jeudi 18 avril 2013

DISCOURS DU ROI LEOPOLD II AUX MISSIONNAIRES BELGES EN PARTANCE POUR LE CONGO: C'ETAIT LE 12 JANVIER 1883

 
"Révérends pères et chers compatriotes.


La tâche qui est confiée est très délicate et demande beaucoup de tact. Vous partez certes pour évangéliser le Congo, mais cette évangélisation doit servir avant tout les intérêts de la Belgique.

L'objectif principal de votre mission au Congo n'est donc point d'apprendre aux nègres à connaître Dieu, car ils le connaissent déjà. Ils parlent et se soumettent à un "Nzambi Pungu", un "Nzambé Mawenzi", et que sais-je encore. Ils savent que tuer, voler, coucher avec la femme d'autrui, calomnier et injurier est mauvais.

Ayons donc le courage de l'avouer, vous n'irez pas leur apprendre ce qu'ils savent déjà.

Votre rôle essentiel est de faciliter la tâche aux administratifs et aux industriels, c'est-à-dire que vous interpréterez l'Evangile de la façon qui servira au mieux nos intérêts dans cette partie du monde.

Pour ce faire vous veillerez, entre autres, à désintéresser nos sauvages des richesses dont regorgent leur sol et sous-sol, pour éviter qu'ils s'y intéressent et ne nous fassent une concurrence meurtrière et rêvent un jour de nous déloger de cette partie du monde, avant que nous nous enrichissions.

Votre connaissance de l'Evangile vous permettra de trouver des textes recommandant aux fidèles d'aimer la pauvreté, tel par exemple : "Heureux les pauvres, car le royaume des cieux leur appartient. Il est aussi difficile pour un riche de rentrer au ciel, qu'un chameau de passer dans le trou d'une aiguille, etc...".On fera donc tout pour que les nègres aient peur de s'enrichir pour mieux mériter le ciel, les soutenir petit à petit pour qu'ils ne se révoltent jamais un jour.
Les industriels et les administratifs seront obligés de se conformer à ce que je vous recommanderai. A vous, prêtres et pasteurs blancs, de temps en temps, de leur faire craindre le recours à la violence, les injures, les coups. Il ne faudrait pas que les nègres ripostent ou se nourrissent de vengeance.


Pour cela, on les enseignera par tous les moyens et vous insisterez pour qu'ils prennent exemple sur tous les saints qui ont tendu les joues, qui ont pardonné les offenses, qui ont reçu les crachats et insultes. Il faudrait les décourager et les détacher de tout ce qui pourrait leur donner le courage de nous affronter.

Je songe ici spécialement à leurs nombres fétiches de guerre, qu'ils prétendent ne point abandonner.

Votre action doit se porter essentiellement sur les jeunes afin qu'ils n'hésitent point à nous saluer, qu'ils ne se révoltent pas. Si le commandement des parents est en contradiction avec celui des missionnaires, l'enfant devra apprendre à obéir à ce que lui recommande le missionnaire qui est le père de son âme.

Insistez surtout sur la soumission et l'obéissance. Evitez de développer l'esprit critique dans vos écoles. Apprenez à vos élèves à croire et non à raisonner.

Ce sont là, chers compatriotes, quelques-uns des principes que vous appliquerez sans faille. Vous en trouverez beaucoup d'autres dans les livres et textes qui vous seront remis à la fin de cette séance. Vous y lirez donc ce que je vous recommande à vous prêtres et pasteurs blancs.
Evangélisez les noirs jusqu'à la moelle des os, afin qu'ils ne se révoltent jamais contres les injustices que vous allez leur faire subir. Faites-leur réciter chaque jour : "Heureux ceux qui pleurent, car le royaume des cieux leur appartient".

Convertissez les noirs au moyen des chicottes, gardez leurs femmes à la mission pendant neuf mois, afin qu'elles travaillent pour vous. Courtisez-les s'il le faut et exigez ensuite de ces convertis d'offrir un signe de reconnaissance, de bonne viandes - chèvres, poules, coqs et oeufs, chaque fois que vous visitez chaque village.

Faites tout pour éviter que les noirs ne deviennent jamais riches. Pour ce faire, chantez-leur chaque jour qu'il est impossible à un homme riche d'entrer dans le royaume des cieux. Faites-leur payer une taxe chaque semaine à la messe du dimanche. Détournez cet argent prétendument destiné aux pauvres pour avoir des magasins importants, là où vous êtes, paroisse, procure... Transformez ainsi vos mission en de gros centres commerciaux florissants et aidez légèrement les pauvres pour encouragez d'autres blancs à investir régulièrement.

Demandez aux noirs de mourir de faim et, vous autres mangerez cinq fois par jour.

En plus que vos ventres soient toujours plein de bonnes choses et que vos bouches exhalent partout l'odeur des oignons, instituez pour eux un système de confession qui fera de vous de bons détecteurs, ou détectives pour dénoncer tous les noirs à une prise de conscience pour la revendication de l'indépendance nationale.
Enseignez-leur une doctrine que vous ne mettrez jamais en pratique et, s'il vous demandent pour quelle raison vous avez un comportement contraire à ce que vous prêchez, répondez-leur : "Vous, les noirs, suivez ce que nous disons et non ce que nous faisons".

Et s'il répliquent en disant : " Une foi sans oeuvre est une foi morte", fâchez-vous en appliquant le fouet, et répétez leur : "Heureux ceux qui croient sans protester".


Discours intégral du Roi des Belges, dicté sur application recommandée à son porte-parole Ministre de l'Intérieur.

mercredi 10 avril 2013

DEUX ANNEES DE GOUVERNANCE POUR QUEL BILAN


DEUX ANS APRES SON INVESTITURE COMME PRÉSIDENT ÉLU DE LA RÉPUBLIQUE  QUE RETENIR DE LA  GOUVERNANCE DE YAYI BONI, DE SES ACTIONS A LA TÊTE DU BÉNIN ET DE SON ELECTION AUSSI.

Le 6 avril 2011, Yayi Boni  a prêté serment pour la deuxième fois consécutive en sa qualité de président élu de la République du Bénin. En ce jour anniversaire de cette fameuse élection, il nous paraît important de jeter un regard rétrospectif sur les conditions d’organisation de l’élection qui a fait de ce président le tout premier à avoir été élu dès le premier tour d’une élection aussi importante au Bénin même s’il n’a pas la popularité ni l’aura encore moins la carrure politique de son prédécesseur, Mathieu Kérékou. Ce papier sera aussi l’occasion d’évaluer la gouvernance de l’homme et ses actions à la tête du Bénin depuis ce deuxième mandat.   

Des conditions d’organisation de l’élection  présidentielle de mars 2011.

