre la raison de la décision du metteur en scène, s’est mis dans une vive colère. Il a menacé de ne pas jouer tant que le comédien indélicat n’aurait pas été rétabli dans « ses droits ».  Il a ainsi  pris en otage et metteur en scène, et acteurs, et membres de la production de même qu’une partie importante du public déjà présent sur les lieux, pour plus d’une heure de temps. Il s’est tour à tour opposé aux conseils et supplications de certains comédiens et des membres de la production avant d’accéder à la demande de son ami et alter ego, Akala de lui  « faire plaisir en jouant ».
C’est donc aux termes de tous ces manquements graves à la discipline, au respect de l’autorité et à la bonne ambiance de travail, que les deux comédiens souvent auteurs des disfonctionnement sur la création ont été remerciés à la demande écrite du metteur en scène, adressée à la production.  Désormais donc, messieurs Akala et Koffi, précédemment comédiens dans les rôles de « Christophe » et de « Pétion » ne font plus partie de l’équipe dirigée par le metteur en scène DOKPA Isidore. Il est à pied d’œuvre pour pourvoir  leur remplacement et permettre la bonne circulation du spectacle et le respect de tous les engagements pris.
Le comportement de ces deux messieurs sensés être des exemples pour les jeunes posent un réel problème.
En effet, recrutés pour leurs profils et pour leurs expériences professionnelles en la matière, ces deux comédiens ont développé, aux dires du metteur en scène, des caprices de star durant tout le temps de travail, faisant du retard, de l’absentéisme, de l’insoumission à autorité leur cheval de bataille.  
Ce qui est sur rien de bien ni de grand ne peut être fait sans un minimum de discipline et de rigueur. Et au théâtre, la soumission de l'acteur aux recommandations et et orientations de travail du metteur en scène est une règle d'or. 
N'est-il pas  enseigné et reconnu comme règle de travail fondamental au théâtre dans  tout le grand EST (UNIONS SOVIÉTIQUES) jadis, que si la troupe peut être considérée comme un régiment militaire, le metteur en scène en est le commandant en chef, et les comédiens des soldats? 

mercredi 29 août 2012

CRISES POLITIQUES AU BÉNIN: ET SI YAYI PRENAIT L’ÉTOFFE D'UN CHEF D'ETAT ET PAS CELLE D'UN CHEF DE BANDE ARMEE?

Dérives après dérives, le Bénin fonce tout droit vers le pire, avec aux commandes le président de la République lui-même, qui à chaque carrefour, à chaque stationnement, redouble d'ardeur pour entrer dans le mur. Paraît-il qu'il rêvait du mur, il y a bien longtemps.
La démocratie béninoise, longtemps citée en exemple, tente depuis peu d'entrer dans l'histoire, dans la petite et sale histoire, et par la petite porte peu recommandable, avec des Hommes politiques imbus de leurs personnes, de leurs pouvoirs et accrochés aux honneurs. 
Des Hommes politiques devenus acariâtres, vindicatifs, amers et dangereux, juste à l'idée qu'ils quitteront le pouvoir un jour. 
Depuis, c'est désormais la politique de "Après moi,  c'est le déluge" qui est encours au Bénin.
Après ses scandaleuses et agressives déclarations du 1er Août dernier, où le chef de l'Etat a invité ses partisans du Bénin profond à en découdre avec ses adversaires, le mercure ne cesse de monter dans un camp comme dans un autre. Mais le match semble désormais se jouer au sein d'une même équipe où des joueurs d'un même coach devront s'affronter. 
Si on a tout le temps vu les partisans du pouvoir défilé à longueur de journée et de nuit à marcher, chanter,  prier et à scander des slogans hostiles aux adversaires du chef de l'Etat, c'est encore dans le rang de celui-ci que vient de surgir un partisan pas comme les autres. La nature a horreur de la monotonie.
En effet, Acteur des premières heures et des premiers combats pour l'élection du président en 2006 et en 2011, ancien ministre de Yayi puis actuel député F.C.B.E au parlement, Candide AZANNAI vient de rompre la monotonie et le bal des soutiens tous azimuts à la dérive de son chef. 
Dans un entretien télévisé, il s'est déclaré vertement contre le sens et la  forme des propos du chef de l'Etat, tout en se réclamant de la mouvance présidentielle. Et pendant ce temps, le bal des obligés se poursuit dans les rues; les salles de conférences et autres lieux de réunion où l'on chante à longueur de temps les mérites du chef en proférant des menaces de mort contre ses adversaires. Et comme si tous ces recrus n'étaient pas à la hauteur de la tâche, le chef de l'Etat ne cesse lui-même de laisser tomber quelques gouttes d'essence sur le feu,  déjà incandescent. A qui profitera le brasier en construction. N'y a-t-il plus de sapeurs pompiers de l'ordre de Monseigneur De Souza ou du Cardinal Gantin (paix à leurs âmes) dans ce pays? Qu'il nous souvienne qu'en 2011, la député RB, dame Rosine Soglo avait informé la nation toute entière depuis le parlement, qu'en sa présence et en présence d'autres témoins dont elle avait cité les noms, le président Yayi Boni a promis de mettre le pays à feu et à sang! Sommes-nous déjà entré dans la phase exécutoire de cette promesse?  
Tout porte à croire que la tête de Yayi porte malheur à ce pays et qu'il nous faudra nous en débarrasser à tout prix en 2016 quoique cela va nous coûter. 

