lundi 24 mai 2010

Présidentielle de mars 2011


PRESIDENTIELLE DE MARS 2011: LE CANDIDAT DE L'UNION FAIT LA NATION VEUT RATISSER LARGE.

Après son long périple à travers certaines capitanes comme Paris, Ouagadougou.....le candidat de l'Union fait la Nation est revenu au pays avec le souci de rallier tous les béninois et les béninoises à sa cause. Avant même sa descente officielle sur le terrain de la campagne électorale, l'homme et ses lieutenants tentent par tous les moyens de mobiliser toutes les couhes sociales à leurs causes.

Après sa rencontre avec les rois et autres chefs réligieux du Bénin au palais des congrès cette semaine, c'est le tour de la presse nationale de recevoir les civilités de Maître Adrien HOUNGBEDJI à son domicil. Ici, contrairement à la première rencontre où l'on n'a fait que parler et solliciter le soutien des sages, les journalistes toutes tendances confondues ont eu droit à un repas, paraît-il copieux avec, si Dieu le veut, le prochain locataire du palais de la Marina. Repas aucours duquel Maître HOUNGBEDJI a décrété que désormais la presse est le premier pouvoir.

On voit clairement que prendre le pouvoir et l'exercer est la priorité du candidat de l'Union fait la Nation; mais cela ne sera possible que si l'homme commence à faire des propositions alternatives crdibles. Pour l'heure, on en est encore aux sorties de charme et cela ne risque pas de payer à la longue.

63ème cannes: Un pamlarès complaisant pour l'Afrique

FESTIVAL DE FILMS DE CANNES : UN PALMARES COMPLAISANT POUR L’AFRIQUE ?
Le jury du festival de films de cannes a rendu son verdict hier. La 63 ème édition de cette grande messe du cinéma mondial aura réussi à tenir tête à la crise économique qui ébranle bien des nations Européennes en ce moment.
Aussi homogène que la composition du jury dirigé par l’énigmatique et atypique Tim Burton, le palmarès a ratissé dans tous les sens, histoire de contenter surtout ceux qui ont souvent été les plus oubliés malgré leurs efforts d’une part, et ceux dont les absences répétés à cette rencontre risque de donner une coloration unique à ce prestigieux événement d’autre part.
C’est le cas par exemple du prix du jury attribué au tchadien MAHMAT-SALEH Haroun pour son film « Un homme qui crie ».
En effet, beaucoup d’observateurs relèvent encore le caractère complaisant de ce prix attribué à un réalisateur dont l’œuvre, dans son ensemble, montre des faiblesses et des insuffisances à peine voilées. Certains critiques justifient l’attribution de ce prix à l’ « Afrique » du fait de son absence prolongée à cette grande « kermesse » du cinéma mondiale. Premier film africain subsaharien présent à cannes depuis bien des décennies, « Un homme qui crie » est aussi le tout premier film tchadien invité à cette fête depuis sa création. Malheureusement, sa qualité n’a pas convaincu et le prix à lui attribué n’a que pour régler des questions d’équilibre.
Vivement que l’Afrique se remette autrement au travail.

lundi 3 mai 2010

10ème EDITION DU FESTIVAL INTERNATIONAL
DE THEATRE DU BENIN (FITHEB),
CHRONIQUE D’UN RENDEZ-VOUS MANQUE.

Longtemps attendue pour être une grande occasion de fêtes et de réflexions sur les vingt ans d’existence de l’institution et les dix ans de la biennale, cette dixième édition du Festival International de Théâtre du Bénin (FITHEB) est plutôt venue confirmée l’évolution en dents de scie du festival et l’incapacité des acteurs culturels et des autorités politiques béninoises à donner au FITHEB, toute sa dimension d’événement culturel de grande envergure.
La biennale de cette année a aussi révélé que le FITHEB devient de plus en plus, le champ d’expérimentation des rêves artistiques et culturels inachevés de certains aventuriers du monde des arts.

De la responsabilité du ministre de la culture dans le cafouillage.

Le rêve de tout béninois est de voir cette dixième édition et ce vingtième anniversaire célébrés avec fastes et succès ; d’engager des réflexions intellectuelles et artistiques sur l’institution ; son devenir et sa consolidation comme événement culturel majeur en Afrique.
Malheureusement après la désignation, par leurs structures de base des treize personnes devant siégé au Conseil d’Administration conformément aux statuts du FITHEB, le Ministère de la Culture, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales a proposé au gouvernement de porter le nombre des conseillers à quinze.
C’est ainsi qu’en violation des textes, le ministre de la culture a procédé le mardi 28 juillet à l’installation sans la prise d’un décret présidentiel, de quinze (15) conseillers au lieu de treize (13) comme le dit l’article 6 du décret n° 99-316 du 22 juin 1999 consacrant le FITHEB.
Les nouveaux conseillers ont procédé dans les vingt quatre heures à l’élection des membres du bureau dirigé par Madame Moudjibath KOUDJO-DAOUDA.
En un mois, le Conseil d’Administration lance l’appel à candidature au poste de directeur du FITHEB ; retient parmi les quatre candidats en lice, le projet de Monsieur Wanou pascal pour diriger l’institution.
Mais certains candidats malheureux ont aussitôt saisi le ministre de la culture et le chef de l’Etat pour dénoncer des irrégularités liées à l’élection du nouveau directeur, notamment la présentation par ce dernier d’un faux diplôme….
Dans le même temps, des associations d’artistes et des personnes ressources du monde de la culture ont saisi les instances chargées de faire respecter les textes de la République au sujet du passage à 15 du nombre des conseillers.
Cinq mois après l’installation des conseillers, le ministre de la culture revient à la charge : Il reprend l’installation des mêmes conseillers après la prise de deux décrets par le chef de l’Etat, l’un portant nomination en conseil des ministres des 15 membres du conseil d’administration décret N° 2009-524 du 20 octobre 2009 et l’autre, décret N° 2009-579 du 6 novembre 2009 portant modification de l’article 6 des statuts du FITHEB. Toujours est-il que le conseil demeure illégal puisque la seule voie de modification reconnue par les textes n’est pas respectée.

