samedi 1 octobre 2011

LES NEGRES DE GENET AU FESTIVAL LES NUITS DE FOURVIERE A LYON


EMMANUEL DAUMAS ET LES NEGRES DE GENET ECLAIRENT L’EDITION 2011 DES NUITS DE FOURVIERE.

Et 1 ; et 2 ; et 3 ; et 4 ; et 5. Jamais un sans deux dit un adage populaire ; Emmanuel Daumas et la bande de béninois sont allés jusqu’à cinq. Cinq soirées de bonheur et de plaisir théâtral. Cinq soirées différentes de créativités et d’inventions sans jamais de clichés ni de routines encombrantes et puantes.

Les 20, 21 ; 22 ; 23 et 24 juin dernier, au théâtre du point du jour de Lyon, la grande attraction dans le cadre de l’édition 2011 du festival des Nuits de Fourvière, a été la représentation réussie par quelques béninois et une Franco-Guinéenne sous la direction du désormais grand metteur en scène Emmanuel DAUMAS assisté d’un homme à la vue juste et au doigté pertinent : Vincent DESLANDRES. Son regard extérieur-il n’était pas à la création du spectacle- a permis d’extirper nombre de déchets et de lourdeur artistiques. Il a notamment réinventé et donné aux jeux d’acteur toute sa vitalité ; sa fluidité et sa simplicité, aussi.

Respectant les exigences de Genet, le metteur en scène a réussi à faire jouer que des noirs d’Afrique devant un public de blancs. Et ceux des noirs devant joué des rôles de blancs ont fait peindre leurs visages de blanc. Bien plus, les acteurs ont été tous recrutés dans le pays où la scène décrite par Genet dans son œuvre a semblé s’être passée. Félicité, négresse et personnage essentielle de l’histoire, mémoire des nègres dans cette aventure « tragique » pour la race blanche n’a de cesse évoqué « Dahomey » actuel Bénin, la terre de ses ancêtres.

Le décor : Au fond de la scène trône un géant dispositif en fer bardé de lampes néons, symboles même d’une Afrique male éclairée malgré tout son soleil. Côté cour, une table peinte en noire où sont disposés quelques accessoires dérisoires. Côté jardin, un praticable en forme de conteneur porte dressées trois chaises en plastiques où sont écrits : Le gouverneur ; le juge ; la reine. Au centre, un catafalque tout drapé de blanc et orné de fleurs artificielles avec à son sommet supérieur, la photo de la « morte »…..

Le spectacle : Tout commence par une entrée sur scène bien mesurée et sobre au côté cour d’un groupe d’acteurs noirs aux visages peints de noir avec sur la tête des perruques noires défrisées. Au même moment, apparaissent sur le conteneur d’autres acteurs noirs mais aux visages peints de blanc. Puis place au menuet dont l’exécution par les nègres a effaré aussi bien le vrai public que les acteurs jouant au public blanc. Et très vite le grand jeu des acteurs s’est révélé au public. Une très grande maîtrise du texte et des différents jeux a été constaté. La simplicité du jeu et sa clarté ont révélé les tours, détours et contours de l’œuvre de Genet taxé depuis toujours d’auteur compliqué et ennuyeux. Rarement les quiproquos ; les allusions ; le théâtre dans le théâtre, les « entrées-sorties », les « sorties-entrées » les suspensions en pleine phrase et en milieu d’action ont été montrés avec autant d’ouverture, de simplicité, de dynamise et de clarté dans l’œuvre de l’éternel provocateur, poète des couleurs : Genet Jean.

Très rapidement, le spectacle s’est transformé comme en une grande fête dans un village africain où les habitants, tous masqués se donnent à cœur joie aux critiques acerbes contre le colonisateur, blanc sans jamais exprimer la moindre plainte ; la moindre lamentation sur leurs sorts. Ils sont si fiers de ce qu’on les oblige à être qu’ils ont transcendé le mépris ; l’humiliation pour n’être que des Hommes. Rien que des Hommes. Et c’est eux qui se moquent à présent non sans délectation de leurs bourreaux ….Les caricatures, autres socles du spectacle pleuvaient de tous les côtés. Et même au plus profond de l’exagération dans le jeu, les acteurs sont si justes qu’ils intéressent toujours….

A l’opposée de certaines critiques, je crois, après avoir vu cette série de représentations sur l’œuvre de Genet, que c’est plutôt la lecture que l’on donne de cette pièce qui ennuie et non la pièce elle-même.

L’exemple de monsieur Roger Blin est encore là pour nous édifier. Longtemps après ce dernier, qui seul jusque là a su nous faire entrer dans les profondeurs de cette pièce avec justesse et précision, Emmanuel DAUMAS et son assistant viennent eux aussi de montrer une version dont la postérité parlera pendant longtemps peut-être.