jeudi 23 août 2012

RUMEURS DE COUP D'ETAT AU BÉNIN: LE GOUVERNEMENT JOUE SUR LA PEUR DES CITOYENS

Depuis quelques temps des rumeurs les plus persistantes font état de ce que le Bénin sera bientôt le théâtre d'un coup d'Etat militaire. 
Cette rumeur qui n'ébranle guère les béninois a fini par échouer dans la bouche du ministre de l'intérieur lui-même. 
En effet, dans un communiqué radio télévisé, le ministre a fait état de ce que des Hommes politiques et des opérateurs économiques se préparent à renverser par la force le régime du président Yayi Boni.
Je ne jure de rien. Mais on connait tous, ces techniques d'un régime en difficulté de gouvernance politique, social et économique mais qui crie aux complots partout afin de s'attirer la sympathie et le soutien du peuple, et même celle de certains bailleurs.  
Toutes les nuits à Cotonou-pour ce que je sais-, des chars d'assaut, des véhicules militaires et des contingents entiers de soldats armés, sillonnent les rues, terrorisant psychologiquement les populations.
Que personne ne se leurre, les béninois ont moins à craindre d'un coup d'Etat militaire aujourd'hui, que de la gouvernance de Yayi et de ses conséquences sur l'avenir du pays.
Un coup d'Etat pourquoi faire? Pour récupérer quoi, et pour gérer quoi?  Les caisses de l'Etat sont vides; le taux de croissance est autour de 2%; le Bénin est ce moment la dernière économie de l'U.E.M.O.A et même de la C.E.D.E.A.O. 
Le pays est aujourd'hui beaucoup plus menacé par la gestion approximative, calamiteuse et dangereusement régionaliste et clanique du président que par des logiques de coup de force ou de remise en cause du régime.
Depuis ce triste et ridicule annonce par le ministre de l'intérieur, le bal des obligés a repris. Tous les jours, du matin au soir, sous la pluie comme au soleil, chaussés ou pas, nus ou à demi nus, certains ne nos compatriotes se croient obligés de marcher pour soutenir les actions du gouvernement et de son chef, moyennant quelques centimes de nos francs. Pourtant, le peuple a moins besoin de marche que de centimes; il  a moins besoin de centimes circonstanciels  que de travail.
On se croirait au Togo sous le tristement célèbre Eyassingbé Eyadéman.  
La crétinisation et la manipulation des populations à des fins honteusement politique a atteint des niveaux jamais égalés dans ce pays. 
Si coup d'Etat il doit y avoir sous ce régime, ce ne serait qu'une révolution de palais. Ce serait tout simplement une entente entre Yayi et ses dépositaires pour le décharger de la tâche. Car la preuve  est là qu'il n'en est pas capable. 

dimanche 19 août 2012

CRISE POLITIQUE AU BÉNIN: YAYI CONDUIT LE PAYS VERS UNE GUERRE CIVILE.