Conséquence de cette réinstallation des membres du Conseil d’administration : Madame Moudjibath KOUDJO-DAOUDA perd la confiance de ses pairs tout comme les autres membres du bureau. C’est désormais Monsieur Justin EKPELIKPEZE qui prend les destinées de l’institution en main.
Avec un nouveau bureau, le conseil reprend l’appel à candidature au poste de directeur du FITHEB, tout en maintenant en lice les quatre candidatures déjà enregistrées sous la direction de l’ancien bureau.
….. Monsieur Wanou sera toujours retenu au terme des dépouillements comme directeur du FITHEB, malgré des dénonciations par certains conseillers et certains candidats malheureux de non respect de la procédure et de présentation de faux diplôme par l’élu.
De la biennale de 2010 et de ses disfonctionnements.

De la cérémonie d’ouverture.

Annoncer pour avoir lieu le 27 mars au palais des sports de Cotonou, la cérémonie officielle d’ouverture de la dixième édition du FITHEB a été reportée à la veille pour le mardi 30 mars. Mais les organisateurs n’ont pris aucune disposition pour informer les personnes invitées du report. C’est ainsi que des personnalités politiques, des Hommes des médias, des personnalités du monde de la culture et de la société et une foule de curieux se sont retrouvées plantées devant le palais des congrès ce 27 mars.
Justifiant les raisons de ce report, le directeur du FITHEB a prétexté que c’est pour permettre au chef de l’Etat d’honorer de sa présence la cérémonie pour y distinguer des personnalités.
Le mardi 30 mars, non seulement le chef de l’Etat n’était au lancement officiel mais l’essentielle des personnalités culturelles annoncées pour être distinguer étaient toutes absentes.
La salle du palais des sports ne présentait pas non plus son visage des grands jours : absence totale de décoration sur les lieux ; très peu de monde pour une cérémonie officielle d’ouverture. Des animations folkloriques pas à la hauteur d’un dixième anniversaire ; bref une cérémonie d’une tristesse et d’une petitesse à peine masquées. Cela déteint aussi sur la qualité des documents mis en circulation. C’est le cas exemple de la lettre d’invitation au FITHEB 2010 où on peut lire :
«J’ai l’honneur de vous annoncer que la prochaine édition du FITHEB International de Théâtre du Bénin-FITHEB- aura lieu au Bénin du 27 mars au 04 avril 2010…»

De la programmation.

D’abord, le festival a commencé sans aucun support sur la programmation ; de sorte que les informations sur les spectacles, il faut les chercher à la torche ou à la lampe tempête.
A chaque soirée, une nouvelle programmation qui vient modifiée l’annonce de la veille. Des imprimés rafistolés à coup de Bic ou de crayons sont ainsi distribués à l’entrée du Centre Culturel Français à titre de programmation presque tous les soirs. C’est ainsi que des spectacles ont été annulés ; d’autres remplacés au dernier moment. C’est le cas par exemple de « Burocrassie », « Lagbadja », «Tatu », «Dans l’arène du fou », « Orphée d’Afrique » et bien d’autres.
Au total, six versions différentes de la programmation initiale ont vu le jour durant le festival.
Jamais le FITHEB n’a connu autant de cafouillage sur le plan de la programmation depuis sa création ; les premières expériences de spectacles programmés et déprogrammés au dernier moment ont vu le jour sur les éditions de 2002 et de 2004. Mais elles n’avaient pas atteint une proportion aussi alarmante.
On retiendra que la programmation du FITHEB 2010 a été tout simplement un effet d’annonce.
Il en est de même pour le pléthore de personnalités culturelles dont on a aligné les noms sur les documents ici sans jamais les avoir tous contacté au préalable.
On retiendra aussi que le FITHEB 2010 a vu défiler 44 représentations pour 09 pays et 15 compagnies de théâtre et de danse.

De la qualité des spectacles.

Sur le plan de la qualité, cette dixième édition du FITHEB aura été celle qui nous aura montré les pires spectacles de l’histoire du festival.
Le spectacle « Sang papiers, sans droits » créé par un jeune béninois à la demande du FITHEB pour cette dixième édition en est une illustration. Conçu on ne sait autour de quoi comme thèmes ni idées, ce spectacle qui ne raconte rien mais qui produit beaucoup de bruits et de cris a tôt fait d’ennuyer le public. Des hommes et des femmes portés sur la scène juste pour ennuyer et hurler à tout bout de champs. Pas d’acte dramatique ni d’intrigue encore moins de dénouement. Pas de jeux ni de direction d’acteurs marquant. Pas d’histoire qui se raconte ou du moins, une histoire sans queue ni tête.
Il est quand même étonnant que le FITHEB commande pour ses vingt ans et sa dixième édition, un spectacle de théâtre à un metteur en scène sans parcours !