Les conditions d’organisation et de déroulement de l’élection présidentielle de mars 2011 restent encore floues pour beaucoup de démocrates d’ici et d ‘ailleurs.
 En effet, à l’occasion de cette élection, le Bénin devait tourner le dos à l’utilisation de la liste manuelle pour une liste informatisée permanente d’où le processus de la L.E.P.I (Liste Électoral Permanente Informatisée). Les querelles politiciennes entre l’exécutif et le législatif avec un arbitrage pas toujours impartial de la cour constitutionnelle a fini par radicaliser les positions…. C’est  dans ces conditions que bon gré mal gré, des partis politiques ont accepté de participer à l’élection présidentielle de mars 2011 après des médiations venues de partout pour concilier les points de vue.  En effet, le  pouvoir exécutif avec ses soutiens d’un côté, l’opposition, les syndicats et la société civile organisée de l’autre, se sont livrés à des scènes indignes et inutiles pour la République. Les uns réclamaient une pause dans le processus en vue de vérifier ce qui est fait pour y apporter des corrections au besoin; les autres, au motif que le temps ne permettait pas de se s’arrêter, tenaient à boucler le processus, quitte à faire des contrôles à la fin....   Aucune des doléances de l’opposition n’a été prise en compte par le pouvoir et ses sbires….La cour constitutionnelle, prenant de plus en plus fait et cause dans cette crise pour l’exécutif et ses alliés, a subi une gigantesque marche de protestation et d’indignation des leaders politiques de l’opposition et des syndicats. A l'occasion, on pouvait noter la présence très active de messieurs Soglo Nicéphore, ancien président de la République ; Bruno Amoussou, ancien président de l’assemblée nationale, ancien ministre d’Etat et plusieurs fois candidat à la présidentielle…..et madame Rosine Vyera Soglo, ancienne première dame, doyenne dame au parlement béninois….. C’est donc dans cette atmosphère que s’est déroulée l’élection qui a fait de l’actuel président, le seul à avoir été élu dès le premier tour d’une élection présidentielle dans notre pays depuis son accession à l’indépendance…. Mais aussitôt les résultats de ladite élection proclamée, monsieur Nassirou Alifary Bako, jusque là président de la CPS-LEPI a fait son apparition dans le tout nouveau gouvernement issu des urnes.... Il est vrai que monsieur  Bako est un cadre  béninois qui peut être appelé à tout moment à servir son pays. Mais son entrée au gouvernement a tout  l'air d’un délit d’initié quand on sait que l’organe qu’il a dirigé tantôt est celui chargé de la supervision et du contrôle de la bonne tenue de la LEPI. Mais nous sommes bien au Bénin et ces détails ne paraissent importants pour personne.

De la gouvernance de Yayi Boni.

Sur le plan économique
Ce début du deuxième quinquennat de Yayi Boni est caractérisé par une grave et dangereuse chasse à l’homme, notamment ses adversaires politiques et leurs alliés économiques. On peut noter le cas de Sébastien Adjavon, puissant opérateur économique persécuté par des redressements fiscaux bidons et injustifiés. Son tort : avoir soutenu le candidat de l’opposition lors de la présidentielle. Il y a aussi le cas Patrice Talon, un autre magnat de l’économie béninoise. Longtemps allié du président de la République, monsieur talon  serait  tombé en disgrâce pour avoir refusé de financer la modification de la constitution aux fins de permettre à Yayi de se maintenir au pouvoir après 2016. Et depuis, l’homme d’affaire est la cible; il  est spolié de toutes ses affaires au plan local. Tous les contrats qu’il a régulièrement passés avec l’Etat ont été remis en cause.... Il a été récemment accusé d’avoir tenté d’empoisonner le chef de l’Etat ; l’affaire a fait grand bruit ici sous les tropiques avec  l'émission  d'un mandat d’arrêt international contre le présumé coupable; mais en attendant de le capturer vivant pour lui "régler ses comptes",  certains citoyens de la République, par compassion pour la présumée victime, ont pris d'assaut les rues où à travers marches, chants, danses et slogans hostiles au sieur talon, ils exorcisent le mauvais sort. D'autres pour les mêmes résultats sont dans les mosquées; d'autres dans les églises de toutes sortes et d'autres encore dans les couvant. Mais, talon réfugié en France, coule de beaux jours car la justice française, après avoir étudié les pseudo preuves fournies par la justice béninoise qui demande l’extradition du présumé coupable, n’a pas trouvé d’éléments convaincants dans le feuilleton. Conséquence : "le sieur talon n’est pas  extradable vers le Bénin" dixit le tribunal français.... On croyait le feuilleton terminé là, mais non!Le même talon; toujours lui,  a été à nouveau cité dans une affaire de tentative de coup d’Etat militaire; un deuxième mandat d'arrêt international est  lancé à la trousse du fugitif; car ce n'est pas l'émetteur qui manque. Il est là et n'attend que l'ordre d'émettre. Parallèlement, les marcheurs et les prieurs sont aussi  assidûment à l'oeuvres à travers rues, églises, mosquées et autres lieux de culte avec en soutien ferme, les cadres des ministères, certains président d'institution de la République, la presse et parfois même l'armée.  

Sur le plan politique.
Au plan politique, la gouvernance de ce régime dont nous célébrons les deux ans d’exercice est caractérisée par le musellement de la presse, toute tendance confondue. Peu, et même très peu sont les organes de presse qui ne sont pas sous contrat gouvernemental ; lequel contrat stipule clairement qu’aucun organe de presse signataire dudit contrat ne peut  publier un élément sur le gouvernement ou son chef sans que la qualité de l’élément ait été préalablement vérifiée par la cellule de communication du palais. Les organes qui ont résisté  audit contrat sont sous pression constante ; nombre de leurs journalistes sont souvent jetés en prison pour outrage au chef de l’Etat ou pour diffamation. De sorte que, dans la presse, c’est la monotonie totale. Le même papier est relayé par toute la presse écrite tout comme au niveau des télévisions et radios. C’est les mêmes supports qui sont diffusés avec le même traitement. La dernière à succomber, c’est la chaîne de télévision Canal 3 Bénin qui est passée sous le régime de la monotonie après que sa directrice, accusée d’outrage au chef de l’Etat et condamnée par le tribunal de Cotonou à six (6) mois d’emprisonnement ferme, a bénéficié  in extremis d’une grâce présidentielle.  Cette main mise  sur la presse est aussi au niveau de la justice où c'est toujours le même Yayi qui gagne tous ses procès contres ses adversaires. Impossible d'avoir une justice équitable dans une affaire qui vous oppose au pouvoir ou à son chef. Le procureur est carrément aux ordres et s'y plait apparemment. La justice est devenue un instrument aux mains de Yayi qui l'utilise contre qui il veut et comme il veut. 
Cette pression et ce harcèlement pèsent aussi sur les Hommes politiques de l’opposition et les acteurs de la société civile. Désormais, on fait la prison au Bénin pour ses opinions politiques.  C’est le cas de Lionel Agbo, ancien collaborateur du chef de l’Etat mais désormais virulent et très critique vis-à-vis du régime. Après une émission télé, le parquet de Cotonou, sur une plainte du chef de l’Etat a écouté et condamné à six (6) d’emprisonnement ferme, l’ancien disciple devenu rebelle. L’homme n’a eu la vie sauve qu’après avoir pris la tangente…. 
Pareil au niveau de nos communes où les maires issus des rangs de l’opposition ont tout le temps maille à partie avec les préfets, représentants directs du gouvernement. Le dernier exemple en date est celui du maire de Ouidah. Il lui a été fait injonction, en moins de 24 heures, par le préfet de l’Atlantique/Littoral de surseoir à la cérémonie d’ouverture du somptueux siège qu’il a fait construire pour la ville, alors que des milliers d’invitations sont lancées et des orchestres sont déjà déplacés et déployés sur l’esplanade de ma mairie pour la fête…. En somme, journalistes, Hommes politiques, opérateurs économiques, acteurs syndicaux et organisations de la société civile n’ont pas la vie facile sous  ce régime ; à moins d’appartenir à la famille de ceux qui chantent les louanges de Yayi Boni. 

