jeudi 7 mars 2013

L'URGENCE D'UNE ALTERNATIVE CITOYENNE/ DOCUMENT DE PROPOSITION DE LA DYNAMIQUE "ALTERNATIVE CITOYENNE" SUR LA SITUATION POLITIQUE DU BENIN



L’urgence d’une alternative citoyenne


Trop c’est trop !

C’est trop, lorsque dans un État, la justice, dernier rempart des citoyens, se met au service d’un homme.

C’est trop, lorsque, transformée en instrument de vengeance personnelle, cette justice devient un moyen permanent d’intimidation, d’élimination systématique d’opposants, ou d’exclusion de concurrents.

C’est trop, lorsque dans un État, l’économie est dans une situation de désintégration avancée, que les scandales de toutes sortes se multiplient à l’infini, mais que le premier responsable n’est jamais  responsable de rien et rejette toujours le tort sur celles et ceux qui sont à son service.
 
C’est trop, lorsque dans un pays, les mœurs entrent dans un état de désagrégation avancée, que la fraude devient un moyen de gouvernement, que le mensonge, les simulations et dissimulations burlesques deviennent une stratégie de gouvernance à la limite de l’abêtissement, que la corruption devient systémique.

C’est trop, lorsque, au quotidien, le « complotionite », une forme de pathologie saisit l’appareil d’Etat, transformé en machine à fabriquer des théories de coups d’États, dont personne ne sait s’ils sont réels ou imaginaires mais qui, à l’évidence, mobilisent et détournent de l’essentiel, l’énergie et la force  productrices des paisibles citoyens forcés sinon de marcher pour démontrer leur soutien au prince, du moins d’organiser des célébrations et libations de toutes sortes pour conjurer le mauvais sort.
  
C’est trop, lorsque le pays vit ainsi au rythme des complots supposés ou réels contre le chef de l’Etat sans que les promoteurs de ces coups d’éclat ni les foules qui les suivent ne se rendent comptent de ce que progressivement et manifestement, ces manœuvres fragilisent l’institution qu’incarne le Chef de l’Etat en même temps qu’elles traduisent, une perte de légitimité profonde et un aveuglément général.

Le rubicond a été franchi depuis fort longtemps. L’heure de l’action a sonné !

La tragédie que vit la justice de notre pays en ce moment, qu’elle soit constitutionnelle, judiciaire ou administrative, sous les yeux impuissants de la multitude, ne procède pas seulement d’une incapacité fonctionnelle ou structurelle qui serait congénitale ou consubstantielle à l’institution. Elle est surtout le résultat d’une stratégie de mise à genoux de celle-ci dans un élan totalitaire de confusion et d’accaparement de l’ensemble du pouvoir d’Etat, laquelle stratégie semble bien mûrie et visiblement mue par une boulimie innommable et grossière du pouvoir jamais égalée par aucun régime dans notre pays.

Mais la solution à ce désastre serait-elle dans la pieuse espérance d’une application saine, objective et impartiale de la règle de droit ou dans une profession incantatoire de foi en une justice qui, dans les conditions actuelles, a déjà abdiqué, soit par intérêt, soit par incompétence, soit encore par connivence ?

Il convient d’en douter. De la même manière l’on doit douter que la solution aux problèmes économiques actuels puisse résider dans des analyses économiques infertiles, des séminaires budgétivores, des renforcements incongrus de capacité.

Aujourd’hui, les cris de désespoir, de ras-le-bol, les protestations platoniques et vaines, et la résignation passive face au rouleau compresseur ne constituent plus une réponse suffisante au mal.

Mais la réponse n’est pas, non plus, dans une stérile conjecture et toute spéculation devient inutile.
Le policier, le gendarme ou le magistrat qui prive arbitrairement ou abusivement de liberté est mû par une volonté politique qui lui est étrangère, qui lui est imposée ou à laquelle il adhère. Il n’en est pas moins conscient de sa faute, de son erreur, de son égarement. Sa situation appelle plutôt une aide conséquente contre son isolement, son enserrement, son encerclement.

Les ministres ou les fonctionnaires qui, par fraude organisée, sous le prétexte farfelu d’un équilibre régional à réaliser, rompent celui constitutionnel de l’égalité des citoyens devant la loi, exécutent un programme politique bien pensé, mais tout aussi éloigné du développement commun. Mais au fond de leur conscience, ils savent qu’ils sont l’otage du chantage d’un fondamentalisme idéologique, qui prétend corriger une ‘’injustice historique’’ au moyen d’un népotisme avéré et au mépris du mérite et de l’équité.

Si près de 75 % des jeunes actifs sont sans emplois et n’entretiennent le moindre espoir d’en avoir ; si les caisses de l’État sont désespérément exsangues, que les opérateurs économiques sont en fuite ; si le coton a perdu sa superbe blancheur et le port, les navires qui  jadis mouillaient ses eaux et revitalisent l’économie tout entière, la cause n’est pas seulement dans l’amateurisme managérial mais dans l’incapacité politique de celles et ceux qui gouvernent ce pays.

Parce que les maux dont souffre le Bénin ont d’abord leur source dans la politique, leur solution passe par une réponse politique.

C’est par la conscience et dans une saine, exigeante et positive action politique que résident les solutions. « Faut-il de votre éclat, voire triompher le comte et mourir sans [réaction] ou vivre dans la honte ! », s’est exclamé Don Diegue devant son fils Rodrigue. Cette exclamation n’est plus cornélienne, elle est aussi une interpellation citoyenne. Chaque citoyen doit en être habité et aller au secours de la Nation rendue si vulnérable par tant de désastres. Atteinte dans sa fondation et dans sa structure elle attend le salut par l’engagement de chaque citoyen.

Le débat ne semble se focaliser que sur le départ de celui qui égrène les jours bien comptés de son « deuxième et dernier » mandat. Au même moment, les paris continuent d’être discutés sur ses intentions et cette éventualité. Les chapelles politiques et les cénacles intellectuels semblent cristalliser le débat sur cet objectif. Et après ? L’enfer ? Le paradis ? Alafia,  ou Wahala ? On aurait bien tort de considérer que le salut du Bénin résiderait dans le simple fait du départ de l’actuel locataire du Palais de la Marina en 2016.