Du village du festival.

Cette année encore comme en 2002 et en 2004, les organisateurs du festival ont choisi de situer le village du festival au stade de l’amitié.
L’expérience a montré que, lorsque le village est établi ici, les festivaliers sont exposés aux cas d’agressions et de vols.
En plus, techniquement et du point de vue de l’économie des moyens, cela ne se conçoit pas que les spectacles aient lieu au CCF ; que des festivaliers soient hébergés qui au CODIAM, au chant d’oiseau, ou à akpakpa et qu’on veuille les transporter jusqu’au stade de l’amitié pour la restauration.
Et en termes de village, le FITHEB 2010 n’a juste qu’une bâche sous laquelle étaient disposées quelques tables et chaises souvent inoccupées ; un podium où viennent se défouler des groupes musicaux sans ordre ni discipline aucune. Pas de pavoisement ; pas de cadre de discussion pour les artistes.
Généralement les chauffeurs chargés de déposer les festivaliers à leurs hôtels après la restauration, disparaissent avec le véhicule ou évoquent un manque de carburant. C’est ainsi que des festivaliers ce sont retrouvés à zémidjan du stade de l’amitié à akpakpa ; au CODIAM, ou encore au CHANT D’OISEAU.
C’est aussi le cas de ces festivaliers, transportés à zémidjan de l’aéroport jusqu’à leur hôtel et au CCF.
Pendant ce temps, les responsables du festival se pavanent dans les rues en compagnie de courtisans et maitresses, à bord de véhicules officiels affrétés par le ministère de la culture.
Comment peut-on faire un festival avec autant de légèreté ? Comment peut-on diriger un festival avec autant d’insouciance et de snobisme au moment même où tout le système mis en place s’écroule ? Comment peut-on exposer les festivaliers à autant de risques d’accident ; à autant de risques d’agression, de vols et de viols et évoquer à la fin, des motifs de satisfaction, parce que « malgré tout, l’événement aura quand même eu lieu » ?
En parlant d’embûches dressées sur son chemin, le directeur du FITHEB devrait reconnaitre que sa décision de faire tenir l’événement à compter du 27 mars, malgré son installation tardive par l’autorité, était la plus importante des embûtes.
On peut comprendre la non disponibilité à temps de la subvention de l’Etat à la biennale.
Ceci est l’éternelle plaie qui a toujours rongé le FITHEB et mis ses différents directeurs sous stress.
Cela dit, l‘installation tardive du directeur et la non disponibilité à temps du financement ne sauraient tout justifier.
Lorsque l’espace tchif, sensé accueillir le spectacle « Un rêve d’albatros » n’a été sollicité que le jour même de la représentation, on ne saurait imputer cela au financement de l’Etat non disponible à temps ou à une quelconque tardive installation.
Lorsque dans les autres villes d’accueil du festival, les coordonnateurs ne savent rien des spectacles qu’ils accueillent, ce n’est non plus la faute au financement ni à l’installation tardive.
Lorsque dans les villages installés sans concept ni imagination à Cotonou, Parakou et à Porto-Novo, le public ne fait pas le déplacement, on ne saurait chercher loin la cause.
Lorsque le spectacle « Un piège sans », commandé par le FITHEB et pour lequel toute l’équipe artistique avait été mise en place et les répétitions lancées, n’a pu finalement avoir lieu ; lorsque les rumeurs les plus folles en plein festival, font état du refus du metteur en scène de se soumettre à un marché de corruption au profit du directeur ; ce n’est pas là, la faute à l’installation tardive encore moins à un non décaissement à temps du financement.
Lorsque c’est à un jeune homme incompétent et pas assez humble-pour dire : non, je ne peux pas !-, que l’on confie la création de « Sangs papiers, sans droits » pour les dix ans du festival, ce n’est là non plus la faute au financement non disponible encore moins à l’installation tardive toujours agitées comme excuses.
On doit protéger la maison FITHEB contre les opportunistes sans vision et sans plan qui ne veulent que se servir du label FITHEB pour se faire un nom et une image sur l’échiquier national et international.
Il est grand temps que le directeur du FITHEB et les membres du conseil d’administration soient évalué objectivement par l’inspection générale du ministère de la culture et au besoin, par l’Inspection Générale d’Etat (IGE).