Pourtant les deux premières représentations tenues à Cotonou étaient loin d’être une réussite. C’était plutôt un travail à la va vite. Le public béninois a plutôt eu droit à un travail en chantier sans une vraie direction d’acteurs ni une grande maîtrise du jeu. C’est bien cela l’image que les acteurs béninois adulés à Lyon ont laissé dans les mémoires ici au Bénin avant de s’envoler faire le miracle outre Atlantic.

Seulement, qu’il soit blanc ou noir, le public a droit au même respect; aux même exigences de qualité. Même si l’entrée au spectacle est gratuite.

Prochaine tournée des nègres en France : mars, avril 2012.

- 1er mars : départ de Cotonou
- 2 mars : arrivé à Paris
- 3 mars : Paris/Toulouse
- 4 mars : montage et répétitions en parallèle (dans une autre salle)
- 5 et 6 mars : répétitions
- du 7 au 10 : représentations
- 11 mars : Toulouse/Villefranche
- 12 mars : montage et filage
- 13 mars et 14mars : représentations
- 15 mars :montage et filage à Tassin-la-Demi-Lune (banlieue ouest de Lyon)
- 16 mars : représentation
- 17 mars : Lyon/Montpellier
- 18 mars : montage
- 19 mars : répétitions
- 20 au 23 mars : représentations
- 24 mars : Montpellier/Valence
- 25 mars : montage
- 26 mars : répétitions
- 27 et 28 mars : représentations
- 29 mars : Valence/Givors (près de Lyon)
- 30 mars : montage et filage
- 31 mars : représentation
- 1er au 4 avril : 2 ou 3 dates au Théâtre du Point du jour ? (en discussion)
- 5 avril : montage et filage à Meyzieu (à l'est de Lyon)
- 6 avril : représentation
- 7 avril : Lyon/Paris
- 8 avril : Paris/Cotonou

vendredi 30 septembre 2011

GREVE DANS LE SECTEUR DE LA DOUANE AU BENIN:LA COLERE INATTENDUE DE YAYI BONI SUR LES GREVISTES


BENIN : ERUPTION D’UN VOLCAN APPELE YAYI BONI.

Mercredi 28 septembre 2011 à 10heures, le chef de l’Etat Béninois, le Docteur Thomas Boni YAYI a rencontré les douaniers retraités et les agents contractuels de la douane. A l’ordre du jour, les grèves à répétition dans le secteur de la douane.

Pour la énième fois, les douaniers sont encore entrés en grève ; le plus souvent pour un « oui » ou pour un « non » comme c’est encore le cas.

Il y a une semaine, le bouillant et tumultueux syndicat de la douane s’est mis en grève de 48h au motif qu’un agent de la douane dans l’exercice de ses fonctions, a été attaqué et passé à tabac par un militaire et des populations civiles. Le syndicat en conclut que ces menaces sur le corps douanier sont le résultat des propos tenus sur les agents de la douane par les actuelles autorités du pays. En effet, depuis peu le président de la République, très déçu du comportement de certains agents de la douane (corruption et détournement), et en raison de la tendance baissière des recettes douanières, s’est donné à une analyse critique sur cette corporation et les maux qui la minent.

Une semaine après ces 48h de cessation de travail, le même syndicat ayant apprit l’existence d’un projet de loi pendant devant le parlement et qui vise à interdire aux agents de la douane le droit de grève, s’est mis en grève d’avertissement de 72h renouvelable pour protester contre ledit projet de loi.

C’est donc cette série de grèves intempestives et sans raisons administratives justifiées qui a fait sortir le très « calme » et très « gentil » président de ses gongs.

Ainsi s’est mis éruption le volcan nommé YAYI Boni. Jamais on n’a vu un YAYI Boni aussi ferme et aussi menaçant que déterminé : « J’attends que la Cour constitutionnelle se prononce sur la conformité de la loi avec notre constitution. Dès que cette conformité est prononcée, je vais promulguer cette loi et quiconque se mettrait encore en grève sera radié purement et simplement de la fonction publique et il ne se passera rien…. On ne peut pas permettre à des Hommes aux galons ; en kaki ; en armes et en mission républicaine recommandée de se mettre tout le temps en grève. Nous devons harmoniser le statut des paramilitaires ; comme la police, les eaux et forêts, la douane est aussi un corps paramilitaire et devra être interdite de grève…. Trop c’est trop. On politise tout. Ce qu’on n’a pas pu avoir par les urnes, on veut l’obtenir par les grèves ? La rue ? Je défie quiconque d’utiliser la rue pour semer des troubles…. »

Rarement, que dis-je, jamais on n’a vu un YAYI Boni aussi grave, aussi exaspéré et aussi offensif. Et il est allé plus loin. « …On ne va quand même pas me contester ma légitimité ; je ne comprends pas le sens des grèves intempestives à la douane. Si les politiciens leur disent faites des grèves pour le faire tomber, ils se trompent ; ils se trompent ; ils se trompent… Ils n’ont qu’à rebrousser chemin car je ne reculerai pas… Je suis l’élu légitime du pays. J’ai été élu proprement en 2006 ; j’ai été élu proprement en 2011 aussi. J’ai été élu à près de 70% des votants dans les grands départements lors des dernières présidentielles. Si quelqu’un rêve encore de la présidentielle, il peut attendre 2016 mais moi je n’y serais plus… »

