mercredi 23 juin 2010

CRISE AU SEIN DU CA/FITHEB, Isidore DOKPA saisit le Ministre de la Culture

DOKPA Isidore
Auteur et metteur en scène
BP : 416 Cotonou
Tél : 90 92 30 85 ou 95 58 61 71
Courriel : isdedokp@yahoo.fr
Blog : www.isidoredokpa.blogspot.com

Cotonou, le 11 juin 2010



/-) u

Ministre de la Culture, de l’Alphabétisation
Et de la promotion des Langues Nationales.

Objet : La démission de deux membres du CA/FITHEB.

Monsieur le Ministre,

Au mois de mars dernier, peu avant la tenue de la dixième édition du Festival International de Théâtre du Bénin (FITHEB) du 27 mars au 4 avril 2010, deux membres du Conseil d’Administration ont démissionné de l’institution. Il s’agit de :
Monsieur Florent COUAO-ZOTTI, représentant les écrivains ;
Madame Moudjibath DOUADA-KOUDJO, représentant les metteurs en scène.
Il ressort de leur analyse que le directeur du FITHEB n’a pas cru devoir, comme le demande l’article 13 alinéa 1 des statuts, soumettre son projet d’activités au conseil d’administration avant de le mettre à exécution. Outre cette grave entorse aux textes, source des cafouillages qui ont jalonné le FITHEB 2010, les deux conseillers ont surtout démissionné face aux refus du bureau du conseil d’administration d’interpeler le directeur sur sa gestion cavalière, solitaire et opaque de l’événement.
Les lettres de démission adressées au président du conseil d’administration et dont ampliations ont été faites au cabinet civil du Président de la République ainsi qu’au ministre en charge de la culture, sont restées sans suite à ce jour.
Pourtant, les statuts du FITHEB prévoient en son article 6 : je cite « En cas de vacance d’un siège d’administrateur pour cause de décès, de démission ou toutes autres raisons, la structure ayant proposé la nomination de celui-ci pourvoit dans un délai de trente(30) jours, à son remplacement pour la durée du mandat restant à courir. L’autorité compétente consacre cette nomination par arrêté ». Fin de citation.
Votre silence face à ces démissions malgré l’existence d’un cadre juridique pour leur trouver une solution rapide et adéquate portera atteinte au FITHEB et aux Hommes qui le dirigent.
Par ailleurs, je reste convaincu que la crise qui a conduit à ces démissions aurait pu être évitée, si votre représentant au sein de l’institution vous donnait des comptes rendus fidèles de la situation qui y prévalait, et vous avait suggéré, en votre qualité de ministre en charge de la culture, de rencontrer les protagonistes pour anticiper sur le pire.
Mon souhait Monsieur le ministre, est de vous voir remettre de l’ordre dans la maison FITHEB, après la catastrophe qu’a été la dixième édition, malgré l’alerte à vous donner, par ces deux cas de démission.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre de la Culture, l’expression de ma haute considération.





LES POPULATIONS DE VOSSA ONT INITIE UNE PETITION DE SIGNATURES POUR REVEILLER LES AUTORITES LOCALES DE LEUR TORPEUR.

Contact :
94 19 42 25
93 00 13 54

Cotonou, le 13 juin 2010

/-) u
Chef du 9ème Arrondissement
Cotonou-Bénin


Objet : Cinq cents signatures pour la cause
de Vossa-kpodji ; ses populations
et sa voie d’accès.