DOKPA Isidore.
Auteur et Metteur en scène.










mardi 9 mars 2010

LA COLERE DU FONDS D'AIDE A LA CULTURE, SUITE A MA DECLARATION DANS LE QUOTIDIEN NORD SUD.
Voici ce que j'ai dit et qui a été publié par le quotidien nord-sud n°175 du mardi 16 février 2010
"Je pense qu'il faut assainir l'environnement de gestion du milliard culturel. Il faut assainir le fonds d'aide à la culture. Il faut assainir le ministère de la culture. Je suis très amère parce que j'ai saisi, personnellement le ministre Galiou Soglo pour lui demander de faire un audit sur la gestion du milliard culturel. J'ai saissi aussi en son temps le ministre Toléba pour dire, qu'à la fin de ce milliard culturel; il faut organiser un audit pour voit qu'est-ce qui a été fait, quels sont les projets qui ont été financés et quels sont leurs impacts sur la vie du contribuable béninois dont c'est l'argent. On ne m'a pas écouté; aucun des deux ministres ne m'a accordé la mondre attention. Bien plus, rien n'a été fait. Il n'y a pas eu d'audit. Le premier milliard est jeté comme ça en l'air. Des gens se sont crés des associations partout et se sont tapés de l'argent alors que les méritants, les travailleurs mêmes de la chose culturelle sont là. On les oppose à des procédures chiantes....Les projets culturels ont de la peine à démarrer. on ne vois pas ce qui est financé par le milliard culturel. On n'en entend parler nulle part. On n'en entend parler que de la bouche de la directrice du fonds, de ces collaborateurs et de ces courtisans. Je suis amerement déçu; je pense qu'à cette allure, le pouvoir qui a eu le courage politique de mettre à disposition le milliard culturel finira par dire, j'arrête! Et on deviendra quoi?" FIN DE CITATION.
QUELQUES JOURS APRES, J'AI RECU UN APPEL D'UN MEMBRE DU CONSEIL:
"ALLO! ISIDORE, C'EST MOI, BONA! J'AI UN JOURNAL DEVANT MOI AVEC UNE DECLARATION DE TOI ET JE VOULAIS M'ASSURER QUE TU AS VRAIMENT DIT CA"
"QUEL EST CE JOURNAL ET C'EST QUOI COMME PROPOS?
" C'EST LE JOURNAL NORD SUD OU TU AURAIS DECLARE QUE TU NE VOIS PAS CE QUI EST FINANCE SUR LE TERRAIN. EST-CE VRAI QUE C'EST DE TOI?
"D'ABORD, C'EST PARCE QUE C'EST BIEN DE VOUS QU'IL S'AGIT QUE JE VOUS FAIT LA POLITESSE DE VOUS REPONDRE; AUTREMENT J'AURAIS ENVOYE QUICONQUE PAITRE. CELA DIT? JE SUIS BIEN L'AUTEUR DE CES PROPOS ET SI LE FONDS D'AIDE PEUT, IL N'A QU'A PROUVER LE CONTRAIRE"
"OK! NOUS ON TIENT A REAGIR ET ON S'ASSURE QUE TU ES VRAIMENT L'AUTEUR DE CES PROPOS. CAR CERTAINS QUI REPONDU AUX QUESTIONX DU JOURNAL A CE MEME SUJET ONT DIT QUE LEURS PROPOS AURAIENT ETE DEFORMES QUAND NOUS LES AVONS APPROCHE. MAIS APPAREMMENT TEL N'EST PAS TON CAS.
"PAS DU TOUT JE ME RECONNAIS DANS LES PROPOS PUBLIES."
Depuis donc, la rumeur va bon train des menaces que les gens de cette institutions feraient planer sur moi, oh! que c'est marrant!

ENFIN LE MINISTERE DE LA CULTURE LANCE REQUIEM DU PORTAIL CULTUREL DU BENIN


LE PORTAIL CULTUREL DU BENIN DESORMAIS FERME A CADNAS
Le programme de soutien aux initiatives culturelles décentralisées s’est doté d’un site web dénommé "le portail culturel du Bénin" à l’adresse www.artbenin.com.
Ce portail culturel rend compte non seulement des activités du psicd mais aussi et surtout de tout ce qui est initiative culturelle, quelque soit le secteur d’activité et quelque soit le lieu où cela se déroule au Bénin. Il est alimenté par des productions, reportages et articles de journalistes béninois et de toutes personnes apportant sa contribution pour l’animation dudit cite. Il est placé sous l’autorité des responsables du psicd qui est un programme co-financé par l’Union Européenne et le gouvernement du Bénin.
L’animation continue de ce site web a permis de donner de la visibilité aux artistes béninois et à leurs activités à travers le monde d’où la nécessité de travailler à la pérennité de cette structure à travers la formation de ces animateurs, l’amélioration de leurs conditions matérielles et financières de travail….
Depuis mars 2009 que le psicd est arrivé en fin d’activités, le portail culturel du Bénin a été remis aux mains des autorités du ministère de la culture aux fins de continuer l’œuvre entamée…. Mais la honte et la tristesse sont grandes de constater aujourd’hui que ce portail est purement et simplement abandonné pour ne pas dire fermé.
Depuis bientôt un an, plus aucun article n’a été publié sur le site ; plus aucun débat n’a été animé. En somme, c’est le blackout total. Pourtant les artistes béninois continuent toujours de produire des œuvres, les journalistes et autres animateurs dudit site quant à eux produisent encore et encore des articles culturels et ne demandent qu’à les mettre en ligne.
A l’origine de cette fermeture du site web, le refus du ministère de la culture d’honorer ces engagements vis-à-vis des animateurs du site.
Cette situation constitue aujourd’hui un handicape majeur pour la promotion des artistes béninois et leurs œuvres sur la toile. Et pourtant, le ministère ne se soucie en aucune manière des désagréments que pourraient causer une telle situation tant l’autorité joue la sourde oreille.
On est bien tenter de se demander si l’autorité connait et mesure la portée d’un portail culturel ?