J’avoue que je partage entièrement l’exaspération et la fermeté du président de la République. Car si les grèves pouvaient être facteurs de développement, notre pays serait en avance sur les plus grandes nations au monde. Jamais le Bénin n’a connu autant de grèves nuisibles à son économie, à son développement. Les centrales syndicales sont devenues si puissantes qu’elles sont intouchables et incontournables. Et les motifs qui conduisent aux mouvements de débrayage sont aussi contestables et fantaisistes que leurs organisateurs. N’importe qui au nom de tel ou tel centrale syndicale vient à la télévision proférer des menaces de grève et même injurier publiquement le président de la République. On a déjà vu dans ce même pays la grève sans service minimum des agents de santé qui ont fermé à clé les hôpitaux. Cela a été tout un carnage pour le pays. Trop, c’est trop. Le Bénin court à sa propre perte économique et sociale si rien n’est fait pour arrêter la dérive syndicale. Un pays dont les ressources sont essentiellement fiscales ne peut se permettre autant de grèves anarchiques et espérer décoller un jour. Nous serons bientôt, si rien n’est fait, dans les mêmes conditions économiques et financières que la Grèce lourdement endettée pour avoir vécu longtemps au-dessus de ces moyens et pour avoir mal géré ces ressources.

Vivement que les grévistes entendent raison pour que le chef de l’Etat n’ait pas à recourir à la radiation.

samedi 17 septembre 2011








LIBYE : LA DEMOCRATIE AU BOUT DES ARMES ?


Voici depuis cinq ou six mois que des puissances occidentales ont entrepris un bombardement intensif avec des armes de destructions massives en Libye, aux motifs que le régime du colonel Kadhafi est antidémocratique. Vous avez donc dit démocratie ? Alternance au pouvoir ? Si cela suffit à attaquer des hommes et des femmes qui ne se plaignent pas autrement de leurs dirigeants, allons chercher pourquoi le roi d’Espagne, l’Empereur du japon, le roi de la Belgique ou encore la Reine d’Angleterre végètent depuis si longtemps au pouvoir ! On ne trouve les dictatures ou le manque de démocratie que là où on veut bien les trouver.



Six mois donc après avoir apporté un franc soutien aux rebelles libyens qui ont prit les armes contre leur pays et leur peuple en paix, les puissances occidentales menées par la France et la Grande-Bretagne, sous le couvert de résolutions ONUSIENNES tronquées, sont venues à bout du régime libyen.



Pourtant la preuve est là devant tous que partout où l’on a essayé d’imposer la démocratie par les armes, cela s’est révélé un échec total. J’en veux pour preuve la Somalie, l’Irak ; Haïti, le Viêtnam….



On comprend bien alors la réticence des américains à s’engager dans le conflit libyen.



Si les motifs qui ont conduit au bombardement de la Libye jusqu’à la chute programmée du régime du colonel Kadhafi sont restés inconnus du grand public hier, ils commencent peu à peu à être perçu de tous depuis la venue en trombe et de manière triomphaliste de Nicolas SARKOZY et de David CAMERON, venus danser et boire sur les restes de Kadhafi et de la Libye.



Mais déjà, les querelles intestines ont commencé autour de l’immense richesse minière libyenne. Si Paris et Londres sont assurés de se tailler la part du lion parce qu’ayant prit plus de risque que tous les autres prédateurs, ils sont néanmoins très bousculés par bien d’autres nations occidentales dont juste le « oui » ou le silence lors du vote au conseil de sécurité des Nations Unies a permis d’obtenir les résolutions diaboliques montées de toutes pièces pour arriver à bout du guide libyen et de son armée héroïque.