Le Bénin bascule tout doucement vers une crise politique liée à la mal-gouvernance du pays du fait de l'équipe dirigeante actuelle.

Les déclarations univoques, partielles et parcellaires du chef de l'Etat, à l'occasion de la célébration du 52 ème anniversaire de l’accession de notre pays à l'indépendance, sont le rubicond le plus élevé qu'un régime ait franchi dans notre pays, et qui donc, a fait déborder la vase. 

Jamais on a entendu un président de la République élu ici au Bénin, menacé publiquement au nez et à la barbe des béninois, qu'il ferait descendre ses partisans  dans les rues pour affronter l'autre partie du peuple. 

Jamais on entendu un président de la République élu ici au Bénin,  opposer vertement  et outrancièrement les opérateurs économiques privés les uns aux autres, brandissant à la télévision la liste des pires et celle des meilleurs. 

Jamais on entendu un président de la République élu ici au Bénin, menacé en des termes aussi bas que vulgaires, une frange importante de la population, les traitant de petits. 

Enfin, jamais on entendu un président de la République élu ici au Bénin, travaillé autant à la haine raciale, à la division, au régionalisme, au népotisme et à la gabegie. 

Le régime actuel tente par tous les moyens savamment choisis de conduire le peuple vers une guerre civile dont l'issue sera même incertaine au président de la République, contrairement à ses prévisions.

En faisant descendre ses "partisans" dans la salle de conférence que l'opposition a retenu  pour répondre aux attaques et contres vérités contenues dans les déclarations du chef de l'Etat, celui-ci a montré une fois de plus son peu de penchant pour la démocratie et la contradiction. Il a montré qu'il entretien avec la jeune de ce pays- pour ceux qui le suivent- un lien humiliant de dépendance. Une jeunesse aux ordres et commise aux basses et sordides tâches.
Ce qui est certain, tous ceux qui, par le passé, se sont rendus coupables d'actes, de comportements et de propos comme ceux de Yayi BONI en ce moment, ont fini devant le Tribunal Pénal International. C'est le cas de Charles TAYLOR, Laurent GBAGBO et bien d'autres zélés et dirigeants politiques peu soucieux de la dignité humaine. Yayi ne saurait déroger à la règle ni au principe. Il suffira qu'il remplisse bien les conditions, et pour l'heure, il n'en est pas loin. Un peu de patience donc chers compatriotes.

    

mardi 19 juin 2012

CRÉATION DE "LA TRAGÉDIE DU ROI CHRISTOPHE" AU BÉNIN: ENFIN QUELQUES SIGNES DES AMIS PORTES DISPARUS

Dans ma précédente publication sur ce même blog, c'est avec beaucoup d'inquiétude et de peine, que j'annonçais la disparition de trois comédiens, tous appartenant à ma distribution sur " La tragédie du roi Christophe" en cours de création en ce moment même.
Aujourd'hui, c'est avec beaucoup de joie que je vous apprends que certains des amis ont donné signes de vie. C'est le cas de MIGAN Bardol, qui a reconnu s'être absenté deux jours du chantier, parce que ayant des contretemps sérieux pour lesquels, il n'a pas jugé utile de solliciter une demande d'absence qui pourrait lui être refusée a-t-il pensé.
NANSSEGANDE Didier, qui lui aussi s'est présenté, a évoqué la question de son "contrat", "le régime de faveur" que le metteur en scène accorderait à un des comédiens, et les prises de paroles "intempestives" de deux comédiennes.
Quant à TOLOHIN  Gérard, il n'a pas donné signe de vie depuis; tout au moins, il a répondu au téléphone que son comportement n'est nullement un acte de démission et qu'il passerait bien chercher la "demande d'explication" qui l'attend au secrétariat de la création.
En effet, à chacun de trois garçons auteurs de la situation que j'évoque, j'avais adressé une demande d'explication dont la réponse, attendue sous vingt-quatre heures, dès réception du courrier, est la condition à toute discussion sur leur éventuel retour au sein de l'équipe. Bardol et Didier qui se sont portés sur les lieux de répétitions aux fins, disent-ils de me parler, ont reçu leur courrier respectif après avoir  longuement discuté avec le producteur du spectacle.
A ce jour, seul Bardol a répondu et dans le délai avec beaucoup "d'excuses et de reconnaissance de sa faute". Après en avoir débattu avec les responsables à la production du spectacle, et après avoir consulté quelques comédiens, je l'ai réintégré dans le groupe.
Il me plait ce pendant de revenir sur les arguments développés par Monsieur Nanssègandé au producteur du spectacle lors de leur entrevue.