Sur le plan des réformes.
Dans ce secteur, il y a grand bruit pour presque rien serait-on tenté de dire, sinon pour un désastre. Les réformes encours au port de Cotonou ont fragilisé la rentabilité du port au profit des ports voisins du Bénin. C’est le cas de la filière véhicule d’occasion en baisse drastique depuis le début de ces réformes. Il ressort des constats que le port de Cotonou est le plus cher de la sous région ; que les opérations d’enlèvement, de débarquement et d’embarquement prennent trop de temps.
Dans le domaine de la santé, les grognes dans ce secteur montrent  bien que tout n’est pas rose. Après l’opération « 120 jours pour équiper nos centres de santé », la question de sous ou de mauvais équipement de nos hôpitaux continuent de se poser avec acuité  

Sur le plan culturel.
Il est à reconnaître que depuis son premier mandat, le gouvernement de Yayi Boni a passé le budget du fonds d’aide à la culture de 350.000.000 de Fcfa à 1.000.000.000 de Fcfa. Mais le clientélisme avéré qui a entouré la gestion de ce fonds, le mode et les critères de désignation des administrateurs dudit fonds et l’imbroglio total qui caractérise son attribution et ses conditions d’attributions font de ce fonds un frein au développement culturel au Bénin. 
Aujourd’hui, le Bénin ne dispose pas d’une salle de répétition ni d’une salle de représentation digne du nom encore moins d’une école des arts de la scène. La  formation dans ce secteur n’existe pas. Pourtant, une bonne gestion du milliard culturel aurait permis d’atteindre des résultats élogieux et fort encourageants pour tous. La création artistique a drastiquement baissé en quantité et en qualité sous le régime de Yayi Boni, surtout au cours de ces deux dernières années, où elle a amorcé comme une chute libre, malgré l’existence du milliard cultuel. Justement, sont principalement en cause le clientélisme des conseillers du fonds ; leurs incultures dans le secteur, la mauvaise qualité des projets financés et surtout la crétinisation des artistes par le ministère et le cabinet présidentiel pour qui l'artiste n'est "qu'un amuseur de galeries et un Hommes sans importance.. "

Sur le plan social.
Le panier de la ménagère est vide, pour dire vrai. Malgré les effets d’annonce et toute la campagne de communication qui tend à faire croire que tout va pour le mieux, rien n’a changé ; la crise est dans les foyers. Le béninois moyen vit mal ; il ne mange même plus deux fois par jour. Nos marchés ressemblent de plus en plus à des lieux de tristesse ; de deuil pour ainsi dire. Tellement les bonnes dames font mauvaises affaires.
Le projet de micro crédit, destiné à encourager les femmes sans revenu à entreprendre, a été finalement politisé, et n’y ont accès qu’une infirme partie de femmes prêtes à se prostituer pour bénéficier du prêt. Depuis un moment, certaines radios citent à longueur de journée les noms des personnes ayant bénéficié des millions  de ce prêt sans avoir soldé.
Le délestage. Toutes  les gesticulations du pouvoir exécutif et surtout de son chef à ce sujet ont longtemps laissé croire que le Bénin est  l’abri de ce phénomène. Il ne se passait pas de jour sans qu’on ne parle aux béninois d’une nouvelle connexion avec le Nigéria, la Côte d’Ivoire ou encore le Ghana pour améliorer  notre capacité énergétique mais hélas, que du leurre ! du leurre et du charabia, pour dire v rai !
 Une centrale électrique dite de « mariagléta » a été construite et surtout dans la précipitation comme tout ce qui se fait sous ce régime. Depuis plus de cinq ans, l’ouvrage n’a pas fourni la plus petite quantité d’énergie électrique qui soit. Au premier essai des installations, un réacteur a explosé causant d’importants dégâts matériels et des blessés graves. Depuis, silence radio. Et le délestage qui aurait pu être conjugué au passé est encore une réalité quotidienne des béninois avec les élèves, lycéens et étudiants qui n’arrivent plus à étudier le soir ; les opérateurs économiques qui tournent à perte et l’administration publique complètement au ralenti.
Autre manche de l’échec de ces deux ans du pouvoir Yayi, c’est le dernier concours de recrutement d’agents administratifs au profit du ministère des finances. Avant même la tenue de la composition, le syndicat des financiers était monté au créneau pour dénoncer des irrégularités graves mais le pouvoir, tout pouvoir et tout puissant qu’il était a cru devoir passer outre tous avis extérieurs...  Au terme de la composition et de la délibération, il a été révélé que des noms de candidats admis ont été remplacés par des personnes qui ne figuraient même pas sur la liste de présence signée le jour de la composition ; des responsables chargés de l’organisation du concours à divers niveaux ont fait passer entre cinq et douze  de leurs enfants ou proches….Les auteurs de ces scandales sont toujours à leurs postes respectifs ; à commencer par la ministre Kora Zaki, juste parce  qu’elle serait du nord et elle sait organiser des marches et des messes à la moquée pour dire « soutenir les actions du président »…. C’est ce type de clientélisme qui tue le Bénin d’aujourd’hui où les fils de ce pays se sentent, sous ce régime, l’un si différent de l’autre. Si le pouvoir Yayi a réussi une chose que personne ne peut lui contester,  c’est la régionalisation en terme ethniques du pays ; l’opposition entre le nord et le sud. Pendant longtemps, la presse a les tendances régionalistes du président; sa propension à mettre aux postes stratégiques nos frères du nord. Même s'il nomme un ministre originaire du sud, il lui impose un dc (directeur de cabinet) du nord....  
On notera aussi l’échec du pouvoir sur la sécurité des béninois et de leurs biens. En effet, les opérations de braquage et de cambriolage sur les voix publiques,  dans les domiciles et dans l’administration publique et privée  se multiplient sans que jamais la police ni la gendarmerie n’arrive à prévenir ces cas. Dans la commune d’Abomey Calavi, un gang est parvenu durant des semaines à opérer en toute impunité en violant, en volant et en assassinant dans le silence le plus absolu des autorités du Bénin. Et pendant ce temps, le chef de l’Etat se pavane lui à travers le pays avec une horde de gardes inutilement pléthorique. La sécurité de Yayi seul serait-elle plus importante que celle de tous les béninois réunis ?
Voilà à quoi ressemble le tableau de ces deux années de gouvernance du régime Yayi ; et comme s’il n’y avait pas urgence à se mettre  résolument à la tâche, lors de la commémoration de ses deux ans de pouvoir, c’est en liesse que le président  a reçu une foule d’«artistes » sélectionnés par les soins de son ministre de la culture. Au cours de la partie où il ne s’est rien dit ni fait de concret, le chef de l’Etat a offert à ses hôtes la somme de 20.000.000 (vingt millions) Fcfa…. 
Le comble, c’est que le président s’est rendu  en grande pompe à un office religieux donné à l’occasion de  ses deux années de pouvoir. Et pour la circonstance, tous les courtisans étaient là ; la « chapelle » était décorée aux couleurs du parti du président avec ses photos accrochées partout. Dehors, les routes étaient barrées à des centaines de mètres à la ronde avec des contrôles stricts aux passages; des blindés militaires ont été déplacés : des chars d’assaut ; des pic-up équipés de lance roquettes, et comme à l’accoutumée, une garde pléthorique zélée et surexcitée hélant et toisant tout le monde. Au dessus de nos têtes, l’hélicoptère militaire errait  sans cesse en quête d’hypothétiques putschistes.   Ah ! Le pouvoir quand tu nous tiens ! Espérons que les trois prochaines années verront du mieux.         








  

     
  
      
    







 
        

jeudi 21 mars 2013

DES INTÉGRISTES MUSULMANS SUR LE SOL BENINOIS

Il y a quelques semaines, la presse locale a relayé le renvoi de monsieur Moncho, ambassadeur de France près le Bénin, sur paris.
 Raison évoquée par le gouvernement béninois qui a notifié aux autorités françaises le statut de persona non gratta  du diplomate est que l'ambassadeur français a publié sur le site internet de sa chancellerie que le Bénin n'est plus une destination sûre; et qu'il y aurait présent dans certains coins de Cotonou, des intégristes musulmans du genre Al qaïda; Mujao ou encore aqmi.
Cette information ainsi rendue publique par le site internet français et par les soins du diplomate, paraît-il, n'a pas été du goût des autorités béninoises. Seulement, depuis la publication à grands bruits du relevé du conseil extraordinaire des ministres consacré à l'affaire, il n'y a jamais eu de nouvel ambassadeur français au Bénin. Non seulement ça, monsieur Moncho, le très "contesté " ambassadeur est toujours en poste en République du Bénin où il va même régulièrement à des audiences avec le chef de l'Etat béninois. Alors, où se trouve la crédibilité des autorités béninoises, à commences par la toute première de toutes! Mais bon passons. Là n'est pas le plus important.
Depuis quelques temps, avant même cette annonce sur le sit internet de l'ambassade de France, nos rues à Cotonou, comme à l'intérieur du pays, accueillent des femmes voilées dans une proportion tout a fait remarquable. Il n'y a plus de lieux publics au Bénin où vous ne remarquez la présence en solitaire ou en groupe de ces femmes voilées. Le plus souvent, c'est des voiles qui les couvrent entièrement de la tête aux pieds. Elles sont partout: au marché; à l'arrêt du bus;  dans les bus; à zém; dans les hôpitaux; dans les taxis....Depuis, la présence massive de ces dames voilées dans les rues de Cotonou en particulier, font craindre à nombreux  de béninois la présence éventuelle des djihadistes sur leur sol.
Mais aujourd'hui la presse a titré: "INSECURITE/ ARRESTATION PAR LA POLICE NATIONALE D'UN MOUDJAHIDIN MALIEN DANS LE MONO."  Ainsi donc la police nationale atteste les propos inscrits sur le site de l'ambassade de France et qui a inutilement fait rougir et grogner le gouvernement béninois. le pouvoir exécutif se rend-il compte des risques et dangers auxquels il nous expose en voulant passé sous silence la présence de terroristes dans le pays? 
En attendant que le gouvernement finisse par donner toute la lumière sur cette affaire, continuons de croire que le risque d'attentat suicide n'est pas déjà grand chez nous,  et qu'il n'existe encore aucun plan terroriste pour prendre le nord du Bénin, comme ce fut le cas au Mali.