Le grand paradoxe dans ce qui se passe en Libye est la précipitation avec laquelle les gouvernements africains ont tous reconnu la légitimité des rebelles. En effet, alors que Kadhafi n’avait pas encore capitulé ; alors que les rebelles peinaient encore à gagner du terrain, alors que Kadhafi sortait et paradait dans Tripoli, certaines capitales africaines ont commencé à prendre fait et cause pour les Hommes qui ont prit les armes contre un régime établi. En tête de liste, le président Wade qui s’est rendu à Bengazi, fief des rebelles d’où il publiquement désavoué le colonel Kadhafi. Pourtant, à l’exception de quelques uns, les gouvernements africains ont tous été entretenus, financés et aidés par le guide libyen durant ses quarante deux années de règne. Il a été pendant longtemps le principal bailleur de l’Union Africaine et demeure encore le seul et l’unique qui croit en la création d’une monnaie africaine ; un gouvernement africain, un parlement africain, et j’en passe. Traditionnellement, le Bénin ne prend jamais de position officielle sur des sujets aussi sensibles. Pour une fois que nous avons décidé de nous affirmer, nous nous sommes affichés du mauvais côté : côté rebelle. Pourtant lors de l’agression impérialiste organisée par la France et dirigée par son mercenaire Bob Denard, le colonel Kadhafi est venu au secours du peuple béninois avec un contingent militaire de près de deux cents hommes avec de l’armement. Plus récent encore, le président BONI Yayi n’a jamais manqué de venter les mérites du guide libyen peu avant et pendant la tenue du sommet de la CEN-SAD tenu à Cotonou et pour lequel le guide libyen se serait personnellement investi. Le tout premier hélicoptère que Yayi BONI a utilisé dès son arrivée au pouvoir serait un prêt du guide libyen. Je comprends très peu comment les autorités actuelles choisissent de reconnaitre des rebelles avec qui elles n’ont jamais rien partagé et que le peuple béninois ne connaît pas ; je ne comprends pas que l’on ait chassé Kadhafi du pouvoir par les armes et nous dire vouloir installer la démocratie.



Sous le régime du colonel Kadhafi, l’électricité à usage domestique est gratuite ; l’eau à usage domestique est gratuite : le prix de l’essence à la pompe est de 0,08 Euros ; les banques libyennes accordent des prêts sans intérêt ; les citoyens n’ont pas d’impôts à payer, et la TVA n’existe pas.



Selon des statistiques des grandes institutions bancaires, la Libye est le dernier pays dans la liste des pays endettés. Sa dette publique est à 3,3% du PIB.



En France, la dette publique est à 84,5% du PIB ; aux Etats-Unis, elle à 88,9% du PIB ; au Japon, à 225,8%.


samedi 3 septembre 2011

INDEPENDANCE DAY : LE TOURISME ANNUEL



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Edito

Independance day : le tourisme annuel !


Je voulais parler de la célébration du cinquante-et-unième anniversaire de l’indépendance du Bénin. Je voulais parler de la fête nationale à Natitingou au Nord du pays. Je voulais donc parler du 1er août, mais presque tout m’en empêche.

Je ne supporte pas la redondance. Si je m’y mets, je parlerais du défilé. Des discours. Des majorettes. Des personnalités. Des invités. Des ministres. Des députés. Je parlerais du président de la République. Je parlerai des journalistes qui ont commenté l’événement en direct et en différé à la radio et à la télévision.

Je voulais parler du 1er août version Nati. Je parlerais, si je m’y mets, de la foire de l’indépendance, du combat pour trouver un hébergement à Natitingou. Je parlerais des populations sorties nombreuses pour accueillir dans la ferveur l’événement. Je voulais parler, mais pas de ces choses là. Ni de la mauvaise ou de la bonne organisation de tel ou tel aspect de la célébration, ni de la ponctualité de telle personnalité et le grand retard de telle autre. Je voulais parler de la fête nationale Nati 2011. Mais si je commence, je parlerais des chantiers inachevés, de futurs éléphants blancs ou blanchâtres. Je voulais parler de notre independance day 2011. Mais si je démarre, je dirais des choses du genre… Comme dans les autres villes qui ont accueilli les autres années l’événement, des chantiers ont été ouverts. Des réfections d’infrastructures ont été faites. Comme dans les autres villes, les travaux ont commencé en retard.

Je dirais des choses du genre… Comme à l’occasion des autres veilles de 1er aout sous le « changement », les entrepreneurs ont promis de relever le défi. De tenir dans les délais. A l’heure de la « Refondation », ils ont promis mais…voilà. Et patati et patata.

Si l’occasion m’était donnée de parler de la fête de l’indépendance 2011, j’allais nous poser des questions du genre … Pourquoi n’arrivons nous pas à tenir dans les délais ? Pourquoi ouvrons-nous des chantiers qui sont abandonnés aussitôt la fête passée ? Pourquoi ? Alors, je ne parlerai donc pas du 1er août. Tout m’en empêche sauf que c’est l’actualité.

Voilà pour quoi je vais tout de même dire quelques mots de cette manifestation qui a fait bouger du monde vers Natitingou. Et c’est ce qui me plait dans l’affaire. Une sorte de tourisme forcé…

Pour certains, c’est la première fois qu’ils voyagent dans la partie septentrionale de leur pays. C’est la première fois qu’ils traversent Parakou.

La première fois qu’ils découvrent les paysages de Bohicon, Dassa, Savè,…Rien que pour ça je dis merci au président de la République

Merci pour ce tourisme annuel. C’est du concret. Non ?

Lad

mercredi 20 juillet 2011

LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ET LE DETOURNEMENT DES DENIERS PUBLICS: YAYI BONI ENFIN PRET?