D'abord du contrat:

C'est un faux débat. Monsieur a eu toutes les discussions au sujet de la signature de son contrat avec l'administration. Il fait partie de ceux qui n'avaient pas envoyé à temps leur adresse physique à la production pour l'impression des contrats. Aussi, Les répétitions ont commencé le lundi 4 juin et déjà le mardi 12, monsieur est absent au motif qu'il n'a pas de contrat. Si monsieur était de bonne foi, il pouvait passer un coup de fil à l'administrateur du spectacle ou tout au moins en parler avec le metteur en scène.

Ensuite des deux comédiennes: 

Là encore, il s'agit d'un alibi; les deux dames dont parle monsieur Nassègandé font partie intégrante de la production; elles sont distribuées dans ce spectacle non pas en fonction de leur rôle administratif, mais en raison de leur capacité et qualité artistiques qui, j'en suis sûr apporteraient beaucoup à cette création. Et je n'ai le souvenir à aucun moment, de les avoir entendu, s'adresser aux comédiens en des termes peu respectueux. A supposer ce pendant qu'un incident de ce type ce soit produit avec monsieur Nanssègandé, il n'avait qu'à s'en référer au metteur en scène, présent sur les lieux à plein temps, si tant est qu'il est animé de bonne volonté!

Enfin du régime de faveur  fait à un comédien: 

Je le reconnais et l'assume. Il s'agit d'un comédien d'une soixantaine d'années, encore fonctionnaire! L'un des  meilleurs de nous tous, après Tola KOUKOUI! Le monsieur est à deux doigts de sa retraite. Quand je l'ai sollicité pour cette création, il a pris un congé administratif pour se mettre à disposition.... Au cours des travaux de table, il a montré une grande longueur d'avance sur tous les autres comédiens; ce qui fait que parfois je le libère une ou deux heures de temps avant l'heure. Bien plus, il habite à Porto-Novo, d'où il quitte tous les matins pour nous rejoindre, soient trente-trois kilomètres. En plus, il lui est arrivé d'avoir une ou deux situations pour lesquelles je l'ai autorisé à ne pas être présent aux répétitions.
Monsieur Nanssègandé, vous devez apprendre à vivre avec les Hommes. A reconnaître votre juste valeur et vos mérites particuliers, sans jamais vous comparer à autrui ni prétendre aux mêmes avantages ou privilège, surtout à plus âgé, ni à plus expérimenté que vous! Où placez-vous donc le sens et la notion du plus âgé? Le sens du papa ou celui du Fofo existe-t-il encore pour vous? Vous devez êtes particulièrement gonflé et abominablement prétentieux pour prétendre aux mêmes privilèges, si privilège il y a, que quelqu'un qui a l'âge de votre père! Les  soient disant faveurs que j'aurais accordé à ce monsieur, ont-elles un impact sur votre travail, sur votre contrat? Sur votre vie? Attention, monsieur! L'une des qualités de tout créateur, est l'humilité. Que dis-je, l'humilité, encore l'humilité! Et toujours l'humilité. Pensez-y! 
Bon vent à vous.  