jeudi 7 mars 2013

L'URGENCE D'UNE ALTERNATIVE CITOYENNE/ DOCUMENT DE PROPOSITION DE LA DYNAMIQUE "ALTERNATIVE CITOYENNE" SUR LA SITUATION POLITIQUE DU BENIN



L’urgence d’une alternative citoyenne


Trop c’est trop !

C’est trop, lorsque dans un État, la justice, dernier rempart des citoyens, se met au service d’un homme.

C’est trop, lorsque, transformée en instrument de vengeance personnelle, cette justice devient un moyen permanent d’intimidation, d’élimination systématique d’opposants, ou d’exclusion de concurrents.

C’est trop, lorsque dans un État, l’économie est dans une situation de désintégration avancée, que les scandales de toutes sortes se multiplient à l’infini, mais que le premier responsable n’est jamais  responsable de rien et rejette toujours le tort sur celles et ceux qui sont à son service.
 
C’est trop, lorsque dans un pays, les mœurs entrent dans un état de désagrégation avancée, que la fraude devient un moyen de gouvernement, que le mensonge, les simulations et dissimulations burlesques deviennent une stratégie de gouvernance à la limite de l’abêtissement, que la corruption devient systémique.

C’est trop, lorsque, au quotidien, le « complotionite », une forme de pathologie saisit l’appareil d’Etat, transformé en machine à fabriquer des théories de coups d’États, dont personne ne sait s’ils sont réels ou imaginaires mais qui, à l’évidence, mobilisent et détournent de l’essentiel, l’énergie et la force  productrices des paisibles citoyens forcés sinon de marcher pour démontrer leur soutien au prince, du moins d’organiser des célébrations et libations de toutes sortes pour conjurer le mauvais sort.
  
C’est trop, lorsque le pays vit ainsi au rythme des complots supposés ou réels contre le chef de l’Etat sans que les promoteurs de ces coups d’éclat ni les foules qui les suivent ne se rendent comptent de ce que progressivement et manifestement, ces manœuvres fragilisent l’institution qu’incarne le Chef de l’Etat en même temps qu’elles traduisent, une perte de légitimité profonde et un aveuglément général.

Le rubicond a été franchi depuis fort longtemps. L’heure de l’action a sonné !

La tragédie que vit la justice de notre pays en ce moment, qu’elle soit constitutionnelle, judiciaire ou administrative, sous les yeux impuissants de la multitude, ne procède pas seulement d’une incapacité fonctionnelle ou structurelle qui serait congénitale ou consubstantielle à l’institution. Elle est surtout le résultat d’une stratégie de mise à genoux de celle-ci dans un élan totalitaire de confusion et d’accaparement de l’ensemble du pouvoir d’Etat, laquelle stratégie semble bien mûrie et visiblement mue par une boulimie innommable et grossière du pouvoir jamais égalée par aucun régime dans notre pays.

Mais la solution à ce désastre serait-elle dans la pieuse espérance d’une application saine, objective et impartiale de la règle de droit ou dans une profession incantatoire de foi en une justice qui, dans les conditions actuelles, a déjà abdiqué, soit par intérêt, soit par incompétence, soit encore par connivence ?

Il convient d’en douter. De la même manière l’on doit douter que la solution aux problèmes économiques actuels puisse résider dans des analyses économiques infertiles, des séminaires budgétivores, des renforcements incongrus de capacité.

Aujourd’hui, les cris de désespoir, de ras-le-bol, les protestations platoniques et vaines, et la résignation passive face au rouleau compresseur ne constituent plus une réponse suffisante au mal.

Mais la réponse n’est pas, non plus, dans une stérile conjecture et toute spéculation devient inutile.
Le policier, le gendarme ou le magistrat qui prive arbitrairement ou abusivement de liberté est mû par une volonté politique qui lui est étrangère, qui lui est imposée ou à laquelle il adhère. Il n’en est pas moins conscient de sa faute, de son erreur, de son égarement. Sa situation appelle plutôt une aide conséquente contre son isolement, son enserrement, son encerclement.

Les ministres ou les fonctionnaires qui, par fraude organisée, sous le prétexte farfelu d’un équilibre régional à réaliser, rompent celui constitutionnel de l’égalité des citoyens devant la loi, exécutent un programme politique bien pensé, mais tout aussi éloigné du développement commun. Mais au fond de leur conscience, ils savent qu’ils sont l’otage du chantage d’un fondamentalisme idéologique, qui prétend corriger une ‘’injustice historique’’ au moyen d’un népotisme avéré et au mépris du mérite et de l’équité.

Si près de 75 % des jeunes actifs sont sans emplois et n’entretiennent le moindre espoir d’en avoir ; si les caisses de l’État sont désespérément exsangues, que les opérateurs économiques sont en fuite ; si le coton a perdu sa superbe blancheur et le port, les navires qui  jadis mouillaient ses eaux et revitalisent l’économie tout entière, la cause n’est pas seulement dans l’amateurisme managérial mais dans l’incapacité politique de celles et ceux qui gouvernent ce pays.

Parce que les maux dont souffre le Bénin ont d’abord leur source dans la politique, leur solution passe par une réponse politique.

C’est par la conscience et dans une saine, exigeante et positive action politique que résident les solutions. « Faut-il de votre éclat, voire triompher le comte et mourir sans [réaction] ou vivre dans la honte ! », s’est exclamé Don Diegue devant son fils Rodrigue. Cette exclamation n’est plus cornélienne, elle est aussi une interpellation citoyenne. Chaque citoyen doit en être habité et aller au secours de la Nation rendue si vulnérable par tant de désastres. Atteinte dans sa fondation et dans sa structure elle attend le salut par l’engagement de chaque citoyen.

Le débat ne semble se focaliser que sur le départ de celui qui égrène les jours bien comptés de son « deuxième et dernier » mandat. Au même moment, les paris continuent d’être discutés sur ses intentions et cette éventualité. Les chapelles politiques et les cénacles intellectuels semblent cristalliser le débat sur cet objectif. Et après ? L’enfer ? Le paradis ? Alafia,  ou Wahala ? On aurait bien tort de considérer que le salut du Bénin résiderait dans le simple fait du départ de l’actuel locataire du Palais de la Marina en 2016.

Les enjeux sont plus prononcés, les défis, plus exigeants.

I - Des enjeux prononcés. Il est évident que les enjeux sont d’abord le Bénin en tant qu’Etat et le citoyen en tant que personne juridique.

