mardi 9 mars 2010

ENFIN LE MINISTERE DE LA CULTURE LANCE REQUIEM DU PORTAIL CULTUREL DU BENIN


LE PORTAIL CULTUREL DU BENIN DESORMAIS FERME A CADNAS
Le programme de soutien aux initiatives culturelles décentralisées s’est doté d’un site web dénommé "le portail culturel du Bénin" à l’adresse www.artbenin.com.
Ce portail culturel rend compte non seulement des activités du psicd mais aussi et surtout de tout ce qui est initiative culturelle, quelque soit le secteur d’activité et quelque soit le lieu où cela se déroule au Bénin. Il est alimenté par des productions, reportages et articles de journalistes béninois et de toutes personnes apportant sa contribution pour l’animation dudit cite. Il est placé sous l’autorité des responsables du psicd qui est un programme co-financé par l’Union Européenne et le gouvernement du Bénin.
L’animation continue de ce site web a permis de donner de la visibilité aux artistes béninois et à leurs activités à travers le monde d’où la nécessité de travailler à la pérennité de cette structure à travers la formation de ces animateurs, l’amélioration de leurs conditions matérielles et financières de travail….
Depuis mars 2009 que le psicd est arrivé en fin d’activités, le portail culturel du Bénin a été remis aux mains des autorités du ministère de la culture aux fins de continuer l’œuvre entamée…. Mais la honte et la tristesse sont grandes de constater aujourd’hui que ce portail est purement et simplement abandonné pour ne pas dire fermé.
Depuis bientôt un an, plus aucun article n’a été publié sur le site ; plus aucun débat n’a été animé. En somme, c’est le blackout total. Pourtant les artistes béninois continuent toujours de produire des œuvres, les journalistes et autres animateurs dudit site quant à eux produisent encore et encore des articles culturels et ne demandent qu’à les mettre en ligne.
A l’origine de cette fermeture du site web, le refus du ministère de la culture d’honorer ces engagements vis-à-vis des animateurs du site.
Cette situation constitue aujourd’hui un handicape majeur pour la promotion des artistes béninois et leurs œuvres sur la toile. Et pourtant, le ministère ne se soucie en aucune manière des désagréments que pourraient causer une telle situation tant l’autorité joue la sourde oreille.
On est bien tenter de se demander si l’autorité connait et mesure la portée d’un portail culturel ?

mardi 2 mars 2010




DANSE CONTEMPORAINE AU CENTRE CULTUREL FRANÇAIS DE COTONOU: MARCEL GBEFFA ET VALERIE FADONOUGBO AU-DESSUS DE LA MELEE.
Le samedi 20 février à 21heures, le centre culturel français de Cotonou a accueilli une compagnie de danse contemporaine pas comme les autres : la compagnie MULTICORPS à travers son titre, l’OMBRE PRIMITIVE.
En thème d’ombre primitive, nous n’avons pas vu grande chose où du moins, nous n’avons pas compris le titre du spectacle. Mais là n’est pas le sujet. Le plus important n’est pas de comprendre ou d’aimer le titre d’un spectacle mais le contenu. Aussi, le titre d’un spectacle relate-t-il très peu souvent son contenu.
Pour l’occasion, Marcel GBEFFA et Valérie FADONOUGBO, l’un assistant de l’autre selon qu’il s’agit de la danse ou de la chorégraphie, costumes sobres, sans audaces ni prétention et imagination, ont montré ce soir là qu’on pouvait encore rêver de danse contemporaine saine, intelligente, dynamique et lisible par tous. Qu’on pouvait encore ici, avoir droit à un spectacle de danse créé ici et par des gens d’ici, débarrassé de clichés, de grimasses et de riquiquis inutiles.
A travers cette soirée, le public en déplacement au centre culturel français de Cotonou s’est rendu compte par lui-même que, les brutalités males orchestrées, les sauts gratuits dans le vide, les gestuelles incohérentes et autres sons et rythmes que, certains usurpateurs de la profession de danseurs lui ont jusque-là opposé, relèvent du folklore et même d’un manque de formation en la matière.
L’ombre primitive, montée et dansée par Valérie et Marcel a eu de le mérite et l’imagination de faire circuler aussi bien de l’énergie que du silence parfois de façon simultanée et très souvent de manière alternative. Ce qui relève d’un challenge dans le domaine de la danse. Cela n’est pas sans retenir l’attention d’un public trop souvent soumis à la brutalité vulgaire, des gestes recopiés, ça et là et des imitations males fichues sans aucune espèce de cohérence.
La maitrise du corps dont ont fait preuve les deux danseurs-chorégraphes, quelque soit leur position et le mouvement à exécuter ; la plasticité de leurs gestes, mouvements et déplacements ; la maitrise de leur souffle et leur respiration ; la simplicité, la grande souplesse et la cohérence avec lesquelles ils exécutent les gestes les plus complexes au point de les rendre « facile » , et même « très facile » dans l’imaginaire du spectateur sont autant de facteurs qui permettent de dire que ces deux danseurs-chorégraphes sont au-dessus de la mêlée et que leur travail sort des sentiers battus.
Et pourtant, ce ne sont pas les plus connus ni les bavards de la place. Ils ne sont pas du lot des danseurs autos proclamés, sans notion ni formation aucune et qui, crient, gesticulent et s’affichent à la moindre occasion pour donner des leçons de ce qu’ils ne savent que peu ; très peu même….
S’il y a une chose de pas bien orchestrée ce soir du 20 février, c’est bien la régie son et lumière, manipulée à en juger, par les résultats produits sur la scène et sur les danseurs, par des apprenants encore incompétents.
Les mauvaises lancées de lumière et du son ; les fermetures brutales et non appropriées sur les deux registres ; les noirs inopportun et autres coupures sans raison ont tôt fait de montrer les limites des techniciens de la soirée. La lumière gagnerait à mettre en valeur le spectacle ; à donner un sens à chaque geste et mouvement des danseurs. Elle devrait être non pas l’enjoliveur mais tout simplement « LA LUMIERE », c'est-à-dire l’élément principal sans lequel on ne peut voir ; bien voir et voir clairement. Elle est l’élément phare du spectacle qui éloigne les frontières de l’obscurité pour donner la clarté ; la belle vue.
Au-delà de tout, on aura assisté à une très belle soirée bien pensée et bien mûrie par Marcel GBEFFA et Valérie FADONOUGBO.