mardi 2 mars 2010




DANSE CONTEMPORAINE AU CENTRE CULTUREL FRANÇAIS DE COTONOU: MARCEL GBEFFA ET VALERIE FADONOUGBO AU-DESSUS DE LA MELEE.
Le samedi 20 février à 21heures, le centre culturel français de Cotonou a accueilli une compagnie de danse contemporaine pas comme les autres : la compagnie MULTICORPS à travers son titre, l’OMBRE PRIMITIVE.
En thème d’ombre primitive, nous n’avons pas vu grande chose où du moins, nous n’avons pas compris le titre du spectacle. Mais là n’est pas le sujet. Le plus important n’est pas de comprendre ou d’aimer le titre d’un spectacle mais le contenu. Aussi, le titre d’un spectacle relate-t-il très peu souvent son contenu.
Pour l’occasion, Marcel GBEFFA et Valérie FADONOUGBO, l’un assistant de l’autre selon qu’il s’agit de la danse ou de la chorégraphie, costumes sobres, sans audaces ni prétention et imagination, ont montré ce soir là qu’on pouvait encore rêver de danse contemporaine saine, intelligente, dynamique et lisible par tous. Qu’on pouvait encore ici, avoir droit à un spectacle de danse créé ici et par des gens d’ici, débarrassé de clichés, de grimasses et de riquiquis inutiles.
A travers cette soirée, le public en déplacement au centre culturel français de Cotonou s’est rendu compte par lui-même que, les brutalités males orchestrées, les sauts gratuits dans le vide, les gestuelles incohérentes et autres sons et rythmes que, certains usurpateurs de la profession de danseurs lui ont jusque-là opposé, relèvent du folklore et même d’un manque de formation en la matière.
L’ombre primitive, montée et dansée par Valérie et Marcel a eu de le mérite et l’imagination de faire circuler aussi bien de l’énergie que du silence parfois de façon simultanée et très souvent de manière alternative. Ce qui relève d’un challenge dans le domaine de la danse. Cela n’est pas sans retenir l’attention d’un public trop souvent soumis à la brutalité vulgaire, des gestes recopiés, ça et là et des imitations males fichues sans aucune espèce de cohérence.
La maitrise du corps dont ont fait preuve les deux danseurs-chorégraphes, quelque soit leur position et le mouvement à exécuter ; la plasticité de leurs gestes, mouvements et déplacements ; la maitrise de leur souffle et leur respiration ; la simplicité, la grande souplesse et la cohérence avec lesquelles ils exécutent les gestes les plus complexes au point de les rendre « facile » , et même « très facile » dans l’imaginaire du spectateur sont autant de facteurs qui permettent de dire que ces deux danseurs-chorégraphes sont au-dessus de la mêlée et que leur travail sort des sentiers battus.
Et pourtant, ce ne sont pas les plus connus ni les bavards de la place. Ils ne sont pas du lot des danseurs autos proclamés, sans notion ni formation aucune et qui, crient, gesticulent et s’affichent à la moindre occasion pour donner des leçons de ce qu’ils ne savent que peu ; très peu même….
S’il y a une chose de pas bien orchestrée ce soir du 20 février, c’est bien la régie son et lumière, manipulée à en juger, par les résultats produits sur la scène et sur les danseurs, par des apprenants encore incompétents.
Les mauvaises lancées de lumière et du son ; les fermetures brutales et non appropriées sur les deux registres ; les noirs inopportun et autres coupures sans raison ont tôt fait de montrer les limites des techniciens de la soirée. La lumière gagnerait à mettre en valeur le spectacle ; à donner un sens à chaque geste et mouvement des danseurs. Elle devrait être non pas l’enjoliveur mais tout simplement « LA LUMIERE », c'est-à-dire l’élément principal sans lequel on ne peut voir ; bien voir et voir clairement. Elle est l’élément phare du spectacle qui éloigne les frontières de l’obscurité pour donner la clarté ; la belle vue.
Au-delà de tout, on aura assisté à une très belle soirée bien pensée et bien mûrie par Marcel GBEFFA et Valérie FADONOUGBO.