CORRUPTION ET DÉTOURNEMENTS DES DENIERS PUBLICS: ENFIN LE GRAND COMBAT?
Tout semble désormais prêt pour la montée sur le ring du président Yayi Boni pour la lutte contre la corruption et les détournements de denier public. Pourtant, bien des doutes persistent au sein de la population.
Une ligne verte vient d'être mise en place à la présidence de la République au numéro 81 000088 pour permettre aux populations victimes d'escroquerie de se plaindre.
Mais alors, que se passera-t-il après la plainte? C'est là toute la question. On s'est toujours plaint ici de X ou de Y. On a toujours pris des initiatives fort louables contre ce qui est devenu une endémie nationale et pourtant...
On se souvient encore de la fameuse marche verte contre la corruption dont le chef de l'État en personne avec tous les membres de son gouvernement, certains présidents des institutions de la Républiques et des amis politiques ont été instigateurs et exécutants. Mais depuis ce terrible et ridicule effet d'annonce qui mobilisé du beau et du grand monde, le fléau de la corruption et du détournement ont pris une ampleur des plus insoupçonnables dans notre pays. Le drame a atteint les béninois jusque dans leurs chromosomes. A ce jour, il n'y aucun secteur où le déournement et la corruption ne soient la règle ou le principe: La religion; la famille; la politique; le sport; l'administration publique tout comme le privé; les chefferies traditionnelles;es associations dites de la société civile; les syndicats....Vers la fin du mandat du président Yayi Boni, les scandales se sont multipliés et ont failli couler le pays. La rocambolesque affaire ICC-services et consort qui a impliqué des membres du gouvernement, le chef de l'Etat et certains membres de sa famille biologique est encore présente dans les mémoires; l'affaire dite des machines agricoles et la ténébreuse affaire dite de la CEN-SAD sont autant de raison qui font dire au béninois moyens que comme tous ses prédécesseurs, Yayi Boni ne fera que du dilatoire s'agissant de la lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics.
Comme en 2006, le président réélu vient d'annoncer la désignation par la présidence de la République des inspecteurs des ministères aux fins de limiter les connivences entre les ministres en ces derniers supposés jouer le rôle de contrôleurs impartiaux.
Au terme de la formation des nouveaux inspecteurs, le président de la République qui a prit part à la cérémonie de clôture a relaté un fait pour le moins troublant:
"En 2009, nous avons décidé au sein du gouvernement de pouvoir enfin payer les prestataires de services; ceux-là qui ont travaillé ou vendu à crédit pour l'État. Nous avons, comme c'est la règle en la matière, demandé aux DRFM (les financiers des ministères) et aux inspecteurs des ministères concernés de mobiliser tous les documents justifiant ces dettes et de les mettre à disposition du gouvernement. Le montant total des document mis à la disposition du gouvernement était chiffré à 53 milliards huit cent quatre vingt-dix millions. J'ai alors demandé à l'IGE, Inspection Générale de l'État de procéder à un contrôle de ces chiffres; cette institution a trouvé que le montant réel de la dette de l'État envers les prestataires ne dépasse pas 14 milliards; j'ai donc appelé l'armé pour départager les deux premiers. Les chiffres de l'armée indiquent 14 milliards huit cent millions. Je vous prie mes chers compatriotes de voir ce que quelques individus s'apprêtaient à s'empocher...."
Alors, que sont devenus ces hommes et ces femmes qui ont failli détourner plus de 39 milliards de nos francs? Toujours libres de leur mouvement. Toujours proches du chefs de l'Etat. Comment se fera donc la lutte contre la corruption et le détournement du denier public quand jamais on ne prend le courage de vraiment punir ceux qui en réunissent les conditions? Comment se fera cette fameuse lutte quand on fait sans cesse la promotion des corrompus, des corrupteurs et des détourneurs des deniers de l'État?
Les cas Adjanonhoun Célestine et Jacques DAMATA, tous anciens patrons de la SBEE et anciens députés sont là. Après leurs forfaits à la tête de cette société d'État, ils se sont réfugiés au parlement bardés de leur immunité parlementaire. A présent que le peuple ne leur a plus renouvelé sa confiance, que fait la justice pour se saisir d'eux? Au moins de ces deux?
Mener à bien cette cette lutte reviendra au chef de l'État de se débarrasser lui-même de ses milliers de courtisans tous corrompus; de cette meute de pasteurs évangéliques dressés devant lui tel un bouclier et impliqués pour la grande majorité dans diverses affaires de détournements. Il s'agira de rompre véritablement avec le clientélisme politico-démocratico-religieux pour mettre le cap sur la bonne gouvernance et le développement.
Vivement que ces nouvelles mesures en faveur de la lutte contre la corruption et le détournement du denier public ne soient plus que des mesures de plus ni des effets d'annonce comme par le passé.

jeudi 23 juin 2011

AFFAIRES DE MOEURS: LA JUSTICE FRANCAISE SE REVEILLE-T-ELLE ENFIN?