lundi 1 mars 2010

SITUATION POLITIQUE NATIONALE :
« L’ETAT EST AUX MAINS DES VOLEURS ET L’ART EST AUX MAINS DES MARCHANDS. »
Malgré tous les efforts consentis par chacun et par tous pour le redressement de la morale, l’éthique et le respect du bien public, le mal nous poursuit toujours. Comme par le passé, la corruption, longtemps décriée sous tous les régimes avant le changement est devenu le mal nécessaire dont-il faudra s’accommoder. Et cela transparaît de plus en plus dans les discours de responsables au plus haut niveau de l’Etat.
Récemment, un haut responsable de la douane a affirmé devant caméras et micros que « la corruption est pour la nation, ce que les microbes sont pour l’organisme. » Le postulat ainsi posé revient à dire que, penser éradiquer la corruption relèverait d’un combat perdu d’avance ; que comme on ne saurait éradique tous les microbes de l’organisme, on ne peut de même éradiquer la corruption. C’est dans la foulée de cette déclaration qu’est survenue la nébuleuse affaire des villas de la CEN-SAD où près de SEPT MILLIARDS de nos francs ont été détournés avec des travaux bâclés et des surfacturations sur toute la ligne….. Un ministre de la République, interrogé sur la question, a répondu qu’il s’agissait d’un accident de parcours ; « ….juste un accident de parcours au vu des résultats auxquels nous sommes parvenus en ci peu de temps. » Cette déclaration, ajoutée à celle citée plus haut, montre avec quelle légèreté les finances publiques sont tenues au Bénin et avec quel mépris nous sommes dirigés. Il ne peut y avoir le moindre doute, car le chef de l’Etat lui-même a reconnu les faits. En reconnaissant ses absences continuent aux conseils des ministres, en reconnaissant n’avoir pris connaissance d’un certain nombre de décisions sensibles prises en conseil des ministres que lorsque que leur mise en œuvre ou leur application pose problème – avec les syndicats ou tous autres bénéficiaires-, le Président de la République a ainsi avoué sa complicité ou son implication dans tous les cas de détournement de deniers publics ou de malversation…..
Peu, très peu sont les ministres et autres cadres ayant l’étoffe d’un chef de par leurs actes et leurs discours, et pour cause : La crétinisation des cadres politiques et administratifs ; la folklorisation des arts et des artistes eux-mêmes, la banalisation et l’instrumentalisation du vodoun et du vodounsi ; de Dieu et des chrétiens ; du chrétien catholique ; du musulman ; du protestant et surtout des évangéliques…. Le Bénin d’aujourd’hui est un Bénin atteint sur tous les plans moraux et éthiques….Le contentement sans limite ; la promotion à tout vent de tout et surtout des contres valeurs morales, spirituelles, éthiques, politiques et financières….
Aujourd’hui comme par le passé, la culture et les arts souffrent de l’absence d’un vrai serviteur et d’un vrai manager à la tête du Ministère, pour ouvrir un vrai dialogue avec le monde culturel et artistique et engager des réformes claires et pertinentes devant professionnaliser et mettre sur orbite nos arts et nos cultures. Le clientélisme orchestré au fonds d’aide à la culture et cautionné par le ministère, parce que incapable de mettre fin à la pagaille et la male gouvernance dans cette institution sont les preuves que l’art n’est plus aux mains des artistes ni la politique aux mains des politiques avérés aimant vraiment leur pays.