lundi 1 mars 2010

SITUATION POLITIQUE NATIONALE :
« L’ETAT EST AUX MAINS DES VOLEURS ET L’ART EST AUX MAINS DES MARCHANDS. »
Malgré tous les efforts consentis par chacun et par tous pour le redressement de la morale, l’éthique et le respect du bien public, le mal nous poursuit toujours. Comme par le passé, la corruption, longtemps décriée sous tous les régimes avant le changement est devenu le mal nécessaire dont-il faudra s’accommoder. Et cela transparaît de plus en plus dans les discours de responsables au plus haut niveau de l’Etat.
Récemment, un haut responsable de la douane a affirmé devant caméras et micros que « la corruption est pour la nation, ce que les microbes sont pour l’organisme. » Le postulat ainsi posé revient à dire que, penser éradiquer la corruption relèverait d’un combat perdu d’avance ; que comme on ne saurait éradique tous les microbes de l’organisme, on ne peut de même éradiquer la corruption. C’est dans la foulée de cette déclaration qu’est survenue la nébuleuse affaire des villas de la CEN-SAD où près de SEPT MILLIARDS de nos francs ont été détournés avec des travaux bâclés et des surfacturations sur toute la ligne….. Un ministre de la République, interrogé sur la question, a répondu qu’il s’agissait d’un accident de parcours ; « ….juste un accident de parcours au vu des résultats auxquels nous sommes parvenus en ci peu de temps. » Cette déclaration, ajoutée à celle citée plus haut, montre avec quelle légèreté les finances publiques sont tenues au Bénin et avec quel mépris nous sommes dirigés. Il ne peut y avoir le moindre doute, car le chef de l’Etat lui-même a reconnu les faits. En reconnaissant ses absences continuent aux conseils des ministres, en reconnaissant n’avoir pris connaissance d’un certain nombre de décisions sensibles prises en conseil des ministres que lorsque que leur mise en œuvre ou leur application pose problème – avec les syndicats ou tous autres bénéficiaires-, le Président de la République a ainsi avoué sa complicité ou son implication dans tous les cas de détournement de deniers publics ou de malversation…..
Peu, très peu sont les ministres et autres cadres ayant l’étoffe d’un chef de par leurs actes et leurs discours, et pour cause : La crétinisation des cadres politiques et administratifs ; la folklorisation des arts et des artistes eux-mêmes, la banalisation et l’instrumentalisation du vodoun et du vodounsi ; de Dieu et des chrétiens ; du chrétien catholique ; du musulman ; du protestant et surtout des évangéliques…. Le Bénin d’aujourd’hui est un Bénin atteint sur tous les plans moraux et éthiques….Le contentement sans limite ; la promotion à tout vent de tout et surtout des contres valeurs morales, spirituelles, éthiques, politiques et financières….
Aujourd’hui comme par le passé, la culture et les arts souffrent de l’absence d’un vrai serviteur et d’un vrai manager à la tête du Ministère, pour ouvrir un vrai dialogue avec le monde culturel et artistique et engager des réformes claires et pertinentes devant professionnaliser et mettre sur orbite nos arts et nos cultures. Le clientélisme orchestré au fonds d’aide à la culture et cautionné par le ministère, parce que incapable de mettre fin à la pagaille et la male gouvernance dans cette institution sont les preuves que l’art n’est plus aux mains des artistes ni la politique aux mains des politiques avérés aimant vraiment leur pays.

samedi 30 janvier 2010


IMMINENCE D’UN REMANIEMENT MINISTERIEL : MONSIEUR GALIOU SOGLO PRIS ENTRE AGITATION ET SEDUCTION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE.
Depuis quelques semaines, la presse nationale tout bord politique confondu, annonce sans relâche l’imminence d’un remaniement ministériel. Ce toilettage envisagé de l’actuelle équipe gouvernementale vise essentiellement à mobiliser autour du Président de la République, Monsieur Boni Yayi, une équipe de combat devant le conduire, sauf cas de force majeure, aux prochaines élections présidentielles de mars 2011.
Dès lors, certains ministres très absents dans les médias et dont les départements sont cités comme les ministères les plus invisibles et n’ayant souvent pas obtenu de bon résultat sont devenus les champions en communication ; ils sont présents à toutes les occasions sur les antennes et dans les colonnes de la presse écrite. Qui pour dresser le bilan élogieux de ses actions, qui pour annoncer ses projets à venir et qui encore pour louer les mérites et la vision le chef de l’Etat pour avoir initié ceci ou pour les avoir accompagné personnellement sur tel ou tel axe de leur tâche.
C’est le cas du tristement célèbre Galiou SOGLO, ministre de la culture, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales. Record man des incompétances à la tête de ce département ministériel.
Il ne se trouve plus de jour sans que Galiou SOGLO où l’un de ses collaborateurs ne viennent devant la presse présenter les réformes amorcer dans tel ou tel secteur de ce département ministériel. L’incohérence dans l’exercice est que l’on nous parle par exemple de réforme au sein du FITHEB alors que le ministre et sont cabinet se sont rendus coupables de violation des textes dudit festival occasionnant le blocage et le grand retard auxquels nous avons eu droit jusqu’ici. L’incohérence c’est aussi l’incapacité notoire du ministre SOGLO à faire une vraie et réelle salubrité à la direction du Fonds d’Aide à la Culture, à travers une commission d’enquête et des sanctions appropriées malgré les multiples preuves irréfutables de détournements de deniers publics, de corruption, de surfacturation, de mauvaise gestion que les uns et les autres ont mis à sa disposition.
L’incohérence enfin c’est le manque de vision précise et l’absence d’imagination du ministre SOGLO et de son cabinet à donner un contenu réel au volet « Alphabétisation et promotion des langues nationales » de son département.
On se souvient encore de tout l’engagement dont a fait preuve l’ex ministre Roger GBEGNONVI pour que l’alphabétisation connaisse des lendemains meilleurs. Il a notamment travaillé à renforcer les groupes d’alphabétisation en les dotant de moyen de travail matériel et financier tout comme il a suscité partout où ces groupes n’existent pas leur création. Ce monsieur a donné l’espoir d’une certaine renaissance culturelle à tout le Bénin avant que le rêve ne soit brisé avec l’arrivée de Monsieur SOGLO. Cela ne pouvait être autrement : le ministre SOGLO est né en Europe où il a grandi et passé l’essentiel de sa vie. A ce jour il ne parle aucune langue africaine d’origine et il est entouré de gens qui, comme lui-même, n’ont aucune notion de ce qu’est une langue et l’importance de la langue maternelle.
Les multiples passages sur les télévisions et autres médias du ministre et de ces collaborateurs en ces moments où le prochain remaniement est imminent relèvent d’une opération de charme sans contenu.
La grande réflexion du ministre devrait porter sur les grands axes d’art et leur réorganisation et non faire du social. Les structures chargées de ce volet existent et attendent seulement que les artistes assurent le minimum pour les accompagner en cas.
Et pourque l'artiste puisse s'assurer ces vieux jours et s'autonomiser maintenant sur le plan de son travail, il faudra donc que le ministre repense notamment à :
La question de la formation des acteurs culturels dans tous les domaines.
L’accès équitable de tous les acteurs culturels reconnus comme tel de part leurs travaux aux financements nationaux et internationaux.
L’identification et la promotion de nouvelles valeurs sur la base de critères justes et équitables.
La construction et l’équipement dans chaque commune d’un petit théâtre municipale d’au moins deux cent places assises.
L’introduction dans le programme scolaire d’un volet artistique à assurer par les professionnels de théâtre, de musique, d’art plastique, de dessin etc …. Pour s’attendre apporter un plus à tout ce qui a été fait avant lui à la tête de ce département.
Autrement, Monsieur SOGLO ne doit pas continuer de penser que venir à la télévision faire le point des lectures que son père lui a recommandées ou dresser la liste des injures que certains lui auraient lancés relèvent le niveau du débat et améliorent la situation de l'artiste béninois qui n'a que faire de la vie privée du ministre.