Les enjeux sont plus prononcés, les défis, plus exigeants.

I - Des enjeux prononcés. Il est évident que les enjeux sont d’abord le Bénin en tant qu’Etat et le citoyen en tant que personne juridique.

1°) L’État est un enjeu certain. L’indifférence à l’égard de la situation de déclin comateux conduit, à terme, à la désagrégation de l’Etat par voie de rupture des liens sociaux qui le protège, à sa vulnérabilité aux atteintes extérieures. Déjà, la diversion politicienne nous éloigne de la protection de nos frontières et, en conséquence, ouvre la porte à l’incursion et à l’occupation de nos territoires par les Etats limitrophes. Il faut encore rappeler, que progressivement, à l’État formel, se substitue un État mafieux, dans lequel tout s’achète, se négocie. Les parrains de cet État mafieux ont confisqué les rênes démocratiques à leur profit. La décision de quelques-uns devient l’obligation de tous. Le droit lui-même devient l’expression et l’exécution de la volonté d’une personne. Or, qui dit volonté unique, dit opinion inique. C’est de l’existence durable de l’Etat qu’il s’agit, dans son intégrité, dans sa structuration, dans sa composition.

2°) Le citoyen constitue également un enjeu important. Ses droits se volatilisent et se réduisent comme peau de chagrin. Le parquet de Cotonou n’a jamais été, à travers toute son histoire, sollicité avec autant de constance et de fréquence que pendant les périodes de sinistres mémoires de dictature post indépendance. Le vœu de liberté intègre désormais la corbeille des vœux adressés aux Béninois. Or, c’est un citoyen libre qui crée, qui entretient, qui développe. La pression psychologique qui pèse sur les citoyens a des conséquences sociales et économiques certaines. En ce qu’elle conduit à la ruine de la famille et du négoce, elle détruit également la nation et le commerce.

3°) Enfin, l’unité nationale. Au fond, sa survie constitue le véritable enjeu. Elle est complexifiée par la perversité de l’action publique qualifiée par certains, bien à tort, de régionalisme. Ce n’est pas que le régionalisme doive être célébré. Mais à considérer qu’il ait quelque justification sociologique, il faut encore qu’il soit juste.

A l’évidence, le Bénin se porte très mal à cause précisément d’une gestion scandaleuse, scabreuse soutenue par une politique de gesticulations et de clientélisme abêtissant. Au lieu du changement, de l’émergence ou de la refondation, dont on a saoulé la population depuis 2006, on assiste à la démolition effrénée de notre pays pan par pan par une machine répressive et gloutonne animée par une espèce rare mais pas en voie d’extinction de prédateurs, qu’aucun sacrifice expiatoire ne peut dédouaner. Il ne suffit plus de ruminer silencieusement et isolément ses propres chagrins en attendant une hypothétique alternance qui s’est toujours révélée comme une cérémonie festive des corrompus pour continuer la bêtise humaine contre l’intelligence et le bien-être collectif. Avions-nous vraiment vaincu la fatalité ? Il faut aujourd’hui, pour espérer voir fleurir l’espoir et la fierté nationale, travailler ardemment à une alternative porteuse des éléments de satisfaction des besoins fondamentaux, de culture élevée et de progrès social. Il s’agit d’opérer une rupture d’avec les errements et les perditions du présent en nous basant sur les expériences positives des luttes des peuples et de la jeunesse. C’est une question de responsabilité vis-à-vis du Bénin, vis-à-vis des générations auxquelles nous devons préparer et léguer un espace vivable, viable et épanouissant.

Il nous faut construire et mettre en marche une nouvelle vision et un nouveau corps de pratique politique, sociale et culturelle. Or pour élaborer, construire et mettre en marche une telle vision d’avenir meilleur pour le Bénin, il faut d’abord oser refuser l’état actuel des choses, fait de chômage, de pillage, de matraquage médiatique, de harcèlement fiscal, de torture morale, d’arrestations arbitraires, de tripatouillages, de corruption, de népotisme à peine voilé et de théâtralisation de la vie sociopolitique.

4°) Le devoir de s’indigner. L’indignation contre l’horreur et la pourriture est le premier pas dans la voie du salut. Thomas SANKARA avait absolument raison, lorsqu’il affirmait qu’il n’y a pas de raison à avoir pitié de l’esclave qui ne se révolte pas contre sa condition. Il a fallu que des hommes et des femmes s’indignent contre l’esclavage pour qu’il y ait la proclamation des droits de l’homme ; il a fallu que des hommes et des femmes s’indignent contre la colonisation pour qu’il y ait la décolonisation. Il a fallu que des hommes et des femmes s’indignent conte l’autocratie pour qu’il y ait la démocratie.

Il a fallu que des hommes et des femmes s’indignent contre l’exclusion de Yayi Boni en 2005 pour qu’il soit candidat et élu président de la république en 2006.

En somme, la déliquescence de la situation nationale, exige une clairvoyance de tous les instants pour éviter de tomber dans les amalgames faciles et les pièges savamment posés par les tenants d’un régime pervers.

II - Des défis exigeants. Une bonne lecture de la situation appelle que l’on sonne la mobilisation pour  relever un double défi. En premier lieu, il faut éviter de tomber dans le piège de l’exacerbation des passions identitaires et régionalistes. En second lieu, il faut administrer une résistance collective aux manœuvres de diversion en cours pour distraire le peuple et le détourner des préoccupations qui l’assaillent au quotidien du fait de la mal gouvernance ambiante.