samedi 30 janvier 2010


IMMINENCE D’UN REMANIEMENT MINISTERIEL : MONSIEUR GALIOU SOGLO PRIS ENTRE AGITATION ET SEDUCTION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE.
Depuis quelques semaines, la presse nationale tout bord politique confondu, annonce sans relâche l’imminence d’un remaniement ministériel. Ce toilettage envisagé de l’actuelle équipe gouvernementale vise essentiellement à mobiliser autour du Président de la République, Monsieur Boni Yayi, une équipe de combat devant le conduire, sauf cas de force majeure, aux prochaines élections présidentielles de mars 2011.
Dès lors, certains ministres très absents dans les médias et dont les départements sont cités comme les ministères les plus invisibles et n’ayant souvent pas obtenu de bon résultat sont devenus les champions en communication ; ils sont présents à toutes les occasions sur les antennes et dans les colonnes de la presse écrite. Qui pour dresser le bilan élogieux de ses actions, qui pour annoncer ses projets à venir et qui encore pour louer les mérites et la vision le chef de l’Etat pour avoir initié ceci ou pour les avoir accompagné personnellement sur tel ou tel axe de leur tâche.
C’est le cas du tristement célèbre Galiou SOGLO, ministre de la culture, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales. Record man des incompétances à la tête de ce département ministériel.
Il ne se trouve plus de jour sans que Galiou SOGLO où l’un de ses collaborateurs ne viennent devant la presse présenter les réformes amorcer dans tel ou tel secteur de ce département ministériel. L’incohérence dans l’exercice est que l’on nous parle par exemple de réforme au sein du FITHEB alors que le ministre et sont cabinet se sont rendus coupables de violation des textes dudit festival occasionnant le blocage et le grand retard auxquels nous avons eu droit jusqu’ici. L’incohérence c’est aussi l’incapacité notoire du ministre SOGLO à faire une vraie et réelle salubrité à la direction du Fonds d’Aide à la Culture, à travers une commission d’enquête et des sanctions appropriées malgré les multiples preuves irréfutables de détournements de deniers publics, de corruption, de surfacturation, de mauvaise gestion que les uns et les autres ont mis à sa disposition.
L’incohérence enfin c’est le manque de vision précise et l’absence d’imagination du ministre SOGLO et de son cabinet à donner un contenu réel au volet « Alphabétisation et promotion des langues nationales » de son département.
On se souvient encore de tout l’engagement dont a fait preuve l’ex ministre Roger GBEGNONVI pour que l’alphabétisation connaisse des lendemains meilleurs. Il a notamment travaillé à renforcer les groupes d’alphabétisation en les dotant de moyen de travail matériel et financier tout comme il a suscité partout où ces groupes n’existent pas leur création. Ce monsieur a donné l’espoir d’une certaine renaissance culturelle à tout le Bénin avant que le rêve ne soit brisé avec l’arrivée de Monsieur SOGLO. Cela ne pouvait être autrement : le ministre SOGLO est né en Europe où il a grandi et passé l’essentiel de sa vie. A ce jour il ne parle aucune langue africaine d’origine et il est entouré de gens qui, comme lui-même, n’ont aucune notion de ce qu’est une langue et l’importance de la langue maternelle.
Les multiples passages sur les télévisions et autres médias du ministre et de ces collaborateurs en ces moments où le prochain remaniement est imminent relèvent d’une opération de charme sans contenu.
La grande réflexion du ministre devrait porter sur les grands axes d’art et leur réorganisation et non faire du social. Les structures chargées de ce volet existent et attendent seulement que les artistes assurent le minimum pour les accompagner en cas.
Et pourque l'artiste puisse s'assurer ces vieux jours et s'autonomiser maintenant sur le plan de son travail, il faudra donc que le ministre repense notamment à :
La question de la formation des acteurs culturels dans tous les domaines.
L’accès équitable de tous les acteurs culturels reconnus comme tel de part leurs travaux aux financements nationaux et internationaux.
L’identification et la promotion de nouvelles valeurs sur la base de critères justes et équitables.
La construction et l’équipement dans chaque commune d’un petit théâtre municipale d’au moins deux cent places assises.
L’introduction dans le programme scolaire d’un volet artistique à assurer par les professionnels de théâtre, de musique, d’art plastique, de dessin etc …. Pour s’attendre apporter un plus à tout ce qui a été fait avant lui à la tête de ce département.
Autrement, Monsieur SOGLO ne doit pas continuer de penser que venir à la télévision faire le point des lectures que son père lui a recommandées ou dresser la liste des injures que certains lui auraient lancés relèvent le niveau du débat et améliorent la situation de l'artiste béninois qui n'a que faire de la vie privée du ministre.