1°) L’État est un enjeu certain. L’indifférence à l’égard de la situation de déclin comateux conduit, à terme, à la désagrégation de l’Etat par voie de rupture des liens sociaux qui le protège, à sa vulnérabilité aux atteintes extérieures. Déjà, la diversion politicienne nous éloigne de la protection de nos frontières et, en conséquence, ouvre la porte à l’incursion et à l’occupation de nos territoires par les Etats limitrophes. Il faut encore rappeler, que progressivement, à l’État formel, se substitue un État mafieux, dans lequel tout s’achète, se négocie. Les parrains de cet État mafieux ont confisqué les rênes démocratiques à leur profit. La décision de quelques-uns devient l’obligation de tous. Le droit lui-même devient l’expression et l’exécution de la volonté d’une personne. Or, qui dit volonté unique, dit opinion inique. C’est de l’existence durable de l’Etat qu’il s’agit, dans son intégrité, dans sa structuration, dans sa composition.

2°) Le citoyen constitue également un enjeu important. Ses droits se volatilisent et se réduisent comme peau de chagrin. Le parquet de Cotonou n’a jamais été, à travers toute son histoire, sollicité avec autant de constance et de fréquence que pendant les périodes de sinistres mémoires de dictature post indépendance. Le vœu de liberté intègre désormais la corbeille des vœux adressés aux Béninois. Or, c’est un citoyen libre qui crée, qui entretient, qui développe. La pression psychologique qui pèse sur les citoyens a des conséquences sociales et économiques certaines. En ce qu’elle conduit à la ruine de la famille et du négoce, elle détruit également la nation et le commerce.

3°) Enfin, l’unité nationale. Au fond, sa survie constitue le véritable enjeu. Elle est complexifiée par la perversité de l’action publique qualifiée par certains, bien à tort, de régionalisme. Ce n’est pas que le régionalisme doive être célébré. Mais à considérer qu’il ait quelque justification sociologique, il faut encore qu’il soit juste.

A l’évidence, le Bénin se porte très mal à cause précisément d’une gestion scandaleuse, scabreuse soutenue par une politique de gesticulations et de clientélisme abêtissant. Au lieu du changement, de l’émergence ou de la refondation, dont on a saoulé la population depuis 2006, on assiste à la démolition effrénée de notre pays pan par pan par une machine répressive et gloutonne animée par une espèce rare mais pas en voie d’extinction de prédateurs, qu’aucun sacrifice expiatoire ne peut dédouaner. Il ne suffit plus de ruminer silencieusement et isolément ses propres chagrins en attendant une hypothétique alternance qui s’est toujours révélée comme une cérémonie festive des corrompus pour continuer la bêtise humaine contre l’intelligence et le bien-être collectif. Avions-nous vraiment vaincu la fatalité ? Il faut aujourd’hui, pour espérer voir fleurir l’espoir et la fierté nationale, travailler ardemment à une alternative porteuse des éléments de satisfaction des besoins fondamentaux, de culture élevée et de progrès social. Il s’agit d’opérer une rupture d’avec les errements et les perditions du présent en nous basant sur les expériences positives des luttes des peuples et de la jeunesse. C’est une question de responsabilité vis-à-vis du Bénin, vis-à-vis des générations auxquelles nous devons préparer et léguer un espace vivable, viable et épanouissant.

Il nous faut construire et mettre en marche une nouvelle vision et un nouveau corps de pratique politique, sociale et culturelle. Or pour élaborer, construire et mettre en marche une telle vision d’avenir meilleur pour le Bénin, il faut d’abord oser refuser l’état actuel des choses, fait de chômage, de pillage, de matraquage médiatique, de harcèlement fiscal, de torture morale, d’arrestations arbitraires, de tripatouillages, de corruption, de népotisme à peine voilé et de théâtralisation de la vie sociopolitique.

4°) Le devoir de s’indigner. L’indignation contre l’horreur et la pourriture est le premier pas dans la voie du salut. Thomas SANKARA avait absolument raison, lorsqu’il affirmait qu’il n’y a pas de raison à avoir pitié de l’esclave qui ne se révolte pas contre sa condition. Il a fallu que des hommes et des femmes s’indignent contre l’esclavage pour qu’il y ait la proclamation des droits de l’homme ; il a fallu que des hommes et des femmes s’indignent contre la colonisation pour qu’il y ait la décolonisation. Il a fallu que des hommes et des femmes s’indignent conte l’autocratie pour qu’il y ait la démocratie.

Il a fallu que des hommes et des femmes s’indignent contre l’exclusion de Yayi Boni en 2005 pour qu’il soit candidat et élu président de la république en 2006.

En somme, la déliquescence de la situation nationale, exige une clairvoyance de tous les instants pour éviter de tomber dans les amalgames faciles et les pièges savamment posés par les tenants d’un régime pervers.

II - Des défis exigeants. Une bonne lecture de la situation appelle que l’on sonne la mobilisation pour  relever un double défi. En premier lieu, il faut éviter de tomber dans le piège de l’exacerbation des passions identitaires et régionalistes. En second lieu, il faut administrer une résistance collective aux manœuvres de diversion en cours pour distraire le peuple et le détourner des préoccupations qui l’assaillent au quotidien du fait de la mal gouvernance ambiante.

1°) En premier lieu : Eviter le piège du régionalisme. Le temps est venu de lever les tabous qui entourent la question du régionalisme au Bénin. Il n’existe en réalité aucune fracture nord sud au Bénin, mais plutôt un plan mis en œuvre par un lobby de profiteurs pour opposer les Béninois d’une région à une autre. La fraude grossièrement organisée dans le dernier concours de recrutement au profit du ministère des finances, révèle moins une manifestation d’un régionalise insidieux que la manifestation d’un népotisme primaire orchestré au profit d’amis, copains et coquins et non au profit du Nord Bénin ni du Sud Bénin. Il  faut éviter une mauvaise lecture de ce phénomène à travers des globalisations faciles pour ne pas tomber dans le piège des cerveaux de la manœuvre dont l’objectif principal est de pousser les populations du sud Bénin à la stigmatisation de leurs frères du nord du pays pour les amener à un repli identitaire que l’on utilisera honteusement pour conserver le pouvoir. Le débat télévisé avec le président de la république le 02 août 2012 ; les politiques de nomination ou de sanction à double vitesse où certains cadres sont limogés et informés par bandes défilantes sur les chaines de télévision pour des peccadilles ou même renvoyés devant la haute cour de justice, alors que d’autres sont protégés malgré la flagrance de leurs fautes, participent aussi de cette politique. Surfer sur la fibre ethnique et régionaliste pour sonner la trompette du rassemblement des ‘’frères’’ par l’activation des peurs et des émotions est une stratégie surannée qui a suffisamment fait de mal au pays pour être perpétuée. Il convient donc de lutter contre  ce mal qui participe plus d’une stratégie de conservation du pouvoir que d’une volonté de favoriser et de développer sa région d’appartenance.   

2°) En second lieu : Résister aux manœuvres de diversion. L’inflation des affaires ces derniers temps, (empoisonnement, offense au chef de l’Etat, tentative de coup d’Etat etc..) et la fameuse lutte contre la corruption qui se caractérise par  le vote à l’assemblée nationale de la poursuite d’anciens ministres à la haute cour de justice et tout le tintamarre qui est fait autour, loin de faire croire à une réelle volonté de promouvoir la vertu, relève d’une stratégie bien pensée de diversion pour détourner le peuple des préoccupations essentielles nationales et urgentes que sont la LEPI, la mauvaise gestion économique, l’échec tonitruant de la dernière campagne cotonnière, le chômage accentué des jeunes à qui l’on promet des ballons de football pour apaiser leur faim et leur besoin de travailler. Le Bénin, bon dernier au plan économique dans l’UEMOA en 2012, et dernier dans l’accès à l’Internet (182ème sur 182 pays classement OOKLA 2013), et ce, malgré l’avènement de la fibre optique présentée comme la bouée de sauvetage dans ce domaine, évolue d’échec en échec. La stratégie en cours est de détourner et fixer l’attention des citoyens sur des dossiers fabriqués de toutes pièces pour éviter des réactions certes légitimes, mais incontrôlées. Mais plus que le détournement des attentions, c’est une stratégie qui vise, in fine, à prédisposer les esprits à des grâces et amnisties générales voire aux autoamnisties comme porte de sortie.