1°) En premier lieu : Eviter le piège du régionalisme. Le temps est venu de lever les tabous qui entourent la question du régionalisme au Bénin. Il n’existe en réalité aucune fracture nord sud au Bénin, mais plutôt un plan mis en œuvre par un lobby de profiteurs pour opposer les Béninois d’une région à une autre. La fraude grossièrement organisée dans le dernier concours de recrutement au profit du ministère des finances, révèle moins une manifestation d’un régionalise insidieux que la manifestation d’un népotisme primaire orchestré au profit d’amis, copains et coquins et non au profit du Nord Bénin ni du Sud Bénin. Il  faut éviter une mauvaise lecture de ce phénomène à travers des globalisations faciles pour ne pas tomber dans le piège des cerveaux de la manœuvre dont l’objectif principal est de pousser les populations du sud Bénin à la stigmatisation de leurs frères du nord du pays pour les amener à un repli identitaire que l’on utilisera honteusement pour conserver le pouvoir. Le débat télévisé avec le président de la république le 02 août 2012 ; les politiques de nomination ou de sanction à double vitesse où certains cadres sont limogés et informés par bandes défilantes sur les chaines de télévision pour des peccadilles ou même renvoyés devant la haute cour de justice, alors que d’autres sont protégés malgré la flagrance de leurs fautes, participent aussi de cette politique. Surfer sur la fibre ethnique et régionaliste pour sonner la trompette du rassemblement des ‘’frères’’ par l’activation des peurs et des émotions est une stratégie surannée qui a suffisamment fait de mal au pays pour être perpétuée. Il convient donc de lutter contre  ce mal qui participe plus d’une stratégie de conservation du pouvoir que d’une volonté de favoriser et de développer sa région d’appartenance.   

2°) En second lieu : Résister aux manœuvres de diversion. L’inflation des affaires ces derniers temps, (empoisonnement, offense au chef de l’Etat, tentative de coup d’Etat etc..) et la fameuse lutte contre la corruption qui se caractérise par  le vote à l’assemblée nationale de la poursuite d’anciens ministres à la haute cour de justice et tout le tintamarre qui est fait autour, loin de faire croire à une réelle volonté de promouvoir la vertu, relève d’une stratégie bien pensée de diversion pour détourner le peuple des préoccupations essentielles nationales et urgentes que sont la LEPI, la mauvaise gestion économique, l’échec tonitruant de la dernière campagne cotonnière, le chômage accentué des jeunes à qui l’on promet des ballons de football pour apaiser leur faim et leur besoin de travailler. Le Bénin, bon dernier au plan économique dans l’UEMOA en 2012, et dernier dans l’accès à l’Internet (182ème sur 182 pays classement OOKLA 2013), et ce, malgré l’avènement de la fibre optique présentée comme la bouée de sauvetage dans ce domaine, évolue d’échec en échec. La stratégie en cours est de détourner et fixer l’attention des citoyens sur des dossiers fabriqués de toutes pièces pour éviter des réactions certes légitimes, mais incontrôlées. Mais plus que le détournement des attentions, c’est une stratégie qui vise, in fine, à prédisposer les esprits à des grâces et amnisties générales voire aux autoamnisties comme porte de sortie.

Ce qui fonde nos espoirs, c’est l’assurance que les Béninois ne se reconnaissent point dans cette dictature dite du développement qui a fait de nous le dernier de la sous-région. 

En conclusion : Il faut encore espérer ! Dans un tel contexte, avec de tels enjeux, face à de tels défis, à relever sans délai, la construction de l’espérance devient une nécessité vitale. Or, il est possible, en dépit des turbulences politiques d’offrir à ce pays la chance de la résurrection. La ruine de l’intelligence et du patriotisme ne saisit pas encore, fort heureusement, tous les citoyens. Ils sont même nombreux à attendre que sonne la cloche du ralliement en vue de la concrétisation de cette espérance. Il faut, dès à présent, transformer les familles en cénacle de construction et de l’avenir et de l’espérance. Les vagues actuelles ne doivent point nous divertir de cet objectif primordial. Il faut bien que les forces positives agissent, certes, en vue de l’endiguement du déclin mais surtout en vue de la préparation de la remontée. Les différentes initiatives doivent se coaliser, discuter sur le sujet, c’est-à-dire le Bénin ; échanger sur la finalité, c’est-à-dire les conditions et les modalités d’une remontée sans jamais régresser. Choisissons de remettre le citoyen, l’éthique et le respect des institutions au cœur de l’action politique. Il faut que se construise, en vue de cette action politique, une alternative citoyenne crédible.

Préparons demain dès aujourd’hui.

Avec tous, partout, pour tous sans discrimination aucune !

Car, demain, c’est déjà aujourd’hui.

Agissons !

Fait à Cotonou, le 6 mars 2013


Pour la dynamique « Alternative citoyenne »,


Ont signé :