lundi 11 janvier 2010


CAN 2010 : LE PEUPLE TOGOLAIS HUMILIE PAR LA CAF ET ABANDONNE PAR LES PAYS FRERES ET AMIS.
A quarante-huit heures de l’ouverture officielle de la 27ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations qui doit se tenir en Angola du 10 au 31 janvier 2010, l’équipe nationale du Togo invitée au titre des seize nations qualifiées à ce titre a vu son bus de transport mitraillé dans la région de Cabinda, ville indépendantiste depuis les années 1970.
En effet, la région de Cabinda est une énorme réserve pétrolière dont le contrôle a longtemps donné lieu à une guerre civile meurtrière qui a toujours opposé un groupe de rebelles au pouvoir central.
L’équipe nationale du Togo comme beaucoup d’autres retenues pour cette édition de la CAN a choisi pour son acclimatisation de se mettre dans un pays proche de l’Angola, notamment le Congo Brazzaville.
C’est de commun accord avec les autorités angolaises et de la CAF que l’équipe togolaise s’est mise en route sous escorte policière pour passer la frontière entre le Congo et l’Angola. Pourtant, aux dires du représentant des rebelles, Monsieur Issa HAYATOU aurait été saisi des risques auxquels la CAF expose ses invités en acceptant de faire tenir la 27ème édition de la CAN à Luanda.
Mais la fusillade nourrie qui a occasionné la mort du chargé des médias et l’entraineur adjoint de l’équipe togolaise et de nombreux blessés par bal parmi les joueurs n’a suscité la moindre déclaration d’indignation des autorités de la Confédération Africaine de Football. Pire, Monsieur ISSA HAYATOU président de la CAF n’est à aucun moment de cette tragédie entré en contact avec les autorités togolaises. Tout ce que la CAF et son président ont essayé de faire a été de faire pression sur les joueurs togolais pour les maintenir dans la compétition malgré tout.
Cette situation vient poser le problème de la sécurité du transport des joueurs sur une compétition aussi importante.
La CAF et les autorités angolaises ne sont pas sans savoir que Cabinda est une zone à risques depuis des décennies. Pourquoi avoir autorisé la traversée de ce nid à rebelles par une délégation officielle escortée juste par un convoi de police?
ET le silence des responsables de la CAF est la preuve que la situation des joueurs importe peu dans la chaine du football. Mille joueurs peuvent mourir à deux minute d’une compétition, on trouverait bien les moyens de les remplacer pour sauver la compétition. Dans ce cas, on est bien tenté de croire que ce qui compte pour les dirigeants de la CAF, c’est les entrées financières et tous les avantages illégaux liés à ce réseau de mafia qui prend de plus en plus des dimensions inhumaines et ignobles.
La décision du gouvernement togolais de rappeler au pays son équipe nationale face au silence peu respectueux de la CAF est donc bien justifiée.
Aux dernières nouvelles, les dirigeants de la CAF viennent de prononcer la disqualification du Togo pour abandon. Cela montre combien la CAF se soucie peu du deuil qui a frappé le peuple togolais.
Et si toutes les nations engagées dans ce tournoi s’étaient montrées solidaires du Togo et exigé le retrait de leur équipe de la compétition? Le manque de solidarité des pays comme le Bénin, le Nigéria, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Ghana tous voisins immédiats du Togo et qualifiés pour cette même compétition reste bien la faille dont Monsieur HAYATOU et les siens ont profité pour se foutre du peuple Togolais et de son gouvernement.
Aujourd’hui c’est le sang versé du peuple togolais que la CAF a bafoué en toute impunité ; demain à qui le tour ?

lundi 4 janvier 2010

Cotonou, le 21 Décembre 2009
DOKPA Isidore
Auteur, Metteur en scène
S/C: BP 416 Cotonou
Tél: 90 92 30 85 / 95 58 61 71
Courriel: isdedokp@yahoo.fr
Blog: www.isidoredokpa.blogspot.com

A

Monsieur le Président de la Cour Suprême
Porto-Novo (Bénin)


Objet : Compléments au dossier n° 2009-073/CA2.