Ce qui fonde nos espoirs, c’est l’assurance que les Béninois ne se reconnaissent point dans cette dictature dite du développement qui a fait de nous le dernier de la sous-région. 

En conclusion : Il faut encore espérer ! Dans un tel contexte, avec de tels enjeux, face à de tels défis, à relever sans délai, la construction de l’espérance devient une nécessité vitale. Or, il est possible, en dépit des turbulences politiques d’offrir à ce pays la chance de la résurrection. La ruine de l’intelligence et du patriotisme ne saisit pas encore, fort heureusement, tous les citoyens. Ils sont même nombreux à attendre que sonne la cloche du ralliement en vue de la concrétisation de cette espérance. Il faut, dès à présent, transformer les familles en cénacle de construction et de l’avenir et de l’espérance. Les vagues actuelles ne doivent point nous divertir de cet objectif primordial. Il faut bien que les forces positives agissent, certes, en vue de l’endiguement du déclin mais surtout en vue de la préparation de la remontée. Les différentes initiatives doivent se coaliser, discuter sur le sujet, c’est-à-dire le Bénin ; échanger sur la finalité, c’est-à-dire les conditions et les modalités d’une remontée sans jamais régresser. Choisissons de remettre le citoyen, l’éthique et le respect des institutions au cœur de l’action politique. Il faut que se construise, en vue de cette action politique, une alternative citoyenne crédible.

Préparons demain dès aujourd’hui.

Avec tous, partout, pour tous sans discrimination aucune !

Car, demain, c’est déjà aujourd’hui.

Agissons !

Fait à Cotonou, le 6 mars 2013


Pour la dynamique « Alternative citoyenne »,


Ont signé :



   Orden Alladatin

Urbain Amégbédji     
               
 Joel Atayi-Guédégbé

 Zakari Sambaou     
                                          
Séraphin Agbahoungbata

ENFIN MADAME SOLANGE SOUMANOU AGBAYAHOUN QUITTE LE FONDS D’AIDE A LA CULTURE


C’est dans le relevé du conseil des ministres de ce mercredi 06 mars que figure la nouvelle qui a fait jubiler plus d’un artiste béninois : Blaise Tchétchao remplace Solange S. Agbayahoun à la tête du fonds d’aide à la culture.
En poste depuis bien des années, celle dont le départ sème en ce moment même la joie dans nombre de milieux artistiques béninois s’est illustrée par ces méthodes peu orthodoxes de gestion et d’attribution des fonds alloués aux artistes et à la culture. Madame Agbayahoun au fil des années est parvenue à soumettre beaucoup d’artistes à son régime et à ses méthodes peu transparentes d’attribution de fonds. C’est vrai, certains n’avaient pas le choix mais il y avait ceux qui pouvaient résister et continuer à dénoncer mais qui ont très trop changé de veste et faire allégence à madame Agbayahoun pour voir tout leur dossier passé.  
Ainsi, il y avait disait-on, un régime dit de tuteura où l’artiste devra passer par un tuteur parmi les membres du conseil d’administration  pour voir aboutir son dossier. Et dans ce cas, il cède à son tuteur et à ceux qui, au sein du conseil l’auraient aidé à faire passer ledit dossier, 20% (vingt pour cent) du montant obtenu. Voilà comment parfois avec complicité de madame Agbayahoun ou de certains conseillers  du fonds, l’argent attribué à certains artiste ou à certains projet n’a servi soit à payer : une moto ; une ferme ; une maison ; la dot ; soit à initier un commerce ou à célébrer le mariage. Toutes ces bêtises aboutissaient parce que la complicité dans la maison le permettait ; elles aboutissaient aussi parce que la directrice a tout mis en œuvre pour qu’il n’y ait aucun système de contrôle ni de suivi des projets financés par la structure. En son temps toutes mes dénonciations avaient été prises pour des querelles de personnes ou d’aigri. Et du coup, tout dossier sur lequel figurait mon nom, quel que soit le titre ou la fonction, est systématiquement rejeté. Certains conseillers malheureux ont même vertement proféré que tant qu’ils siègeront au fonds, aucun dossier de Isidore n’obtiendra gain de cause….Mais ça, c’est une autre histoire.
La joie et l’allégresse que je lis dans le rang de certains artistes qui crient alléluia depuis l’annonce du départ de madame Agbayahoun du fonds d’aide pourrait ne pas durer. Car si madame Agbayahoun est partie, tout le système qu’elle a travaillé à instaurer depuis des années existe ; et les bénéficiaires immédiats (certains conseillers  et certains fonctionnaires du fonds) tiennent à le pérenniser parce que accrochés à leurs «tétines».  Pour le moment donc, il n’y a pas encore eu révolution au fonds d’aide à la culture. Il y a eu que changement à la tête. Et ce type de montre, pour arriver à le vaincre, il faut non seulement lui ôter la tête mais aussi lui couper tout le reste du corps. Il faut le tuer en somme. La gestion du fonds d’aide sous le règne honteux et calamiteux de madame agbayahoun a laissé un amer souvenir à beaucoup d’artistes béninois coupés injustement de ce financement public, juste parce qu’ils ont dénoncé une certaine pratique.
L’assainissement total de cette maison passe surtout par de vraies et profondes réformes qui ne doivent occulter aucun secteur notamment la clarté et la précision sur les critères d’attribution du fonds ; les conditions d’éligibilité des dossiers ; le rôle et le mode de désignation des conseillers ; le rôle, la valeur et la place des experts ; leurs avis par rapports à ceux des conseillers. Car, il ne se conçoit pas que les experts donnent un avis favorable sur un dossier que les conseillers viennent rejeter après. 
Au jour d’aujourd’hui, les conseillers sont à la fois juges et arbitre ; nombreux sont ceux parmi eux qui obtiennent des subventions pour des activités. Même s’ils ne viennent pas directement souscrire, ils déposent leurs dossiers par le biais d’une tierce personne. C’est autant de situation qui sèment la confusion sur le rôle exact du conseiller.

mercredi 6 mars 2013

AFFAIRE TENTATIVE DE COUP D'ETAT AU BÉNIN: LES VIEILLES MÉTHODES DE GOUVERNANCE DES ANNÉES QUATRE-VINGT RENAISSENT AU BENIN