L'ex-secrétaire d'Etat et élu UMP Georges TRON vient d'être mis en examen pour viols avant d'être libéré sous contrôle judiciaire.




Assigné devant la justice par trois de ces anciennes employées de la mairie de Draveil (Essonne) pour viols et agressions sxuelles, l'ancien maire nie les faits qui lui sont reprochés et crie à la vengence d'agents sanctinnées pour insuffisances ou malversations.


Pourtant les plaignantes affirment haut et fort avoir été l'objet d'abus sexuels commencés avec des séances de massages. L'adjointe de monsieur TRON au moment des faits, madameBrigitte GRUEL aurait participé à ces séances aux dires des accusatrices.


Mais au-delà de ce que déclare ce ènième homme politique français présumé coupable de viol, la multiplicité des cas moeurs directement liées aux personnalités politiques françaises vient poser le problème de la morale dans l'arène de la politique Française. Le cas DSK est encore présent dans tous les esprits et suscite indignations.


Et depuis la débacble et le chute de l'ex-patron du FMI à New-York, la justice française semble s'être ressaisie et fait un peu preuve de promptitude.


Vivement que cette promptitude affichée désormais par la justice porte ces fruits et que les victimes d'agressions sexuelles ou de viols soient véritablement vengées. Le silence et le laisser-aller en faveurs des politiques français n'ont fait que trop durée. Et les victimes qui n'osent pas se montrer ni aller devant la justice devenue trop lasciste envers leurs prédateurs se comptent par milliers.

mardi 21 juin 2011

MATHIEU KEREKOU, JEAN JACQUES PIGNARD ET EMMANUEL DAUMAS POUR LA CULTURE BENINOISE



TROIS HOMMES,TROIS PERSONNALITES ET TROIS VISIONS DIFFERENTES DE LA VIE POUR UNE MEME CAUSE: LA CULTURE


"Il y huit ans, j'étais au Bénin où me recevais dans son bureau le Président de la République d'alors; il s'agissait de monsieur KEREKOU. Je le rencontrais dans le cadre du jumellage entre la ville de Kandi et celle villefranche. C'est alors que le président m'a dit: Les jumellages, c'est bon; ça fait des forages; des hopitaux... mais faites aussi du théâtre, monsieur le maire...". Ainsi énnonçait son allocution, monsieur Jean Jacques PIGNARD, ancien maire de villefranche devenu sénateur, ce 20 juin devant le théâtre du point du jour à Lyon au terme de la première du spectacle LES NEGRES de Jean GENET mise en scène de Emmanuel DAUMAS avec douze acteurs béninois.

L'opération s'inscrit dans le cadre du festival des Nuits de Fourvière,vieux de deux mille ans et au coeur duquel est inscrit pour cette édition, les journées du Bénin à Lyon. Ces journées du Bénin ont été inspirées par la rencontre entre le Président KEREKOU et le maire de villefranche autrefois. Ce dernier rencontre à son tour Emmanuel DAUMAS un de ses amis et partage avec lui les rêves et besoins du présidents béninois.

Monieur DAUMAS amoureux du danhomey se saisit de l'idée; y travaille activement des années durant bien entendu avec beaucoup d'autres énergies. Et voilà comment sont nées les journées du Bénin à cette éditions 2011 des nuits de fourvière. Au terme de cette géante vrencontre culturelle d'échanges et de brassages, le spectacle les nègres aura été joué cinq fois avant de revenir sur les planches en mars 2012 pour un mois de tournée toujours à travers la france.

Au-delà des douze acteurs béninois présents à cette fête des arts et cultures, il y a aussi la présente remarquée d'une partie de l'élite culturelle béninoise, notamment: Romualde HAZOUME pour ses photographies; les GANGBE BRASS BANDE avec leurs géants et immenses instruments à vents qui depuis ces années ne cessent de galvaniser le monde; le mythique tout puissant poly-rythmo qui a fait dansser des générations et des générations d'africains et qui renaiît progressivement de ses cendres; et enfin la diva de la musique béninoise, la star planétaire, Angelique KIDJO dont la voie suave et lyrique ne manquera pas de faire trembler les murs de du géant palais grècoromains, siège du festival.

Oser dire les choses

Oser prendre des initiatives.

Mathieu KEREKOU dont la preuve de la fibre artistique nous est parvenue jusqu'outre atlantique a osé tout simplement dire à défaut de pouvoir faire par lui même. Nous avons tort de croire que cet homme qui a dirigé le Bénin pendant longtemps n'a aucune fibre artistique et qu'il n'a aucun plan pour le développement artistique et culturel de son pays.

Je retiens à travers le témoignage de l'ancien maire de villefranche que l'ancien président du Bénin est pour le jumellage des villes béninoises et françaises mais est encore d'avantage pour un jumellage culturel des villes.