Monsieur le Président,

Le 12 Août 2009, j’ai saisi la cour suprême au motif que Monsieur Galiou SOGLO, Ministre de la Culture, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales a installé au siège du BUBEDRA quinze (15) personnes nommément désignées au titre des nouveaux membres du Conseil d’Administration du FITHEB.

Que l’article 6 des statuts du FITHEB, approuvés en Conseil des Ministres suivant décret n° 99-316 en date du 22 juin 1999, prescrit expressément : « Le FITHEB est administré par un Conseil d’Administration composé de treize (13) membres……. »

Que l’article 19 des statuts, prescrit expressément : « Les présents statuts peuvent être modifiés dans tout ou partie de leurs dispositions pour adapter les structures et le fonctionnement du FITHEB à son objet. La modification peut être demandée soit par le Directeur soit par l’un quelconque des membres du Conseil d’Administration. La modification ne peut être adoptée qu’en une réunion extraordinaire du Conseil d’Administration au cours de laquelle tous les membres sont effectivement présents ou représentés et par une majorité des deux-tiers (2/3) »

Que dans les archives du secrétariat du FITHEB et au secrétariat du Ministère de la Culture il n’y a aucun rapport ni procès verbal de session du Conseil d’Administration ayant débattu de la modification des articles 6 et 19.

Que l’installation des nouveaux membres du Conseil d’Administration tel que opérée par le Ministre en charge de la Culture, viole les articles 6 et 19 des statuts en vigueur au FITHEB et constitue un acte administrativement illégal.

Mais aujourd’hui, le dossier a connu une évolution.

Par décret n°2009-524 du 20 octobre 2009, le président de la République a nommé en Conseil des Ministres quinze (15) membres au Conseil d’Administration, soit trois mois après leur installation officielle.

Par ailleurs, par décret n° 2009-579 du 6 novembre 2009 et sur proposition du Ministre de la Culture, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales, le gouvernement a modifié l’article 6 des statuts du FITHEB en violation de la procédure prévue à cet effet; portant désormais le nombre des Conseillers à 15 au lieu de 13.

En outre, dans l’énoncé de l’article 6 nouveau (voir décret) il est précisé que « Le FITHEB est administré par un conseil composé de 15 (quinze) membres… », alors que dans l’énumération des institutions et personnalités représentées, c’est bien à 16 personnalités et institutions qu’on a eu droit. A quel nombre s’en tenir ?

Après la sortie de ce décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration, le Ministre de la Culture a procédé à une nouvelle installation des mêmes membres du Conseil d’Administration le lundi 21 décembre 2009 à la salle de conférence du Ministère. Cette réinstallation a eu pour conséquence immédiate :
- La reprise des élections des membres du bureau du Conseil d’Administration, avec à la clé, l’élection d’un nouveau président.
- La reprise de l’appel à candidature pour le poste de Directeur du FITHEB.

Au vu de ces exposés, il convient de retenir que :

- Le décret n° 2009-579 du 6 novembre 2009 portant modification de l’article 6 des statuts du FITHEB est illégal. Car les voies et moyens de modification de tout ou partie des statuts du FITHEB sont prévues à l’article 19 qui n’a pas été respecté dans la prise du décret querellé. En effet, dans les archives du secrétariat du FITHEB et au secrétariat du Ministère de la Culture il n’y a aucun rapport ni procès verbal de session du Conseil d’Administration ayant décidé de la modification des articles 6 (relatif au nombre des conseillers) et 19 des statuts qui stipule : ‘’ La modification peut être demandée soit par le Directeur soit par l’un quelconque des membres du Conseil d’Administration. La modification ne peut être adoptée qu’en une réunion extraordinaire du Conseil d’Administration au cours de laquelle tous les membres sont effectivement présents ou représentés et par une majorité des deux-tiers (2/3) ‘’

- L’ordre de la prise des décrets montre clairement que le passage du nombre des conseillers à 15 ne répond à aucun critère sérieux. Le décret portant nomination de 15 membres date du 20 Octobre 2009 alors que celui portant modification du nombre de conseillers n’est intervenu que le 06 Novembre 2009. Donc, 15 conseillers ont été nommés au lieu de 13 avant même que le décret (lui-même illégal) de cette modification ne soit pris.

En conclusion, toute cette succession d’actes et de faits se situant dans la suite de ma requête initiale, je vous prie Monsieur le Président de la Cour suprême, de verser ces nouveaux éléments au dossier n° 2009-073/CA2 et qu’il plaise à la cour de déclarer le décret n° 2009-579 du 6 novembre 2009 illégal de même que tous les actes administratifs qui s’en sont suivis.