lundi 11 janvier 2010


CAN 2010 : LE PEUPLE TOGOLAIS HUMILIE PAR LA CAF ET ABANDONNE PAR LES PAYS FRERES ET AMIS.
A quarante-huit heures de l’ouverture officielle de la 27ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations qui doit se tenir en Angola du 10 au 31 janvier 2010, l’équipe nationale du Togo invitée au titre des seize nations qualifiées à ce titre a vu son bus de transport mitraillé dans la région de Cabinda, ville indépendantiste depuis les années 1970.
En effet, la région de Cabinda est une énorme réserve pétrolière dont le contrôle a longtemps donné lieu à une guerre civile meurtrière qui a toujours opposé un groupe de rebelles au pouvoir central.
L’équipe nationale du Togo comme beaucoup d’autres retenues pour cette édition de la CAN a choisi pour son acclimatisation de se mettre dans un pays proche de l’Angola, notamment le Congo Brazzaville.
C’est de commun accord avec les autorités angolaises et de la CAF que l’équipe togolaise s’est mise en route sous escorte policière pour passer la frontière entre le Congo et l’Angola. Pourtant, aux dires du représentant des rebelles, Monsieur Issa HAYATOU aurait été saisi des risques auxquels la CAF expose ses invités en acceptant de faire tenir la 27ème édition de la CAN à Luanda.
Mais la fusillade nourrie qui a occasionné la mort du chargé des médias et l’entraineur adjoint de l’équipe togolaise et de nombreux blessés par bal parmi les joueurs n’a suscité la moindre déclaration d’indignation des autorités de la Confédération Africaine de Football. Pire, Monsieur ISSA HAYATOU président de la CAF n’est à aucun moment de cette tragédie entré en contact avec les autorités togolaises. Tout ce que la CAF et son président ont essayé de faire a été de faire pression sur les joueurs togolais pour les maintenir dans la compétition malgré tout.
Cette situation vient poser le problème de la sécurité du transport des joueurs sur une compétition aussi importante.
La CAF et les autorités angolaises ne sont pas sans savoir que Cabinda est une zone à risques depuis des décennies. Pourquoi avoir autorisé la traversée de ce nid à rebelles par une délégation officielle escortée juste par un convoi de police?
ET le silence des responsables de la CAF est la preuve que la situation des joueurs importe peu dans la chaine du football. Mille joueurs peuvent mourir à deux minute d’une compétition, on trouverait bien les moyens de les remplacer pour sauver la compétition. Dans ce cas, on est bien tenté de croire que ce qui compte pour les dirigeants de la CAF, c’est les entrées financières et tous les avantages illégaux liés à ce réseau de mafia qui prend de plus en plus des dimensions inhumaines et ignobles.
La décision du gouvernement togolais de rappeler au pays son équipe nationale face au silence peu respectueux de la CAF est donc bien justifiée.
Aux dernières nouvelles, les dirigeants de la CAF viennent de prononcer la disqualification du Togo pour abandon. Cela montre combien la CAF se soucie peu du deuil qui a frappé le peuple togolais.
Et si toutes les nations engagées dans ce tournoi s’étaient montrées solidaires du Togo et exigé le retrait de leur équipe de la compétition? Le manque de solidarité des pays comme le Bénin, le Nigéria, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Ghana tous voisins immédiats du Togo et qualifiés pour cette même compétition reste bien la faille dont Monsieur HAYATOU et les siens ont profité pour se foutre du peuple Togolais et de son gouvernement.
Aujourd’hui c’est le sang versé du peuple togolais que la CAF a bafoué en toute impunité ; demain à qui le tour ?

lundi 4 janvier 2010

Cotonou, le 21 Décembre 2009
DOKPA Isidore
Auteur, Metteur en scène
S/C: BP 416 Cotonou
Tél: 90 92 30 85 / 95 58 61 71
Courriel: isdedokp@yahoo.fr
Blog: www.isidoredokpa.blogspot.com

A

Monsieur le Président de la Cour Suprême
Porto-Novo (Bénin)


Objet : Compléments au dossier n° 2009-073/CA2.