   Orden Alladatin

Urbain Amégbédji     
               
 Joel Atayi-Guédégbé

 Zakari Sambaou     
                                          
Séraphin Agbahoungbata

ENFIN MADAME SOLANGE SOUMANOU AGBAYAHOUN QUITTE LE FONDS D’AIDE A LA CULTURE


C’est dans le relevé du conseil des ministres de ce mercredi 06 mars que figure la nouvelle qui a fait jubiler plus d’un artiste béninois : Blaise Tchétchao remplace Solange S. Agbayahoun à la tête du fonds d’aide à la culture.
En poste depuis bien des années, celle dont le départ sème en ce moment même la joie dans nombre de milieux artistiques béninois s’est illustrée par ces méthodes peu orthodoxes de gestion et d’attribution des fonds alloués aux artistes et à la culture. Madame Agbayahoun au fil des années est parvenue à soumettre beaucoup d’artistes à son régime et à ses méthodes peu transparentes d’attribution de fonds. C’est vrai, certains n’avaient pas le choix mais il y avait ceux qui pouvaient résister et continuer à dénoncer mais qui ont très trop changé de veste et faire allégence à madame Agbayahoun pour voir tout leur dossier passé.  
Ainsi, il y avait disait-on, un régime dit de tuteura où l’artiste devra passer par un tuteur parmi les membres du conseil d’administration  pour voir aboutir son dossier. Et dans ce cas, il cède à son tuteur et à ceux qui, au sein du conseil l’auraient aidé à faire passer ledit dossier, 20% (vingt pour cent) du montant obtenu. Voilà comment parfois avec complicité de madame Agbayahoun ou de certains conseillers  du fonds, l’argent attribué à certains artiste ou à certains projet n’a servi soit à payer : une moto ; une ferme ; une maison ; la dot ; soit à initier un commerce ou à célébrer le mariage. Toutes ces bêtises aboutissaient parce que la complicité dans la maison le permettait ; elles aboutissaient aussi parce que la directrice a tout mis en œuvre pour qu’il n’y ait aucun système de contrôle ni de suivi des projets financés par la structure. En son temps toutes mes dénonciations avaient été prises pour des querelles de personnes ou d’aigri. Et du coup, tout dossier sur lequel figurait mon nom, quel que soit le titre ou la fonction, est systématiquement rejeté. Certains conseillers malheureux ont même vertement proféré que tant qu’ils siègeront au fonds, aucun dossier de Isidore n’obtiendra gain de cause….Mais ça, c’est une autre histoire.
La joie et l’allégresse que je lis dans le rang de certains artistes qui crient alléluia depuis l’annonce du départ de madame Agbayahoun du fonds d’aide pourrait ne pas durer. Car si madame Agbayahoun est partie, tout le système qu’elle a travaillé à instaurer depuis des années existe ; et les bénéficiaires immédiats (certains conseillers  et certains fonctionnaires du fonds) tiennent à le pérenniser parce que accrochés à leurs «tétines».  Pour le moment donc, il n’y a pas encore eu révolution au fonds d’aide à la culture. Il y a eu que changement à la tête. Et ce type de montre, pour arriver à le vaincre, il faut non seulement lui ôter la tête mais aussi lui couper tout le reste du corps. Il faut le tuer en somme. La gestion du fonds d’aide sous le règne honteux et calamiteux de madame agbayahoun a laissé un amer souvenir à beaucoup d’artistes béninois coupés injustement de ce financement public, juste parce qu’ils ont dénoncé une certaine pratique.
L’assainissement total de cette maison passe surtout par de vraies et profondes réformes qui ne doivent occulter aucun secteur notamment la clarté et la précision sur les critères d’attribution du fonds ; les conditions d’éligibilité des dossiers ; le rôle et le mode de désignation des conseillers ; le rôle, la valeur et la place des experts ; leurs avis par rapports à ceux des conseillers. Car, il ne se conçoit pas que les experts donnent un avis favorable sur un dossier que les conseillers viennent rejeter après. 
Au jour d’aujourd’hui, les conseillers sont à la fois juges et arbitre ; nombreux sont ceux parmi eux qui obtiennent des subventions pour des activités. Même s’ils ne viennent pas directement souscrire, ils déposent leurs dossiers par le biais d’une tierce personne. C’est autant de situation qui sèment la confusion sur le rôle exact du conseiller.

mercredi 6 mars 2013

AFFAIRE TENTATIVE DE COUP D'ETAT AU BÉNIN: LES VIEILLES MÉTHODES DE GOUVERNANCE DES ANNÉES QUATRE-VINGT RENAISSENT AU BENIN


Ça y est! Nous y voilà. "Tentative d’empoisonnement du père de la nation" par ici! "Tentative de coup d'Etat" par là ! Et plus loin encore"Complot contre la sûreté de l'Etat". Ces concepts et modes de gouvernance des années quatre-vingt et même plus, commencent à refaire surface au Bénin.
Le dimanche 3 mars, le procureur de la République près le parquet de Cotonou, presque mal à l'aise pour ne  pas dire peu sûr de ce qu'il avait à dire, annonçait au monde entier que messieurs Zomanhoun pamphile et Johannes Dagnon respectivement colonel de la gendarmerie et homme d'affaires béninois avaient monté un "coup d'Etat" dont le but était de renverser e régime du président Yayi Boni, le contraindre à l'exil à son retour de Conakry et d'instaurer un régime militaire au Bénin.
Cette énième affaire d'atteinte à la sûreté de l'Etat ou à celle de son chef sent du déjà vu et du déjà entendu. Il y cinq mois en effet, un puissant homme d'affaire béninois proche du pouvoir et tombé en disgrâce  avait été désigné comme l'instigateur d'une tentative d'empoisonnement du chef de l'Etat. Et à l'occasion, le même procureur, presque constipé s'était présenté devant les caméras et micros du pays pour faire son annonce.
Ces annonces de malheur à répétition ne portent pas bonheur au pays; aux citoyens ni à l'économie du pays. Elles font fuir les investisseurs potentiels et ceux qui sont déjà installés deviennent méfiants. On joue trop de nos jours avec la peur et la détresse des citoyens qui ne demandent qu'à vivre en paix. Ce n'est pas en jouant à faire peur au peuple que Yayi concervera son pouvoir mais au contraire...
C'est en réalité les méthodes de gouvernance d'un passé pas aussi lointain que ça, mais dont plus aucun pays ne rêve aujourd'hui qui renaît au Bénin, où tous ceux qui ne ne font pas allégeance au "roi" sont taxés d'opposants voire putschistes et exhibés comme tel   face à la nation. Pour aller plus loin, nous sommes confrontés au Bénin sous le règne de Yayi aux méthodes de feu Eyadema dont on connait les conséquence su le peuple togolais. Et pour qui sait où notre président a passé dix années en poste, on est en droit de se dire que l'élève est sur les pas du maître.
Avec la géopolitique encours aujourd'hui dans la sous région Ouest africaine et vu les forces des organisations régionales et sous-régionales, les militaires sont conscients qu'il ne peut plus avoir de place pour des putschistes. Le cas du mali est encore très récent et devrait les édifier. 
Yayi Boni trouve trop le mal partout. Et pour peu qu'il a un mot à reprocher à X ou Y, celui-ci devient un danger pour lui; un ennemi à abattre. Dans quelle démocratie sommes-nous où le président de la République travaille chaque jour à phagocyter l'opposition; à éliminer politiquement, économiquement tous ses contradicteurs et mêmes des opérateurs économiques qui ne sont pas de son bord politique et ceux tombés en disgrâce avec lui.
Aujourd'hui, le mal dont souffre le Bénin entier reste la division entre nordiste et sudiste. Elle est si flagrante qui même l'on se voilait la face, elle s'impose à vous. Et c'est depuis l'avènement du président actuel que les positions sont devenues aussi frontales. Il fait tout pour qu'il n'y ait que nos frères du nord aux importants postes de décision et dans la fonction publique. On sait comment ces ethnies du nord sont enroulées dans l'armée, la police, la gendarmerie ou la douane.
Le dernier concours de recrutement d'agent au profit du ministère des finances a été un exemple palpable où des noms de candidats admis ont été remplacés par des personnes proches du pouvoir et des autorités qui ont à charges l'organisation  et la délibération dudit concours! Mais où allons-nous, diantre! Et avec ça, on ose interdire des marches de protestation pour ne promouvoir que des marches de soutien. Soutien, mon cul, oui! 