Je suis bien tenté de dire merci, papa KEREKOU mais il n'a fait que son devoir. Cependant, il est un adage populaire du Bénin qui dit:" On est en droit d'être remercié pour avoir fait son propre devoir". A ce titre, je dis merci.

Mais au-delà des actions de partenariats nord/sud, la question des initiatives culturelles nationales se pose toujours. Car tout ne peut et ne devra pas être réglé dans le cadre des jumellages entre villes. Il faudra bien des intiatives personnelles au pays; aux aceturs culturels béninois avec l'appui du gouvernement béninois et/ou des villes béninoises. Malheureusement, tout reste encore à faire à ce niveau;le financement des actions culturelles est encore perçu comme "une aumone aux pauvres" au pays. L'absence de tout texte fixant les règles du jeu que fait le moindre sous disponible dans le secteur reste la proie facile des amis de tels ou tels persosonnalité politique. La mise à disposition des artistes d'un milliard culturel par an vient renforcer le clientélisme et la prostitution dans le secteur. Seuls les amis ou les protégés de ci ou de çà ont accès au financement sans jamais produire la moindre preuve des actions auquels l'argent a servi sur le terrain.

A cette allure, pendant longtemps encore nous attendrons tout des jumellages même la moindre lecture scènique à organiser.





jeudi 2 juin 2011

REFLEXION DE MAITRE DJOGBENOU SUR L'AFFAIRE DSK

La liberté, la justice, l’égalité, la transparence, la vérité : une leçon qui nous vient des Etats-Unis