Ça y est! Nous y voilà. "Tentative d’empoisonnement du père de la nation" par ici! "Tentative de coup d'Etat" par là ! Et plus loin encore"Complot contre la sûreté de l'Etat". Ces concepts et modes de gouvernance des années quatre-vingt et même plus, commencent à refaire surface au Bénin.
Le dimanche 3 mars, le procureur de la République près le parquet de Cotonou, presque mal à l'aise pour ne  pas dire peu sûr de ce qu'il avait à dire, annonçait au monde entier que messieurs Zomanhoun pamphile et Johannes Dagnon respectivement colonel de la gendarmerie et homme d'affaires béninois avaient monté un "coup d'Etat" dont le but était de renverser e régime du président Yayi Boni, le contraindre à l'exil à son retour de Conakry et d'instaurer un régime militaire au Bénin.
Cette énième affaire d'atteinte à la sûreté de l'Etat ou à celle de son chef sent du déjà vu et du déjà entendu. Il y cinq mois en effet, un puissant homme d'affaire béninois proche du pouvoir et tombé en disgrâce  avait été désigné comme l'instigateur d'une tentative d'empoisonnement du chef de l'Etat. Et à l'occasion, le même procureur, presque constipé s'était présenté devant les caméras et micros du pays pour faire son annonce.
Ces annonces de malheur à répétition ne portent pas bonheur au pays; aux citoyens ni à l'économie du pays. Elles font fuir les investisseurs potentiels et ceux qui sont déjà installés deviennent méfiants. On joue trop de nos jours avec la peur et la détresse des citoyens qui ne demandent qu'à vivre en paix. Ce n'est pas en jouant à faire peur au peuple que Yayi concervera son pouvoir mais au contraire...
C'est en réalité les méthodes de gouvernance d'un passé pas aussi lointain que ça, mais dont plus aucun pays ne rêve aujourd'hui qui renaît au Bénin, où tous ceux qui ne ne font pas allégeance au "roi" sont taxés d'opposants voire putschistes et exhibés comme tel   face à la nation. Pour aller plus loin, nous sommes confrontés au Bénin sous le règne de Yayi aux méthodes de feu Eyadema dont on connait les conséquence su le peuple togolais. Et pour qui sait où notre président a passé dix années en poste, on est en droit de se dire que l'élève est sur les pas du maître.
Avec la géopolitique encours aujourd'hui dans la sous région Ouest africaine et vu les forces des organisations régionales et sous-régionales, les militaires sont conscients qu'il ne peut plus avoir de place pour des putschistes. Le cas du mali est encore très récent et devrait les édifier. 
Yayi Boni trouve trop le mal partout. Et pour peu qu'il a un mot à reprocher à X ou Y, celui-ci devient un danger pour lui; un ennemi à abattre. Dans quelle démocratie sommes-nous où le président de la République travaille chaque jour à phagocyter l'opposition; à éliminer politiquement, économiquement tous ses contradicteurs et mêmes des opérateurs économiques qui ne sont pas de son bord politique et ceux tombés en disgrâce avec lui.
Aujourd'hui, le mal dont souffre le Bénin entier reste la division entre nordiste et sudiste. Elle est si flagrante qui même l'on se voilait la face, elle s'impose à vous. Et c'est depuis l'avènement du président actuel que les positions sont devenues aussi frontales. Il fait tout pour qu'il n'y ait que nos frères du nord aux importants postes de décision et dans la fonction publique. On sait comment ces ethnies du nord sont enroulées dans l'armée, la police, la gendarmerie ou la douane.
Le dernier concours de recrutement d'agent au profit du ministère des finances a été un exemple palpable où des noms de candidats admis ont été remplacés par des personnes proches du pouvoir et des autorités qui ont à charges l'organisation  et la délibération dudit concours! Mais où allons-nous, diantre! Et avec ça, on ose interdire des marches de protestation pour ne promouvoir que des marches de soutien. Soutien, mon cul, oui! 

vendredi 31 août 2012

DIFFUSION DE « LA TRAGÉDIE DU ROI CHRISTOPHE » AU BÉNIN : DEUX COMÉDIENS LICENCIES APRES SEULEMENT SIX REPRÉSENTATIONS.


Partie pour une tournée de vingt (20) dates à travers des villes du Bénin, la tournée dans le cadre de la création et de la diffusion de « la tragédie du roi Christophe » vient de marquer un arrêt. Même si cet arrêt était prévu, il est en même temps l’occasion pour le metteur en scène de se séparer de deux de ses grands acteurs : Messieurs Akala AKAMBI, 60 ans précédemment dans le rôle de « Christophe » et Koffi GAHOU, 65 ans précédemment dans le rôle de « Pétion ».
Cette séparation entre le metteur en scène et les deux acteurs a eu lieu à la demande du metteur en scène qui, à plusieurs reprises, a eu à saisir la production du spectacle, sur les insoumissions et les insubordinations des deux comédiens. Les gouttes d’eau qui ont fait déborder le vase remontent respectivement au 9 et au 16 août au centre culturel chinois et à l’EITB (Ecole Internationale de Théâtre du Benin) à Togbin.
Le jeudi 9 août dernier, à la veille des représentations des 10 et 11 tenues au centre culturel chinois, le metteur en scène a convoqué tous les comédiens pour 17heures dans ledit centre. Le plateau entretemps occupé par le décorateur et toute son équipe, n’a pu être disponible qu’à 22heures. Quand          à cette heure précise, le metteur en scène a invité tous les  acteurs à enfiler les costumes pour une « allemande », le comédien Akala s’est violement opposé à cette démarche ; il dit «ne pas vouloir s’en merder avec ces costumes.» Il a été soutenu dans sa position par le comédien Koffi, prétextant la fatigue et l’heure avancée, il s’est  lui aussi opposé à la tenue de ladite séance…  Convaincus finalement par la production de se plier à l’exercice, les deux comédiens rebels sont montés sur la scène. Mais à première injonction du metteur en scène, réclamant du silence et du respect pour les techniciens encore en pleine fouille sur la scène, le comédien Akala s’est enflammé, traitant le metteur en scène de « mal poli ». C’est à pas de charge que le comédien a abordé le metteur en scène qui n’a eu son salut que grâce à l’interposition entre son agresseur et lui, du patron de la production.
Le jeudi 16 août, tous les comédiens étaient convoqués devant le CCF de Cotonou à 15heures pour un départ en bus à Togbin où devrait se tenir ne représentation à 21heures. Le comédien SALANON James ne s’est présenté au lieu de la représentation qu’à 20heures 20minutes ; il est aussitôt reparti pour ne revenir qu’à 20heures 47 minutes. Entretemps, le metteur en scène a procédé à des aménagements dans le spectacle mettant à charge d’autres acteurs, les répliques du comédien absent. Dès l’arrivée de ce dernier, et à la demande du metteur en scène, il lui a été signifié qu’il n’est pas distribué pour la soirée. L’intéressé s’en est plaint au comédien Koffi GAHOU qui, sans chercher à comprendre la raison de la décision du metteur en scène, s’est mis dans une vive colère. Il a menacé de ne pas jouer tant que le comédien indélicat n’aurait pas été rétabli dans « ses droits ».  Il a ainsi  pris en otage et metteur en scène, et acteurs, et membres de la production de même qu’une partie importante du public déjà présent sur les lieux, pour plus d’une heure de temps. Il s’est tour à tour opposé aux conseils et supplications de certains comédiens et des membres de la production avant d’accéder à la demande de son ami et alter ego, Akala de lui  « faire plaisir en jouant ».
C’est donc aux termes de tous ces manquements graves à la discipline, au respect de l’autorité et à la bonne ambiance de travail, que les deux comédiens souvent auteurs des disfonctionnement sur la création ont été remerciés à la demande écrite du metteur en scène, adressée à la production.  Désormais donc, messieurs Akala et Koffi, précédemment comédiens dans les rôles de « Christophe » et de « Pétion » ne font plus partie de l’équipe dirigée par le metteur en scène DOKPA Isidore. Il est à pied d’œuvre pour pourvoir  leur remplacement et permettre la bonne circulation du spectacle et le respect de tous les engagements pris.
Le comportement de ces deux messieurs sensés être des exemples pour les jeunes posent un réel problème.
En effet, recrutés pour leurs profils et pour leurs expériences professionnelles en la matière, ces deux comédiens ont développé, aux dires du metteur en scène, des caprices de star durant tout le temps de travail, faisant du retard, de l’absentéisme, de l’insoumission à autorité leur cheval de bataille.  
Ce qui est sur rien de bien ni de grand ne peut être fait sans un minimum de discipline et de rigueur. Et au théâtre, la soumission de l'acteur aux recommandations et et orientations de travail du metteur en scène est une règle d'or. 
N'est-il pas  enseigné et reconnu comme règle de travail fondamental au théâtre dans  tout le grand EST (UNIONS SOVIÉTIQUES) jadis, que si la troupe peut être considérée comme un régiment militaire, le metteur en scène en est le commandant en chef, et les comédiens des soldats? 

mercredi 29 août 2012

CRISES POLITIQUES AU BÉNIN: ET SI YAYI PRENAIT L’ÉTOFFE D'UN CHEF D'ETAT ET PAS CELLE D'UN CHEF DE BANDE ARMEE?