vendredi 31 août 2012

DIFFUSION DE « LA TRAGÉDIE DU ROI CHRISTOPHE » AU BÉNIN : DEUX COMÉDIENS LICENCIES APRES SEULEMENT SIX REPRÉSENTATIONS.


Partie pour une tournée de vingt (20) dates à travers des villes du Bénin, la tournée dans le cadre de la création et de la diffusion de « la tragédie du roi Christophe » vient de marquer un arrêt. Même si cet arrêt était prévu, il est en même temps l’occasion pour le metteur en scène de se séparer de deux de ses grands acteurs : Messieurs Akala AKAMBI, 60 ans précédemment dans le rôle de « Christophe » et Koffi GAHOU, 65 ans précédemment dans le rôle de « Pétion ».
Cette séparation entre le metteur en scène et les deux acteurs a eu lieu à la demande du metteur en scène qui, à plusieurs reprises, a eu à saisir la production du spectacle, sur les insoumissions et les insubordinations des deux comédiens. Les gouttes d’eau qui ont fait déborder le vase remontent respectivement au 9 et au 16 août au centre culturel chinois et à l’EITB (Ecole Internationale de Théâtre du Benin) à Togbin.
Le jeudi 9 août dernier, à la veille des représentations des 10 et 11 tenues au centre culturel chinois, le metteur en scène a convoqué tous les comédiens pour 17heures dans ledit centre. Le plateau entretemps occupé par le décorateur et toute son équipe, n’a pu être disponible qu’à 22heures. Quand          à cette heure précise, le metteur en scène a invité tous les  acteurs à enfiler les costumes pour une « allemande », le comédien Akala s’est violement opposé à cette démarche ; il dit «ne pas vouloir s’en merder avec ces costumes.» Il a été soutenu dans sa position par le comédien Koffi, prétextant la fatigue et l’heure avancée, il s’est  lui aussi opposé à la tenue de ladite séance…  Convaincus finalement par la production de se plier à l’exercice, les deux comédiens rebels sont montés sur la scène. Mais à première injonction du metteur en scène, réclamant du silence et du respect pour les techniciens encore en pleine fouille sur la scène, le comédien Akala s’est enflammé, traitant le metteur en scène de « mal poli ». C’est à pas de charge que le comédien a abordé le metteur en scène qui n’a eu son salut que grâce à l’interposition entre son agresseur et lui, du patron de la production.
Le jeudi 16 août, tous les comédiens étaient convoqués devant le CCF de Cotonou à 15heures pour un départ en bus à Togbin où devrait se tenir ne représentation à 21heures. Le comédien SALANON James ne s’est présenté au lieu de la représentation qu’à 20heures 20minutes ; il est aussitôt reparti pour ne revenir qu’à 20heures 47 minutes. Entretemps, le metteur en scène a procédé à des aménagements dans le spectacle mettant à charge d’autres acteurs, les répliques du comédien absent. Dès l’arrivée de ce dernier, et à la demande du metteur en scène, il lui a été signifié qu’il n’est pas distribué pour la soirée. L’intéressé s’en est plaint au comédien Koffi GAHOU qui, sans chercher à comprendre la raison de la décision du metteur en scène, s’est mis dans une vive colère. Il a menacé de ne pas jouer tant que le comédien indélicat n’aurait pas été rétabli dans « ses droits ».  Il a ainsi  pris en otage et metteur en scène, et acteurs, et membres de la production de même qu’une partie importante du public déjà présent sur les lieux, pour plus d’une heure de temps. Il s’est tour à tour opposé aux conseils et supplications de certains comédiens et des membres de la production avant d’accéder à la demande de son ami et alter ego, Akala de lui  « faire plaisir en jouant ».
C’est donc aux termes de tous ces manquements graves à la discipline, au respect de l’autorité et à la bonne ambiance de travail, que les deux comédiens souvent auteurs des disfonctionnement sur la création ont été remerciés à la demande écrite du metteur en scène, adressée à la production.  Désormais donc, messieurs Akala et Koffi, précédemment comédiens dans les rôles de « Christophe » et de « Pétion » ne font plus partie de l’équipe dirigée par le metteur en scène DOKPA Isidore. Il est à pied d’œuvre pour pourvoir  leur remplacement et permettre la bonne circulation du spectacle et le respect de tous les engagements pris.
Le comportement de ces deux messieurs sensés être des exemples pour les jeunes posent un réel problème.
En effet, recrutés pour leurs profils et pour leurs expériences professionnelles en la matière, ces deux comédiens ont développé, aux dires du metteur en scène, des caprices de star durant tout le temps de travail, faisant du retard, de l’absentéisme, de l’insoumission à autorité leur cheval de bataille.  
Ce qui est sur rien de bien ni de grand ne peut être fait sans un minimum de discipline et de rigueur. Et au théâtre, la soumission de l'acteur aux recommandations et et orientations de travail du metteur en scène est une règle d'or. 
N'est-il pas  enseigné et reconnu comme règle de travail fondamental au théâtre dans  tout le grand EST (UNIONS SOVIÉTIQUES) jadis, que si la troupe peut être considérée comme un régiment militaire, le metteur en scène en est le commandant en chef, et les comédiens des soldats? 

mercredi 29 août 2012

CRISES POLITIQUES AU BÉNIN: ET SI YAYI PRENAIT L’ÉTOFFE D'UN CHEF D'ETAT ET PAS CELLE D'UN CHEF DE BANDE ARMEE?