A toutes fins utiles, je vous produis copie d’un journal qui a relayé l’actualité du FITHEB.

Je vous prie d’agréer, Monsieur Le Président de la Cour Suprême, l’expression de ma haute considération.

PJ : décrets N° 2009-579 du 6 novembre 2009
N° 2009-524 du 20 octobre 2009
Le quotidien « la nouvelle Tribune » n° 1809 du 23/12/09 page 6


DOKPA Isidore

mardi 29 décembre 2009



POLEMIQUE AUTOUR DE LA LEPI : ENFIN LES VRAIS ENNEMIS D’UNE ELECTION CLAIRE ET TRANSPARENTE AU BENIN SONT CONNUS.

La réalisation d’une Liste Electorale Permanente Informatisée (LEPI) chère à tout le peuple béninois rencontre depuis bien des années beaucoup de difficultés.
On se souvient que Monsieur Alain ADIHOU, ministre dans le gouvernement du président Mathieu KEREKOU a été chargé par celui-ci de travailler à la mise en œuvre et à la réalisation de la dite LEPI. Le résultat, tout le monde le connait : non seulement la LEPI n’a jamais pu avoir lieu mais Monsieur ADIHOU a été jeté en prison à la demande des députés, ceux-là même qui sont obstinément opposés à la réalisation dudit instrument.
Monsieur ADIHOU a quasiment passé trois ans en prison avant de bénéficier d’une liberté sous caution dans une affaire où les juges sont presque tous d’avis qu’il bénéficiera d’un non-lieu.
A l’avènement du régime du président Boni Yayi, la réalisation de la LEPI a été placée au cœur des priorités du pays, pour une élection apaisée, transparente et unificatrice de tout le Bénin.
Les différends textes devant conduire à la réalisation d’une bonne LEPI sont votés par le parlement et promulgués par l’exécutif. Les membres des différentes institutions ou commissions œuvrant dans le cadre de la LEPI ont tous été désignés de manière paritaire par toutes les tendances politiques représentées au parlement et la société civile.
Seule la désignation du représentant de cette dernière entité a connu des points d’achoppement entre les différentes tendances de cette même société civile ; le dossier est pendant devant la cour constitutionnelle qui jusque là n’a pas délibéré.
Mais depuis l’installation des différents directoires des structures chargées de la mise en œuvre et de la réalisation de la LEPI, et surtout après la mise en œuvre de l’opération dénommée « Cartographie censitaire », des voix se lèvent de plus en plus pour demander l’arrêt de la réalisation de cette LEPI chère à tout le Bénin.
A bien à y voir, ce sont les mêmes politiciens qui, hier ont travaillé à bloquer les opérations conduites par Monsieur Alain ADIHOU et œuvré à son arrestation qui se braquent encore aujourd’hui. S’ils ont évoqué des détournements de denier public et autres malversations pour arriver à leur fin, c’est au manque « du consensus » autour de l’opération que les ennemis de la LEPI s’accrochent aujourd’hui et réclament l’arrêt du processus. Quel consensus ? Les textes à aucun niveau ne parlent de consens. Dès lors que par souci d’équité, d’égalité des chances et surtout de transparence, le législateur a veillé à ce que toutes les tendances représentatives du pays se retrouvent dans les différents directoires, le problème ne devrait plus se poser.
Déjà quelques députés sont sur le point d’introduire une proposition de loi pour exiger l’arrêt du processus de la mis en œuvre de la LEPI. Il s’agit pour la plupart de ceux-là qui sont passés maîtres et champions dans la fraude électorale depuis toujours.
Ils sont aux abois en ce moment parce que convaincus que la LEPI, une fois réalisée, les mettrait à nu ; que la LAPI va révéler leur vrai poids politique.
Si après vingt ans d’exercice démocratique notre pays ne peut pas se doter d’une Liste Electorale Permanente et Informatisée pour nous éviter les heurts et autres contestations postélectorales, autant remettre désormais le processus électoral aux mains du ministère de l’intérieur qui en a une parfaite maitrise.