vendredi 15 juin 2012

CRÉATION DE"LA TRAGÉDIE DU ROI CHRISTOPHE" AU BÉNIN: TROIS COMÉDIENS PORTES DISPARUS

Depuis le 4 juin, avec une équipe de dix (10) comédiens et cinq (05) stagiaires en mise en scène et jeux d'acteur, j'ai commencé, à la demande de la Ligue Africaine des Professionnels de Théâtre, qui m'a retenu après "appel à intentions de mise en scène", la création de  "La tragédie du roi Christophe" de feu Aimé Césaire! 
Alors que tout semblait être bien parti pour une équipe que je trouvais comme celle de tous mes rêves, trois comédiens, notamment Gérard TOLOHIN, Didier NANSSEGANDE et Bardol MIGAN, après les répétitions du lundi 11 juin, n'ont plus donné signe de vie à ce jour. 
Toute démarche pour les joindre demeure sans succès; leurs téléphones sonnent mais ils ne décrochent pas.
Que serait-il arrivé à ces trois garçons forts intéressants dans ma démarche artistique actuelle? Auraient-ils décidé de rompre unilatéralement le contrat qui nous lie? Seraient-ils passés à la phase exécutoire d'un acte de sabotage pensé et mûri depuis des jours, ou auraient-ils reçu autre proposition plus alléchante que les conditions que leur propose l'employeur, ici?
Voilà donc trois garçons qui, lors du casting et l'atelier casting qui s'en est suivi, m'ont admirablement émerveillé en s'accrochant aux différents personnages qu'ils avaient à proposer avec des arguments techniques bien solides.
Je voudrais bien croire que rien de bien dommageable ne leur est arrivé; qu'ils sont bel et bien vivant. 
Je voudrais croire aussi qu'une telle absence n'est déjà pas  le signe d'une rupture de contrat, ou  d'un abandon de poste. Car le théâtre repose sur le dialogue; le dialogue avec l'autre. Et on ne saurait dans une société, dans une famille comme celle du théâtre, sans dialogues, sans poser le ou les problèmes que l'on a, empoisonner la vie à tout le reste de part son silence ou son absence.
Ceci est donc un appel à X pour aider à retrouver, ne serait pour s'assurer qu'ils vont bien, trois individus portés disparus. 

A suivre


dimanche 10 juin 2012

YAYI BONI TIENT A REMETTRE LE BÉNIN A GENOUX

BRAQUAGE AU BÉNIN: LE GOUVERNEMENT DE YAYI BONI AUX ABOIS DANS LA FILIÈRE COTON.

Dans la nuit du vendredi au samedi 9 juin, un lourd détachement de militaire s'est rendu sur le site d'entreposage d'intrant agricole "ATRAL" de l'opérateur économique Patrice TALON. La horde de militaires, sous le commandement d'un colonel de l'armée béninoise a procédé à la "saisi" d'une quantité  importante d'engrais cotonnier. Rassurez-vous, ce n'est pas parce que le produit est de mauvaise qualité! Ce braquage opéré en pleine nuit et sans préalablement avoir consulté les responsables de l'entreprise résulte tout simplement du fait que le gouvernement ayant déclaré la guerre à l'opérateur économique sus cité jure de le fragiliser par tous les moyens et dans tous les secteurs. A ce sujet, le pouvoir vient de casser le monopole de l'homme d'affaires sur le coton béninois. Et après avoir échoué dans sa promesse, comme d'habitude sans contenu, de fournir des intrants aux producteurs très en retard sur la saison,  le gouvernement n'a trouvé autre issue que d'aller attaquer nuitamment le dépôt d’engrais de l'homme d'affaires.
Comme si cela ne suffisait pas, un navire battant pavillon MARCHAL ISLAND transportant une importante quantité d'engrais pour le compte de la société SDI de Patrice TALON, a été arraisonné en haute mère par des militaire de la présidence avec obligation de venir décharger la marchandise au port autonome de Cotonou. Pour le moment, le commandant de bord et son équipage, tous des chinois, refusent d’obtempérer.
Comme on peut le constater, le Bénin passe progressivement sous le règne de la dictature après avoir essayé le cafouillage, l’amateurisme, l'improvisation, le  copinage et le régionalisme. 
 l'allure où vont les choses, le tour du Bénin vient après juste celui du Malin et des la Guinée Bissau.  