Dérives après dérives, le Bénin fonce tout droit vers le pire, avec aux commandes le président de la République lui-même, qui à chaque carrefour, à chaque stationnement, redouble d'ardeur pour entrer dans le mur. Paraît-il qu'il rêvait du mur, il y a bien longtemps.
La démocratie béninoise, longtemps citée en exemple, tente depuis peu d'entrer dans l'histoire, dans la petite et sale histoire, et par la petite porte peu recommandable, avec des Hommes politiques imbus de leurs personnes, de leurs pouvoirs et accrochés aux honneurs. 
Des Hommes politiques devenus acariâtres, vindicatifs, amers et dangereux, juste à l'idée qu'ils quitteront le pouvoir un jour. 
Depuis, c'est désormais la politique de "Après moi,  c'est le déluge" qui est encours au Bénin.
Après ses scandaleuses et agressives déclarations du 1er Août dernier, où le chef de l'Etat a invité ses partisans du Bénin profond à en découdre avec ses adversaires, le mercure ne cesse de monter dans un camp comme dans un autre. Mais le match semble désormais se jouer au sein d'une même équipe où des joueurs d'un même coach devront s'affronter. 
Si on a tout le temps vu les partisans du pouvoir défilé à longueur de journée et de nuit à marcher, chanter,  prier et à scander des slogans hostiles aux adversaires du chef de l'Etat, c'est encore dans le rang de celui-ci que vient de surgir un partisan pas comme les autres. La nature a horreur de la monotonie.
En effet, Acteur des premières heures et des premiers combats pour l'élection du président en 2006 et en 2011, ancien ministre de Yayi puis actuel député F.C.B.E au parlement, Candide AZANNAI vient de rompre la monotonie et le bal des soutiens tous azimuts à la dérive de son chef. 
Dans un entretien télévisé, il s'est déclaré vertement contre le sens et la  forme des propos du chef de l'Etat, tout en se réclamant de la mouvance présidentielle. Et pendant ce temps, le bal des obligés se poursuit dans les rues; les salles de conférences et autres lieux de réunion où l'on chante à longueur de temps les mérites du chef en proférant des menaces de mort contre ses adversaires. Et comme si tous ces recrus n'étaient pas à la hauteur de la tâche, le chef de l'Etat ne cesse lui-même de laisser tomber quelques gouttes d'essence sur le feu,  déjà incandescent. A qui profitera le brasier en construction. N'y a-t-il plus de sapeurs pompiers de l'ordre de Monseigneur De Souza ou du Cardinal Gantin (paix à leurs âmes) dans ce pays? Qu'il nous souvienne qu'en 2011, la député RB, dame Rosine Soglo avait informé la nation toute entière depuis le parlement, qu'en sa présence et en présence d'autres témoins dont elle avait cité les noms, le président Yayi Boni a promis de mettre le pays à feu et à sang! Sommes-nous déjà entré dans la phase exécutoire de cette promesse?  
Tout porte à croire que la tête de Yayi porte malheur à ce pays et qu'il nous faudra nous en débarrasser à tout prix en 2016 quoique cela va nous coûter. 

jeudi 23 août 2012

RUMEURS DE COUP D'ETAT AU BÉNIN: LE GOUVERNEMENT JOUE SUR LA PEUR DES CITOYENS

Depuis quelques temps des rumeurs les plus persistantes font état de ce que le Bénin sera bientôt le théâtre d'un coup d'Etat militaire. 
Cette rumeur qui n'ébranle guère les béninois a fini par échouer dans la bouche du ministre de l'intérieur lui-même. 
En effet, dans un communiqué radio télévisé, le ministre a fait état de ce que des Hommes politiques et des opérateurs économiques se préparent à renverser par la force le régime du président Yayi Boni.
Je ne jure de rien. Mais on connait tous, ces techniques d'un régime en difficulté de gouvernance politique, social et économique mais qui crie aux complots partout afin de s'attirer la sympathie et le soutien du peuple, et même celle de certains bailleurs.  
Toutes les nuits à Cotonou-pour ce que je sais-, des chars d'assaut, des véhicules militaires et des contingents entiers de soldats armés, sillonnent les rues, terrorisant psychologiquement les populations.
Que personne ne se leurre, les béninois ont moins à craindre d'un coup d'Etat militaire aujourd'hui, que de la gouvernance de Yayi et de ses conséquences sur l'avenir du pays.
Un coup d'Etat pourquoi faire? Pour récupérer quoi, et pour gérer quoi?  Les caisses de l'Etat sont vides; le taux de croissance est autour de 2%; le Bénin est ce moment la dernière économie de l'U.E.M.O.A et même de la C.E.D.E.A.O. 
Le pays est aujourd'hui beaucoup plus menacé par la gestion approximative, calamiteuse et dangereusement régionaliste et clanique du président que par des logiques de coup de force ou de remise en cause du régime.
Depuis ce triste et ridicule annonce par le ministre de l'intérieur, le bal des obligés a repris. Tous les jours, du matin au soir, sous la pluie comme au soleil, chaussés ou pas, nus ou à demi nus, certains ne nos compatriotes se croient obligés de marcher pour soutenir les actions du gouvernement et de son chef, moyennant quelques centimes de nos francs. Pourtant, le peuple a moins besoin de marche que de centimes; il  a moins besoin de centimes circonstanciels  que de travail.
On se croirait au Togo sous le tristement célèbre Eyassingbé Eyadéman.  
La crétinisation et la manipulation des populations à des fins honteusement politique a atteint des niveaux jamais égalés dans ce pays. 
Si coup d'Etat il doit y avoir sous ce régime, ce ne serait qu'une révolution de palais. Ce serait tout simplement une entente entre Yayi et ses dépositaires pour le décharger de la tâche. Car la preuve  est là qu'il n'en est pas capable. 

dimanche 19 août 2012

CRISE POLITIQUE AU BÉNIN: YAYI CONDUIT LE PAYS VERS UNE GUERRE CIVILE.