Dérives après dérives, le Bénin fonce tout droit vers le pire, avec aux commandes le président de la République lui-même, qui à chaque carrefour, à chaque stationnement, redouble d'ardeur pour entrer dans le mur. Paraît-il qu'il rêvait du mur, il y a bien longtemps.
La démocratie béninoise, longtemps citée en exemple, tente depuis peu d'entrer dans l'histoire, dans la petite et sale histoire, et par la petite porte peu recommandable, avec des Hommes politiques imbus de leurs personnes, de leurs pouvoirs et accrochés aux honneurs. 
Des Hommes politiques devenus acariâtres, vindicatifs, amers et dangereux, juste à l'idée qu'ils quitteront le pouvoir un jour. 
Depuis, c'est désormais la politique de "Après moi,  c'est le déluge" qui est encours au Bénin.
Après ses scandaleuses et agressives déclarations du 1er Août dernier, où le chef de l'Etat a invité ses partisans du Bénin profond à en découdre avec ses adversaires, le mercure ne cesse de monter dans un camp comme dans un autre. Mais le match semble désormais se jouer au sein d'une même équipe où des joueurs d'un même coach devront s'affronter. 
Si on a tout le temps vu les partisans du pouvoir défilé à longueur de journée et de nuit à marcher, chanter,  prier et à scander des slogans hostiles aux adversaires du chef de l'Etat, c'est encore dans le rang de celui-ci que vient de surgir un partisan pas comme les autres. La nature a horreur de la monotonie.
En effet, Acteur des premières heures et des premiers combats pour l'élection du président en 2006 et en 2011, ancien ministre de Yayi puis actuel député F.C.B.E au parlement, Candide AZANNAI vient de rompre la monotonie et le bal des soutiens tous azimuts à la dérive de son chef. 
Dans un entretien télévisé, il s'est déclaré vertement contre le sens et la  forme des propos du chef de l'Etat, tout en se réclamant de la mouvance présidentielle. Et pendant ce temps, le bal des obligés se poursuit dans les rues; les salles de conférences et autres lieux de réunion où l'on chante à longueur de temps les mérites du chef en proférant des menaces de mort contre ses adversaires. Et comme si tous ces recrus n'étaient pas à la hauteur de la tâche, le chef de l'Etat ne cesse lui-même de laisser tomber quelques gouttes d'essence sur le feu,  déjà incandescent. A qui profitera le brasier en construction. N'y a-t-il plus de sapeurs pompiers de l'ordre de Monseigneur De Souza ou du Cardinal Gantin (paix à leurs âmes) dans ce pays? Qu'il nous souvienne qu'en 2011, la député RB, dame Rosine Soglo avait informé la nation toute entière depuis le parlement, qu'en sa présence et en présence d'autres témoins dont elle avait cité les noms, le président Yayi Boni a promis de mettre le pays à feu et à sang! Sommes-nous déjà entré dans la phase exécutoire de cette promesse?  
Tout porte à croire que la tête de Yayi porte malheur à ce pays et qu'il nous faudra nous en débarrasser à tout prix en 2016 quoique cela va nous coûter. 

jeudi 23 août 2012

RUMEURS DE COUP D'ETAT AU BÉNIN: LE GOUVERNEMENT JOUE SUR LA PEUR DES CITOYENS

Depuis quelques temps des rumeurs les plus persistantes font état de ce que le Bénin sera bientôt le théâtre d'un coup d'Etat militaire. 
Cette rumeur qui n'ébranle guère les béninois a fini par échouer dans la bouche du ministre de l'intérieur lui-même. 
En effet, dans un communiqué radio télévisé, le ministre a fait état de ce que des Hommes politiques et des opérateurs économiques se préparent à renverser par la force le régime du président Yayi Boni.
Je ne jure de rien. Mais on connait tous, ces techniques d'un régime en difficulté de gouvernance politique, social et économique mais qui crie aux complots partout afin de s'attirer la sympathie et le soutien du peuple, et même celle de certains bailleurs.  
Toutes les nuits à Cotonou-pour ce que je sais-, des chars d'assaut, des véhicules militaires et des contingents entiers de soldats armés, sillonnent les rues, terrorisant psychologiquement les populations.
Que personne ne se leurre, les béninois ont moins à craindre d'un coup d'Etat militaire aujourd'hui, que de la gouvernance de Yayi et de ses conséquences sur l'avenir du pays.
Un coup d'Etat pourquoi faire? Pour récupérer quoi, et pour gérer quoi?  Les caisses de l'Etat sont vides; le taux de croissance est autour de 2%; le Bénin est ce moment la dernière économie de l'U.E.M.O.A et même de la C.E.D.E.A.O. 
Le pays est aujourd'hui beaucoup plus menacé par la gestion approximative, calamiteuse et dangereusement régionaliste et clanique du président que par des logiques de coup de force ou de remise en cause du régime.
Depuis ce triste et ridicule annonce par le ministre de l'intérieur, le bal des obligés a repris. Tous les jours, du matin au soir, sous la pluie comme au soleil, chaussés ou pas, nus ou à demi nus, certains ne nos compatriotes se croient obligés de marcher pour soutenir les actions du gouvernement et de son chef, moyennant quelques centimes de nos francs. Pourtant, le peuple a moins besoin de marche que de centimes; il  a moins besoin de centimes circonstanciels  que de travail.
On se croirait au Togo sous le tristement célèbre Eyassingbé Eyadéman.  
La crétinisation et la manipulation des populations à des fins honteusement politique a atteint des niveaux jamais égalés dans ce pays. 
Si coup d'Etat il doit y avoir sous ce régime, ce ne serait qu'une révolution de palais. Ce serait tout simplement une entente entre Yayi et ses dépositaires pour le décharger de la tâche. Car la preuve  est là qu'il n'en est pas capable. 

dimanche 19 août 2012

CRISE POLITIQUE AU BÉNIN: YAYI CONDUIT LE PAYS VERS UNE GUERRE CIVILE.

Le Bénin bascule tout doucement vers une crise politique liée à la mal-gouvernance du pays du fait de l'équipe dirigeante actuelle.

Les déclarations univoques, partielles et parcellaires du chef de l'Etat, à l'occasion de la célébration du 52 ème anniversaire de l’accession de notre pays à l'indépendance, sont le rubicond le plus élevé qu'un régime ait franchi dans notre pays, et qui donc, a fait déborder la vase. 

Jamais on a entendu un président de la République élu ici au Bénin, menacé publiquement au nez et à la barbe des béninois, qu'il ferait descendre ses partisans  dans les rues pour affronter l'autre partie du peuple. 

Jamais on entendu un président de la République élu ici au Bénin,  opposer vertement  et outrancièrement les opérateurs économiques privés les uns aux autres, brandissant à la télévision la liste des pires et celle des meilleurs. 

Jamais on entendu un président de la République élu ici au Bénin, menacé en des termes aussi bas que vulgaires, une frange importante de la population, les traitant de petits. 

Enfin, jamais on entendu un président de la République élu ici au Bénin, travaillé autant à la haine raciale, à la division, au régionalisme, au népotisme et à la gabegie. 

Le régime actuel tente par tous les moyens savamment choisis de conduire le peuple vers une guerre civile dont l'issue sera même incertaine au président de la République, contrairement à ses prévisions.

En faisant descendre ses "partisans" dans la salle de conférence que l'opposition a retenu  pour répondre aux attaques et contres vérités contenues dans les déclarations du chef de l'Etat, celui-ci a montré une fois de plus son peu de penchant pour la démocratie et la contradiction. Il a montré qu'il entretien avec la jeune de ce pays- pour ceux qui le suivent- un lien humiliant de dépendance. Une jeunesse aux ordres et commise aux basses et sordides tâches.
Ce qui est certain, tous ceux qui, par le passé, se sont rendus coupables d'actes, de comportements et de propos comme ceux de Yayi BONI en ce moment, ont fini devant le Tribunal Pénal International. C'est le cas de Charles TAYLOR, Laurent GBAGBO et bien d'autres zélés et dirigeants politiques peu soucieux de la dignité humaine. Yayi ne saurait déroger à la règle ni au principe. Il suffira qu'il remplisse bien les conditions, et pour l'heure, il n'en est pas loin. Un peu de patience donc chers compatriotes.