mercredi 16 mai 2012

LE CAFOUILLAGE ET L'IMPROVISATION COMME MODE DE GESTION ET DE GOUVERNANCE AU BENIN

Le Bénin traverse une situation économique et politique des plus critiques et désastreuses. 
En effet, le pays est cité au jour d'aujourd'hui comme l'une des dernières économies de la CEDEAO et même de l'espace UEMOA. Pourtant, dans un passé encore récent, ce pays est cité comme un exemple de démocratie politique et même de gouvernance économique. 
Le mal a commencé depuis l'avènement du régime du président Yayi BONI en 2006 où cafouillage, précipitation et improvisation sont érigées en règle de gouvernance et de conduite. 
Depuis lors, notre pays ne cesse de reculer au plan mondial, sous-régional, régional et continental sur les plans économiques, politiques et sociaux. 
L'exemple le plus récent est ce qu'est devenu le port autonome du Cotonou, jadis poumon économique du pays. 
Aujourd'hui, l'espace portuaire béninois est déclassé, isolé voir boycotté au profit des ports du Togo, du Ghana et du Nigéria. Tout ceci en raison de la mise en oeuvre d'une réforme improvisée nommée PVI (Programme de Vérification Interne) décrié en son temps par les douaniers béninois et les autres acteurs portuaires. 
Le même gouvernement qui a encouragé et signé les actes de ce programme en est encore à le décrier aujourd'hui au point de compliquer l'existence à son promoteur pour "surfacturation, manque de transparence dans l'acquisition des matériels de travail et dans la mise en oeuvre du programme."
Voilà donc un gouvernement qui ne prend jamais le temps de vérifier où et comment il s'engage avant de mettre les choses en oeuvre et c'est bien après coup qu'il commence à crier. On se souviendra encore longtemps du cas de la mafia Malézienne qui est  venue bluffer toute la République et se faire recevoir pompeusement à la Marina(Présidence de la République). En effet, Un groupe de délinquants inconnu au bataillon des Hommes d'affaires surgit par on ne sait quel canal et se vente de  vouloir réhabiliter la filière palmier à huile au Bénin. Sans réfléchir ni prendre des renseignements fiables sur ces individus, le gouvernement y met toute la fortune du pays: il  entretien les bandits, les loge et les nourrit dans les hôtels les plus chers du pays aux frais du pays. On a mis tous les citoyens à contribution; fait marcher les cadres de l'administration dans les brousses en quête de terres cultivables. Puis plus rien. Les voyous sont partis sans crier gars avec toute une fortune arrachée au gouvernement.  Comment peut-on conduire un pays avec autant d’amateurisme et rêver avoir une croissance à deux chiffres? Comment peut-on traiter les affaires d'une nation avec autant de légèreté, de laisser-aller, d'absence de vision et de rigueur et croire, que dis-je, proclamer tous les jours que ce pays sera un pays émergent? 
C'est le désastre au Bénin sous le règne de Yayi BONI. Le pays a reculé comme ce n'est pas permis. Pourtant c'est un docteur en économie m'a-t-on dit. Il est essentiellement entouré de docteurs en économie. Notamment son premier ministre et bien d'autres. Et pourtant!!!
Vivement que ce règne prenne fin un jour. Car nul ne maîtrise point les ambitions du président. Au sujet de la révision de la constitution contestée par toute la société, l'homme a abdiqué mais il a publiquement reconnu avoir reculé pour mieux sauter. Veillons donc aux grains.

jeudi 3 mai 2012

FACE A FACE SARKOZY HOLLANDE: POUR UNE FOIS LE PRÉSIDENT SORTANT S'EST VU EN DIFFICULTÉ!