Le Bénin bascule tout doucement vers une crise politique liée à la mal-gouvernance du pays du fait de l'équipe dirigeante actuelle.

Les déclarations univoques, partielles et parcellaires du chef de l'Etat, à l'occasion de la célébration du 52 ème anniversaire de l’accession de notre pays à l'indépendance, sont le rubicond le plus élevé qu'un régime ait franchi dans notre pays, et qui donc, a fait déborder la vase. 

Jamais on a entendu un président de la République élu ici au Bénin, menacé publiquement au nez et à la barbe des béninois, qu'il ferait descendre ses partisans  dans les rues pour affronter l'autre partie du peuple. 

Jamais on entendu un président de la République élu ici au Bénin,  opposer vertement  et outrancièrement les opérateurs économiques privés les uns aux autres, brandissant à la télévision la liste des pires et celle des meilleurs. 

Jamais on entendu un président de la République élu ici au Bénin, menacé en des termes aussi bas que vulgaires, une frange importante de la population, les traitant de petits. 

Enfin, jamais on entendu un président de la République élu ici au Bénin, travaillé autant à la haine raciale, à la division, au régionalisme, au népotisme et à la gabegie. 

Le régime actuel tente par tous les moyens savamment choisis de conduire le peuple vers une guerre civile dont l'issue sera même incertaine au président de la République, contrairement à ses prévisions.

En faisant descendre ses "partisans" dans la salle de conférence que l'opposition a retenu  pour répondre aux attaques et contres vérités contenues dans les déclarations du chef de l'Etat, celui-ci a montré une fois de plus son peu de penchant pour la démocratie et la contradiction. Il a montré qu'il entretien avec la jeune de ce pays- pour ceux qui le suivent- un lien humiliant de dépendance. Une jeunesse aux ordres et commise aux basses et sordides tâches.
Ce qui est certain, tous ceux qui, par le passé, se sont rendus coupables d'actes, de comportements et de propos comme ceux de Yayi BONI en ce moment, ont fini devant le Tribunal Pénal International. C'est le cas de Charles TAYLOR, Laurent GBAGBO et bien d'autres zélés et dirigeants politiques peu soucieux de la dignité humaine. Yayi ne saurait déroger à la règle ni au principe. Il suffira qu'il remplisse bien les conditions, et pour l'heure, il n'en est pas loin. Un peu de patience donc chers compatriotes.

    

mardi 19 juin 2012

CRÉATION DE "LA TRAGÉDIE DU ROI CHRISTOPHE" AU BÉNIN: ENFIN QUELQUES SIGNES DES AMIS PORTES DISPARUS

Dans ma précédente publication sur ce même blog, c'est avec beaucoup d'inquiétude et de peine, que j'annonçais la disparition de trois comédiens, tous appartenant à ma distribution sur " La tragédie du roi Christophe" en cours de création en ce moment même.
Aujourd'hui, c'est avec beaucoup de joie que je vous apprends que certains des amis ont donné signes de vie. C'est le cas de MIGAN Bardol, qui a reconnu s'être absenté deux jours du chantier, parce que ayant des contretemps sérieux pour lesquels, il n'a pas jugé utile de solliciter une demande d'absence qui pourrait lui être refusée a-t-il pensé.
NANSSEGANDE Didier, qui lui aussi s'est présenté, a évoqué la question de son "contrat", "le régime de faveur" que le metteur en scène accorderait à un des comédiens, et les prises de paroles "intempestives" de deux comédiennes.
Quant à TOLOHIN  Gérard, il n'a pas donné signe de vie depuis; tout au moins, il a répondu au téléphone que son comportement n'est nullement un acte de démission et qu'il passerait bien chercher la "demande d'explication" qui l'attend au secrétariat de la création.
En effet, à chacun de trois garçons auteurs de la situation que j'évoque, j'avais adressé une demande d'explication dont la réponse, attendue sous vingt-quatre heures, dès réception du courrier, est la condition à toute discussion sur leur éventuel retour au sein de l'équipe. Bardol et Didier qui se sont portés sur les lieux de répétitions aux fins, disent-ils de me parler, ont reçu leur courrier respectif après avoir  longuement discuté avec le producteur du spectacle.
A ce jour, seul Bardol a répondu et dans le délai avec beaucoup "d'excuses et de reconnaissance de sa faute". Après en avoir débattu avec les responsables à la production du spectacle, et après avoir consulté quelques comédiens, je l'ai réintégré dans le groupe.
Il me plait ce pendant de revenir sur les arguments développés par Monsieur Nanssègandé au producteur du spectacle lors de leur entrevue.

D'abord du contrat:

C'est un faux débat. Monsieur a eu toutes les discussions au sujet de la signature de son contrat avec l'administration. Il fait partie de ceux qui n'avaient pas envoyé à temps leur adresse physique à la production pour l'impression des contrats. Aussi, Les répétitions ont commencé le lundi 4 juin et déjà le mardi 12, monsieur est absent au motif qu'il n'a pas de contrat. Si monsieur était de bonne foi, il pouvait passer un coup de fil à l'administrateur du spectacle ou tout au moins en parler avec le metteur en scène.

Ensuite des deux comédiennes: 

Là encore, il s'agit d'un alibi; les deux dames dont parle monsieur Nassègandé font partie intégrante de la production; elles sont distribuées dans ce spectacle non pas en fonction de leur rôle administratif, mais en raison de leur capacité et qualité artistiques qui, j'en suis sûr apporteraient beaucoup à cette création. Et je n'ai le souvenir à aucun moment, de les avoir entendu, s'adresser aux comédiens en des termes peu respectueux. A supposer ce pendant qu'un incident de ce type ce soit produit avec monsieur Nanssègandé, il n'avait qu'à s'en référer au metteur en scène, présent sur les lieux à plein temps, si tant est qu'il est animé de bonne volonté!