samedi 26 décembre 2009


CRISE AU FITHEB : YAYI BONI SE SUBSTITUE AU CONSEIL D’AMINISTRATION.
Le lundi 21 décembre, le Ministre de la Culture a procédé à l’installation du Conseil d’Administration du FITHEB après celle intervenue de manière illégale le 28 juillet dernier à la salle de conférence du Bureau Béninois des Droits d’Auteur.
C’est en brandissant les décrets 2009-579 du 06 /11/ 09 et 2009-524 du 20 / 10/09, le premier portant modification de l’article 6 des statuts du FITHEB et le second, portant nomination des membres du Conseil d’Administration de la même institution.
On se rappelle encore que le mardi 28 juillet, le ministre de la Culture a, à coup de caméras et de micros, procédé à l’installation de quinze (15) personnes nommément désignées au titre des nouveaux membres du Conseil d’Administration. Or l’article 6 des statuts fixe le nombre des conseillers à 13. L’article 19 a quant à lui défini clairement les voies et moyens de modification de tout ou partie des statuts : « Les présents statuts peuvent être modifiés dans tout ou partie de leurs dispositions pour adapter les structures et le fonctionnement du FITHEB à son objet. La modification peut être demandée soit par le Directeur soit par l’un quelconque des membres du Conseil d’Administration. La modification ne peut être adoptée qu’en une réunion extraordinaire du Conseil d’Administration au cours de laquelle tous les membres sont effectivement présents ou représentés et par une majorité des deux-tiers (2/3) ».
Dans ce cas, l’absence de tout procès verbal aussi bien au secrétariat du FITHEB qu’au ministère da la Culture, justifiant de la tenue d’une session extraordinaire du CA consacrée à la modification de tout ou partie des statuts, a vite fait de tirer l’attention de certains acteurs culturels qui ont crié à l’illégalité de l’acte que venait de poser le ministre. Certains n’ont pas hésité à saisir les plus hautes institutions juridiques du pays aux fins de dire le droit.
Bloqué dans sa démarche, le ministre exhibe trois mois après la vague de contestation qui ne désempli pas, deux décrets qui n’apportent aucune espèce de solution à la crise qui secoue le FITHEB.
A aucun niveau des textes fondamentaux du FITHEB, il n’est prévu que le Président de la République prenne un décret pour modifier un ou tous les articles des statuts. En le faisant, le président de la République s’est substitué au Conseil d’Administration, seul mandaté à l’article 19 pour toute modification. Le décret 2009-579 du 6/11/09 est contraire aux principes de modification des statuts du FITHEB.
De même, le décret 2009-524 du 20 / 10/09 portant nomination des membres du CA-FITHEB précise bien que le Conseil d’Administration FITHEB est composé de quinze (15) membres. Mais dans l’énumération des institutions et personnalités représentées, c’est bien 16 personnalités et institutions que l’on retrouve. A quel nombre se fier dans ce cas ? Les 15 annoncés dans le libellé de l’article ou les 16 qui figurent dans la décompte ?
Autre anomalie : la forme et l’ordre de la prise deux décrets : comment se fait-il que le décret de nomination ait été pris avant celui portant modification de l’article 6 des statuts ? Est-ce à dire que c’est que lors de l’installation des 13 conseillers que les autorités se rendues compte de la nécessité de porter le nombre des conseillers à 15 ?
Pourtant depuis l’apparition de ces deux décrets, c’est à une allure vive, très vive que les choses ont redémarré au FITHEB : réinstallation par le ministre de la culture de l’installation des quinze (15) membres du CA, réélection des membres du bureau de l’institution avec à la clé, le renouvellement totale de tous les postes ; la reprise de la procédure d’appel à candidature pour le poste de Directeur du FITHEB.
Mais alors, pourquoi avoir laissé avancé la situation dans la stricte illégalité jusqu’à la sortie de ces fameux décrets avant de tout reprendre?
Quelle est aujourd’hui la raison qui justifie le passage du nombre des conseillers à 15 et pourquoi ne pas s’en référer au Conseil d’Administration comme l’exige l’article 19 ? Bref ! Malgré tout cela, les deux nouveaux ne sont pas encore la solution à la crise ; ils amplifient plutôt la contestation qui ne fait que fragiliser la cohésion autour du FITHEB.
Seuls le ministre Galiou SOGLO et le Président Yayi BONI seront tenus responsables des déconvenues de cette crise.

mercredi 16 décembre 2009


IMPASSE SUR LE FESTIVAL INTERNATIONAL DE THEATRE DU BENIN –FITHEB : LA RESPONSABILITE DU MINISTRE DE LA CULTURE EST ENGAGEE.