Monsieur le Président,

Le 12 Août 2009, j’ai saisi la cour suprême au motif que Monsieur Galiou SOGLO, Ministre de la Culture, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales a installé au siège du BUBEDRA quinze (15) personnes nommément désignées au titre des nouveaux membres du Conseil d’Administration du FITHEB.

Que l’article 6 des statuts du FITHEB, approuvés en Conseil des Ministres suivant décret n° 99-316 en date du 22 juin 1999, prescrit expressément : « Le FITHEB est administré par un Conseil d’Administration composé de treize (13) membres……. »

Que l’article 19 des statuts, prescrit expressément : « Les présents statuts peuvent être modifiés dans tout ou partie de leurs dispositions pour adapter les structures et le fonctionnement du FITHEB à son objet. La modification peut être demandée soit par le Directeur soit par l’un quelconque des membres du Conseil d’Administration. La modification ne peut être adoptée qu’en une réunion extraordinaire du Conseil d’Administration au cours de laquelle tous les membres sont effectivement présents ou représentés et par une majorité des deux-tiers (2/3) »

Que dans les archives du secrétariat du FITHEB et au secrétariat du Ministère de la Culture il n’y a aucun rapport ni procès verbal de session du Conseil d’Administration ayant débattu de la modification des articles 6 et 19.

Que l’installation des nouveaux membres du Conseil d’Administration tel que opérée par le Ministre en charge de la Culture, viole les articles 6 et 19 des statuts en vigueur au FITHEB et constitue un acte administrativement illégal.

Mais aujourd’hui, le dossier a connu une évolution.

Par décret n°2009-524 du 20 octobre 2009, le président de la République a nommé en Conseil des Ministres quinze (15) membres au Conseil d’Administration, soit trois mois après leur installation officielle.

Par ailleurs, par décret n° 2009-579 du 6 novembre 2009 et sur proposition du Ministre de la Culture, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales, le gouvernement a modifié l’article 6 des statuts du FITHEB en violation de la procédure prévue à cet effet; portant désormais le nombre des Conseillers à 15 au lieu de 13.

En outre, dans l’énoncé de l’article 6 nouveau (voir décret) il est précisé que « Le FITHEB est administré par un conseil composé de 15 (quinze) membres… », alors que dans l’énumération des institutions et personnalités représentées, c’est bien à 16 personnalités et institutions qu’on a eu droit. A quel nombre s’en tenir ?

Après la sortie de ce décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration, le Ministre de la Culture a procédé à une nouvelle installation des mêmes membres du Conseil d’Administration le lundi 21 décembre 2009 à la salle de conférence du Ministère. Cette réinstallation a eu pour conséquence immédiate :
- La reprise des élections des membres du bureau du Conseil d’Administration, avec à la clé, l’élection d’un nouveau président.
- La reprise de l’appel à candidature pour le poste de Directeur du FITHEB.

Au vu de ces exposés, il convient de retenir que :

- Le décret n° 2009-579 du 6 novembre 2009 portant modification de l’article 6 des statuts du FITHEB est illégal. Car les voies et moyens de modification de tout ou partie des statuts du FITHEB sont prévues à l’article 19 qui n’a pas été respecté dans la prise du décret querellé. En effet, dans les archives du secrétariat du FITHEB et au secrétariat du Ministère de la Culture il n’y a aucun rapport ni procès verbal de session du Conseil d’Administration ayant décidé de la modification des articles 6 (relatif au nombre des conseillers) et 19 des statuts qui stipule : ‘’ La modification peut être demandée soit par le Directeur soit par l’un quelconque des membres du Conseil d’Administration. La modification ne peut être adoptée qu’en une réunion extraordinaire du Conseil d’Administration au cours de laquelle tous les membres sont effectivement présents ou représentés et par une majorité des deux-tiers (2/3) ‘’

- L’ordre de la prise des décrets montre clairement que le passage du nombre des conseillers à 15 ne répond à aucun critère sérieux. Le décret portant nomination de 15 membres date du 20 Octobre 2009 alors que celui portant modification du nombre de conseillers n’est intervenu que le 06 Novembre 2009. Donc, 15 conseillers ont été nommés au lieu de 13 avant même que le décret (lui-même illégal) de cette modification ne soit pris.

En conclusion, toute cette succession d’actes et de faits se situant dans la suite de ma requête initiale, je vous prie Monsieur le Président de la Cour suprême, de verser ces nouveaux éléments au dossier n° 2009-073/CA2 et qu’il plaise à la cour de déclarer le décret n° 2009-579 du 6 novembre 2009 illégal de même que tous les actes administratifs qui s’en sont suivis.

A toutes fins utiles, je vous produis copie d’un journal qui a relayé l’actualité du FITHEB.

Je vous prie d’agréer, Monsieur Le Président de la Cour Suprême, l’expression de ma haute considération.

PJ : décrets N° 2009-579 du 6 novembre 2009
N° 2009-524 du 20 octobre 2009
Le quotidien « la nouvelle Tribune » n° 1809 du 23/12/09 page 6


DOKPA Isidore