Enfin du régime de faveur  fait à un comédien: 

Je le reconnais et l'assume. Il s'agit d'un comédien d'une soixantaine d'années, encore fonctionnaire! L'un des  meilleurs de nous tous, après Tola KOUKOUI! Le monsieur est à deux doigts de sa retraite. Quand je l'ai sollicité pour cette création, il a pris un congé administratif pour se mettre à disposition.... Au cours des travaux de table, il a montré une grande longueur d'avance sur tous les autres comédiens; ce qui fait que parfois je le libère une ou deux heures de temps avant l'heure. Bien plus, il habite à Porto-Novo, d'où il quitte tous les matins pour nous rejoindre, soient trente-trois kilomètres. En plus, il lui est arrivé d'avoir une ou deux situations pour lesquelles je l'ai autorisé à ne pas être présent aux répétitions.
Monsieur Nanssègandé, vous devez apprendre à vivre avec les Hommes. A reconnaître votre juste valeur et vos mérites particuliers, sans jamais vous comparer à autrui ni prétendre aux mêmes avantages ou privilège, surtout à plus âgé, ni à plus expérimenté que vous! Où placez-vous donc le sens et la notion du plus âgé? Le sens du papa ou celui du Fofo existe-t-il encore pour vous? Vous devez êtes particulièrement gonflé et abominablement prétentieux pour prétendre aux mêmes privilèges, si privilège il y a, que quelqu'un qui a l'âge de votre père! Les  soient disant faveurs que j'aurais accordé à ce monsieur, ont-elles un impact sur votre travail, sur votre contrat? Sur votre vie? Attention, monsieur! L'une des qualités de tout créateur, est l'humilité. Que dis-je, l'humilité, encore l'humilité! Et toujours l'humilité. Pensez-y! 
Bon vent à vous.  

vendredi 15 juin 2012

CRÉATION DE"LA TRAGÉDIE DU ROI CHRISTOPHE" AU BÉNIN: TROIS COMÉDIENS PORTES DISPARUS

Depuis le 4 juin, avec une équipe de dix (10) comédiens et cinq (05) stagiaires en mise en scène et jeux d'acteur, j'ai commencé, à la demande de la Ligue Africaine des Professionnels de Théâtre, qui m'a retenu après "appel à intentions de mise en scène", la création de  "La tragédie du roi Christophe" de feu Aimé Césaire! 
Alors que tout semblait être bien parti pour une équipe que je trouvais comme celle de tous mes rêves, trois comédiens, notamment Gérard TOLOHIN, Didier NANSSEGANDE et Bardol MIGAN, après les répétitions du lundi 11 juin, n'ont plus donné signe de vie à ce jour. 
Toute démarche pour les joindre demeure sans succès; leurs téléphones sonnent mais ils ne décrochent pas.
Que serait-il arrivé à ces trois garçons forts intéressants dans ma démarche artistique actuelle? Auraient-ils décidé de rompre unilatéralement le contrat qui nous lie? Seraient-ils passés à la phase exécutoire d'un acte de sabotage pensé et mûri depuis des jours, ou auraient-ils reçu autre proposition plus alléchante que les conditions que leur propose l'employeur, ici?
Voilà donc trois garçons qui, lors du casting et l'atelier casting qui s'en est suivi, m'ont admirablement émerveillé en s'accrochant aux différents personnages qu'ils avaient à proposer avec des arguments techniques bien solides.
Je voudrais bien croire que rien de bien dommageable ne leur est arrivé; qu'ils sont bel et bien vivant. 
Je voudrais croire aussi qu'une telle absence n'est déjà pas  le signe d'une rupture de contrat, ou  d'un abandon de poste. Car le théâtre repose sur le dialogue; le dialogue avec l'autre. Et on ne saurait dans une société, dans une famille comme celle du théâtre, sans dialogues, sans poser le ou les problèmes que l'on a, empoisonner la vie à tout le reste de part son silence ou son absence.
Ceci est donc un appel à X pour aider à retrouver, ne serait pour s'assurer qu'ils vont bien, trois individus portés disparus. 

A suivre


dimanche 10 juin 2012

YAYI BONI TIENT A REMETTRE LE BÉNIN A GENOUX

BRAQUAGE AU BÉNIN: LE GOUVERNEMENT DE YAYI BONI AUX ABOIS DANS LA FILIÈRE COTON.

Dans la nuit du vendredi au samedi 9 juin, un lourd détachement de militaire s'est rendu sur le site d'entreposage d'intrant agricole "ATRAL" de l'opérateur économique Patrice TALON. La horde de militaires, sous le commandement d'un colonel de l'armée béninoise a procédé à la "saisi" d'une quantité  importante d'engrais cotonnier. Rassurez-vous, ce n'est pas parce que le produit est de mauvaise qualité! Ce braquage opéré en pleine nuit et sans préalablement avoir consulté les responsables de l'entreprise résulte tout simplement du fait que le gouvernement ayant déclaré la guerre à l'opérateur économique sus cité jure de le fragiliser par tous les moyens et dans tous les secteurs. A ce sujet, le pouvoir vient de casser le monopole de l'homme d'affaires sur le coton béninois. Et après avoir échoué dans sa promesse, comme d'habitude sans contenu, de fournir des intrants aux producteurs très en retard sur la saison,  le gouvernement n'a trouvé autre issue que d'aller attaquer nuitamment le dépôt d’engrais de l'homme d'affaires.
Comme si cela ne suffisait pas, un navire battant pavillon MARCHAL ISLAND transportant une importante quantité d'engrais pour le compte de la société SDI de Patrice TALON, a été arraisonné en haute mère par des militaire de la présidence avec obligation de venir décharger la marchandise au port autonome de Cotonou. Pour le moment, le commandant de bord et son équipage, tous des chinois, refusent d’obtempérer.
Comme on peut le constater, le Bénin passe progressivement sous le règne de la dictature après avoir essayé le cafouillage, l’amateurisme, l'improvisation, le  copinage et le régionalisme. 
 l'allure où vont les choses, le tour du Bénin vient après juste celui du Malin et des la Guinée Bissau.