La campagne électorale française dont le dernier tour oppose le président français sortant, candidat à sa propre succession à monsieur François Hollande, candidat du PS français, n'arrête pas de nous révéler des surprises. 
On était tous d'accord que c'est bien pour la première fois sous la cinquième République, qu'un président en fonction et candidat à sa succession, ne soit pas venu en tête après le premier tour! 
On était aussi tous d'accord que venir en tête au premier  de la présidentielle n'était nullement signe de victoire finale. Enfin, tout le monde craignait pour monsieur Hollande à ce débat de l'entre deux tours qui devra l'opposer à monsieur Sarkozy, conformément à l'usage et à la tradition sous la cinquième République. 
On craignait pour monsieur Hollande et à juste titre; car très souvent, un peu trop même parfois, monsieur Sarkozy a été présenté comme un grand débatteur; meneur acharné et invétéré des débats politiques et idéologiques. 
Et toujours, monsieur Hollande vu comme la petite tortue; une petite poussée presque molle est présenté dans le cadre de ce face à face comme le David que le grand Goliath viendrait écraser. c'est donc avec cette assurance que le président sortant était venu sur le plateau hier. Mais c'est bien un Sarkozy à la traîne et à court d'arguments que le public a découvert hier sur les écrans. On connait parfaitement le fonctionnement du "sarkosisme" qui veut que tout tourne autour des idées que l'homme impose. Mais lors du débat, la main était à chaque fois du côté de monsieur Hollande qui devra lancer le thème et les idées sur lesquels devra réagir celui qui malheureusement se trouvait en position de challenger. monsieur Hollande a aussi su éviter de tomber dans le piège des insultes inutiles et les grossièretés auxquelles s'accrochait désespérément le président candidat en difficulté.
Dans cet exercice, monsieur Hollande n'a pas que convaincu; il a su garder l'étoffe du chef; du président de la République. Il n'a raté aucune occasion de dire ce qu'il ferait s'il était élu, après toujours avoir dit ce que son vis-à-vis a fait, lui, des cinq ans à lui accordé par le peuple français. Et comme si on était dans le concours du pire, monsieur Sarkozy n'a souvent cité en référence que des faits opposables à la gestion de monsieur Mitterrand, ancien président français et membre du PS.
Il est des signes qui ne trompent pas! sauf miracle du siècle, le peuple français est bien sur le point de se débarrasser de monsieur Sarkozy qui a fait reculer la France  et les français dans les annales des temps modernes.
Mais attendons de voir!  

mardi 1 mai 2012

RÉVISION DE LA CONSTITUTION AU BÉNIN: SEULE LA PROFESSION DE FOI DE YAYI NE SUFFIT PAS!

Depuis quelques mois, la question de la révision de la constitution béninoise est revenue en force au devant de l'actualité dans sa globalité. Elle a su bousculer et mettre de côté des questions sensibles comme la garde-à-vue de l'opérateur économique Patrice TALON et bien d'autres sujets bien intéressants.
En ce moment précis en effet, les rues de Cotonou, pour ce que je sais,  portent sur presque tous les les panneaux publicitaires, des affiches géantes où l'on peut aisément voir l'image du défunt roi Bébanzin, protégeant de son bras gauche, contre sa poitrine, la constitution du Bénin, et faisant de sa main droite, un stop! Au bas de cette image est écrit: TOUCHE PAS A MA CONSTITUTION! 
Au fait, le mode de révision de la constitution enclenchée par le gouvernement ne rassure guère les acteurs de la société qui ont déclenché à travers tout le pays une lutte sans merci-non pas pour s'opposer à la révision de la constitution-mais pour s'opposer à sa révision opportuniste. On sait qu'à maintes reprises, partout où l'envie le prend, le président de la République n'a raté aucune occasion de crier fort qu'il passera la main au terne de ce second et dernier quinquennat. Les acteurs de la société civile connaissent désormais l'animal; ils connaissent sa capacité de nuisance et de contournement. L'homme a un art terrible de vous faire traîner jusqu'à tirer de vous ce qu'il veut. Le cas de la LEPI qui a conduit à ce KO mémorable mais humiliant pour la démocratie béninoise est encore présent dans les esprits. Et le combat que mène aujourd'hui la société civile doit être le combat de tous; le combat de toutes les couches de la société béninoise. Car, tous nous devrions avoir notre mot à dire sur cette révision. Le Bénin ne veut pas d'une révision à la Wade ou à la Tandja.
La rumeur ne nous a-t-il pas raconté qu'il y aurait un version de la constitution révision où le mandat du président est de sept ans renouvelables? Dans ce schéma, Yayi viendrait encore à être candidat à sa propre succession après deux mandats de cinq années, puisque aucune disposition n'existe dans le nouveau texte qui interdit à toute personne ayant déjà été président sous d'ancienne République de se présenter. Ce serait alors la porte ouverte au désordre et à la dictature légitimée.
Donc la profession de foi de Yayi à elle seule ne suffit plus!