Qu’on ne s’y trompe pas : les poursuites engagées contre Dominique STRAUSS-KAHN, ancien Directeur Général du Fonds monétaire international, homme politique célèbre français, doivent nous inspirer, au-delà du spectacle qui nous ramène à notre humanité, des leçons d’humilité pour nous-mêmes et, surtout, sur le fonctionnement de notre propre système judiciaire. Au minimum, la justice américaine, nous renseigne sur ce que peuvent être la liberté, la justice, l’égalité et la vérité.
D’abord la liberté. Elle est au cœur de tout système judiciaire. L’appareil judiciaire se met en branle, pour la restreindre si c’est nécessaire, et l’accorder si rien ne s’y oppose. Et la belle image de la justice américaine donne du contenu à ce principe cardinal de notre Constitution et de nos lois : la liberté est la règle, la détention l’exception. Arrêté dans la nuit du samedi 14 au Dimanche 15 mai 2011, le suspect a déjà rencontré, en moins d’une semaine, deux juges, distincts, indépendants, impartiaux. L’un pour l’accabler, l’autre pour le libérer. Sans que l’on ait encore discuté du fond. Regardons-nous un peu : si cela devrait arriver dans notre pays, il pourrait passer, 24 heures, 48 heures, sans voir un juge. Au mieux, un procureur, seul, avec souvent les instructions de sa hiérarchie, prorogera sa garde à vue qui pourrait atteindre huit jours. Et après, il sera confié à un juge d’instruction. Celui-ci prendra son temps, instruira, un mois, deux mois, trois mois, huit mois, deux ans… Il y aurait peut-être une mise en liberté, mais suivi d’un appel. Et la chambre d’accusation interviendra, pas avant quatre ou six autres mois, un an ou deux. Et le parquet général peut encore, dit-on, former un pourvoi contre la mise en liberté ordonnée par la chambre d’accusation. On a encore le souvenir, au-delà des milliers de béninoises et de béninois placés au cachot, des affaires FAGBOHOUN, ADIHOU, ADOVELANDE et de bien d’autres. On n’est donc pas étonné de voir l’ancien Procureur Général de la Cour d’appel encore en détention, en dépit de toutes les garanties de représentation, en dépit de tout ce qu’il a pu faire à ce pays. Tant que la colère du prince ne sera pas apaisée, et le courroux des pairs satisfait, point même de résidence surveillée. Le Bénin n’est pas les Etats-Unis. Sous le prisme américain, la justice béninoise est le cimetière de la liberté et la ruine de la présomption d’innocence.
Ensuite la justice. Regarder-la se déployer, avec humilité et rigueur, responsabilité et vigilance. Elle protège, et les individus et les sociétés. Elle se tient, sans grève de greffiers, sans interventions de ministres ni de président. Elle est souveraine parce que populaire : le procureur n’est pas nommé mais élu. Il poursuit sans devoir des comptes au gouverneur ni à l’exécutif, mais au peuple de New-York. Et pour mettre en accusation, elle convoque le peuple, au travers de ses représentants élus. Dans notre système, la justice est un instrument au service d’un pouvoir. Dans notre système, hors les caméras des médias le juge peut délivrer un mandat, rappeler la personne déférée et déchirer ce même mandat de dépôt, pourvu, bien entendu, que son mandant trouve satisfaction. Son mandant : ce n’est point le peuple, mais le chef, l’ami, la femme, l’argent. Dans notre justice, où tout est secret, (on parle même, sans pudeur, du secret de l’instruction) le juge « dicte » au greffier la pensée du suspect, souvent hors la présence d’un avocat. Dans notre système, la liberté est au secret. Il faut la chercher en passant par les intermédiaires. STRAUSS KAHN a payé un million de dollars de caution. Au vu et au su de tout le monde. La caution, chez nous, prend la forme de l’informel, de l’insidieux. Elle passe par les intermédiaires, et dire que des avocats se font aussi intermédiaires : c’est cela, le secret de l’instruction. Dans notre système, la justice est plutôt absente. Elle est service et supplice. Elle est harcèlement, oubli et arbitraire. Elle est sexe, argent, région, ethnie. Elle est rarement justice.
Ensuite encore l’égalité. La justice n’est pas blanche pour les fortunés et noire pour les pauvres. Peu importe que la victime soit d’origine africaine, c'est-à-dire étrangère, qu’elle soit pauvre et vulnérable, voire méprisable. Peu importe que le suspect soit au sommet de la célébrité, de la fortune. Que son destin le programme Président de l’une des puissances de ce monde. L’Amérique juge. Elle juge des hommes. Tous égaux devant la loi et les juges. Certes, le principe est tout aussi affirmé dans notre droit. Mais très peu appliqué. Regardez, dans nos prétoires, la délicatesse avec laquelle le juge interroge les « bonnes gens » et le mépris souverain avec lequel il s’adresse aux « petites gens ». Avez-vous déjà assisté à une inculpation ? Suivant que le suspect soit en haillon ou en costume, on lui infligera, en langue nationale ou en français d’un « avez-vous volé, escroquez, violé, oui ou non ? » ou on l’honorera d’un « il vous est reproché avoir, dans un temps non prescrit par la constitution…. ». Dans notre pays, la justice vous rappelle votre statut social. Aux Etats-Unis, la justice vous rappelle qu’homme ou femme, vous êtes comme tout homme ou toute femme.
Ensuite aussi, la transparence. Aux Etats-Unis, les médias ont accès au prétoire. L’audience, avec les précautions nécessaires est filmée. On n’ignore pas les dérives possibles d’une telle situation. Mais on ne dira pas que le juge n’est pas surveillé, protégé. On ne dira pas que sous les caméras, il a été corrompu. On ne dira pas qu’il a reçu, en pleine audience des coups de fils. La publicité de l’audience, nous enseignent les américains, c’est la possibilité pour toute la population d’observer ce qui se passe dans l’enceinte du tribunal. Et qui, mieux que les journalistes, peut asseoir la passerelle entre le peuple et le prétoire ? Les réformes récentes ont introduit, timidement, des caméras dans les cabinets d’instruction en France, à la suite du fiasco d’OUTREAU. A quoi assistons-nous au Bénin ? : interdiction de filmer, de photographier. La loi sur la presse interdit même aux journalistes de se justifier s’ils sont poursuivis pour avoir violé ces règles. Notre vieille tradition héritée de la colonisation française est faussement prude et pudique. A la transparence, elle préfère la translucidité, c'est-à-dire laisser deviner ce qui peut s’y passer. Elle préfère entretenir la rumeur, l’opacité, le secret (encore !). C’est une justice de gens en robes, souvent noire, avec son rythme, son langage, souvent ésotérique : en fait, une justice secrète qui exclue les non initiés.
Enfin la vérité. La justice américaine est tendue vers cet objectif. C’est la finalité de la justice. De toute justice en principe. Mais l’Amérique a foi dans la procédure accusatoire, qui accorde à l’accusation et à la défense les mêmes droits et les mêmes obligations. On accuse et on conteste dans la même mesure. Certes, là encore avec les inconvénients attachés à tout système : tout le monde n’est pas STRAUSS KAHN pour avoir les Avocats les plus éminents. Néanmoins, c’est déjà bien de savoir que si l’on se donne les moyens, on fera épanouir la vérité. Dans notre système, la vérité est mise en berne. La puissance, le pouvoir de l’instant que l’on croit avoir sur les hommes et…les juges déterminent tout.
Au moment où c’est lignes sont écrites, si c’est la volonté d’un président de cours ou de République, d’un ministre, d’un juge, de voir son auteur en prison, il n’y a rien pour arrêter cela. Il ne sera même pas présenté à un juge pour discuter préalablement du bien fondé de cette détention. Il séjournera en prison, accompagné, au mieux, de la compassion et de la pitié du juge qui ordonnera la détention et de celles des agents de police qui vont l’y conduire. Et pour en sortir, il va compter les mois, voire les années, à l’instar du juge AMOUSSOU, et de bien d’autres.
Il faut être aux Etats-Unis pour vivre la liberté, la justice, l’égalité et la vérité. Décidément, les Etats-Unis demeurent un rêve !
Joseph DJOGBENOU
Agrégé de droit privé et de sciences criminelles
Avocat