Voici depuis des mois que le mandat du directeur en poste au fitheb est arrivé à terme et on est encore loin de montrer de doigt son successeur.
En juillet dernier, le ministre de la culture a procédé à l’installation des nouveaux membres du conseil d’administration du festival. On croyait le fitheb sauvé de ces errements quotidiens. Erreur.
En installant les quinze nouveaux membres du conseil d’administration en violation des statuts qui recommandent plutôt treize, le ministre de la culture a choisi de semer les germes du blocage institutionnel et juridique du festival. Des acteurs culturels ne se sont pas fait prier pour saisir les hautes institutions juridiques du pays pour que le droit soit dit.
Ajouter à cela deux autres points d’achoppement :
La modification par le conseil d’administration des critères de désignation du directeur du fitheb ; critères orientés et taillés sur mesure pour favoriser tel ou tel candidat.
L’élection par le conseil d’administration d’un candidat dont le dossier a été pourtant déclaré irrecevable dès les préliminaires ‘pour défaut de pièce’ et mentionné au procès verbal de la session.
La question qui se pose aujourd’hui est de savoir pourquoi le ministère de la culture a-t-il laissé commettre autant de violations des statuts du fitheb ? Le représentant du ministre au sein du conseil d’administration est bel et bien son Directeur de Cabinet et devrait, pour toutes les questions relatives aux textes fondamentaux du festival, s’en référer au conseiller juridique du ministre…. Comment le ministre lui-même a-t-il pu fermer les yeux et laisser son directeur de cabinet et la présidente du conseil d’administration conduire de bout en bout toutes les opérations sans compte rendu à chaque phase.
Il ressort de cette situation qu’il y a eu sur toute la ligne du laxisme ; du favoritisme ; une volonté délibérée de ne pas respecter les textes qui régissent le fitheb.
L’impasse dans laquelle se retrouve le festival aujourd’hui est imputable prioritairement au ministre de la culture et au conseil d’administration qui n’ont pas su faire preuve d’impartialité, de rigueur et de probité dans la conduite dudit dossier.
A trois mois de l’ouverture officielle de la prochaine biennale, personne ne peut certifier de ce qui adviendra de ce grand rendez-vous culturel.
Il est techniquement et humainement impossible de tenir le festival à bonne date dans les conditions actuelles de sa préparation.
Sur les deux dernières éditions, à pareille date, le budget était déjà connu et l’essentiel des partenaires sollicités s’étaient déjà prononcés. Les affiches étaient déjà parues ; des annonces à titre de réclame passaient déjà sur les écrans et les radios. La programmation était bouclée à près plus quatre-vingt pour cent (+80%).
Rien que la libération de la subvention de l’Etat au profit de la biennale prend énormément de temps et demande d’interminables plaidoyers en direction de toute les parties engagées dans le processus. C’est dire donc que vouloir tenir coute que coute la prochaine édition du fitheb à bonne date relèverait d’une gageure qui se solderait par un fiasco sur tous les plans.
Le mal est là, la bêtise est commise. Il faudra penser à reformater les textes du fitheb si tant est que le ministère tient à avoir quinze personnes au conseil d’administration.
On peut bien perdre une édition et travailler à ne plus jamais en perdre.
Pour y parvenir, il faudra associer tout le monde sans exclusion et dans l’intérêt supérieur du Bénin entier.

mardi 3 novembre 2009

LITTERATURE :
DAMES GONCOURT ET RENAUDOT ONT CHOISI LEURS EPOUX POUR 2009 CE LUNDI 2 NOVEMBRE.

Enfin les voilà parmi les grands. Ecrivain depuis près de 25 ans, la franco-sénégalaise Marie N’DIAYE vient d’être couronnée lauréate du prestigieux prix littéraire français GONCOURT édition 2009 au premier tour avec 5 voix contre 2 à Jean-Philippe TOUSSAINT pour « La vérité sur Marie » et 1 voix à Delphine de VIGAN pour « Les heures souterraines ». La lauréate du Goncourt 2009 est devenue ainsi la première femme depuis 1998 à obtenir cette prestigieuse récompense littéraire.
Créé depuis 1896 par le testament d’Edmond GONCOURT, cette récompense est annuellement attribuée aux auteurs d’expression française.
Auteur prolifique, Marie N’DIAYE a publié son premier roman à 18 ans. Aujourd’hui c’est à 42 ans qu’elle reçoit cette distinction avec son roman intitulé « Trois femmes puissantes ».
L’autre élu du jour, c’est Frédéric BEIGBEDER né en France à Neuilly-sur-Seine le 21 septembre 1965. Il est reconnu comme écrivain et critique littéraire mais aussi comme journaliste et chroniqueur. Auteur de 5 romans, il le lauréat du Renaudot 2009 avec son œuvre « un roman français ».
Créé depuis 1926 par dix journalistes et critiques littéraires, attendant le résultat du jury du Goncourt, le prix Théophraste Renaudot ou plus couramment appelé « Prix Renaudot » est entré dans l’histoire littéraire de la France comme un grand prix. Il existe aujourd’hui le prix Renaudot du livre de poche, un prix Renaudot de l’essai et un prix Renaudot des lycéens décerné.