Monsieur Le Chef d’Arrondissement,

Par la présente, nous population de vossa-kpodji, signataires venons vous exprimer nos craintes et nos déceptions par rapport aux conditions de vie exécrables que le conseil d’arrondissement nous impose depuis peu.
En effet, si notre quartier est reconnu pour son inondation cyclique, il n’en demeure pas moins que, jamais par le passé, les eaux de pluie n’ont inquiété les populations de vossa.
La question des inondations de ce quartier trouve sa source dans la crue (haute marée) communément appelée (Zo).
Les désagréments causés à vossa-kpodji par les eaux de pluie sont intervenus ces dernières années, notamment à partir de 2009 en raison des travaux d’ouverture de voie entrepris sans tenir compte de l’existant.
Aujourd’hui à la moindre goute d’eau, non seulement la voie d’accès devient impraticable mais aussi les maisons et autres lieux deviennent sources de hantises, d’ennuis et d’insécurité.
Déjà en mars 2009, nombre de foyers sont inondés dans le quartier en raison de la non-traçabilité de tronçon de circulation pour l’eau et de l’absence de buz sur la voie pour l’écoulement de l’eau. Cette inondation précoce a eu de sérieux impact sur la santé, le commerce et le vécu quotidien des populations.
En 2010, le déversement anarchique de boue marécageuse et de déblais- au mépris des textes sur l’environnement et la santé- au travers des issues de circulation d’eau ont littéralement enfoncé le quartier et les populations dans le pire des cauchemars. Nombreux sont les cas d’accident dû aux glissades sur ces boues en ces moments de pluies.
On constate aisément que ces dernières années, ajouté à l’impraticabilité de la voie, à l’inondation précoce, forcée et prolongée, à l’absence d’eau potable et d’électricité, la ghettoïsation de notre quartier se fait à un rythme inquiétant.

Monsieur le chef du 9ème arrondissement, les populations de vossa ne peuvent plus admettre de subir et de subir sans mot dire. Elles sont à l’instar des populations des autres quartiers du 9ème, des citoyens à part entière, ayant des droits et des devoirs. Elles ne demandent qu’à vivre dans un cadre sain. Elles n’attendent du Conseil d’Arrondissement ni or ni argent ni pourboires mais juste l’accomplissement à temps réel des tâches pour lesquelles il est élu. Contraintes aujourd’hui de passer plus de temps dans l’eau qu’il n’en faut du fait de l’amateurisme des travaux entrepris et abandonnés ici, les populations sont exposées aux maladies endémiques comme le paludisme et aux risques permanents d’électrocution.
En prenant l’initiative de cette pétition de signatures, nous jeunes de vossa-kpodji, entendons inviter le Chef du 9ème Arrondissement et ses collaborateurs à intégrer notre quartier dans leurs priorités. Car plus aucun quartier n’est à l’image du nôtre dans l’arrondissement.
Il ne se passe plus de week end sans que, armées de houes, de coupecoupes, de pelles et de bassines, les populations ne s’assemblent pour raccommoder la voie.
Vossa a marre d’être le caniveau de tout Cotonou ; il a marre d’être la poubelle à ciel ouvert des boues, déblais et ramassis d’ailleurs. Il ne va pas continuer à être indéfiniment le réservoir de voix électorales des partis politiques sans jamais faire l’objet de soins ni d’attention.
Mesdames et messieurs les conseillers, nous populations de vossa, sommes conscientes de l’immensité de la tâche qui est la vôtre et, en même temps, nous devinons combien sont faibles les ressources dont vous disposez pour agir. Mais nous n’exigeons de vous que plus de volonté politique et administrative; plus de planification ; d’égalité de chance aux différents quartiers et surtout plus de vision prospective.

Les populations de vossa réalisent aujourd’hui qu’effectivement « les promesses électorales n’engagent que ceux qui y croient ». Evidemment, nous avions cru- aux promesses d’un candidat- qu’après les élections communales et municipales dernières, s’il était élu, la question de la voie d’accès à vossa ne relèverait que d’un lointain souvenir. Mais hélas ! Le candidat en question est élu et notre calvaire suit toujours son court, sinon qu’il s’est empiré.
Cependant, toute la population de vossa est désormais prête à défendre par tous moyens légaux son droit à un cadre de vie sain et prospère.

Nous sommes dans un pays où depuis quelques années, seuls ceux qui affrontent l’autorité, branchages en mains, à travers marches de protestation, cris, injures, grèves, paralysie de l’administration et autres menaces devant caméras et micros, sont entendus et satisfaits. Nous nous refusons pour l’heure de nous engager dans de telles initiatives. Nous restons convaincues que le conseil d’arrondissement ne nous y obligera en rien et prendra toutes dispositions jugées nécessaires pour l’amélioration de notre cadre de vie tenant désormais compte de l’existant. Au titre de ces dispositions, les populations souhaitent avoir une rencontre de vérité avec le Conseil d’Arrondissement tout entier ou à défaut, avec son Chef et ses proches collaborateurs à vossa aux fins de clarifier tout équivoque.

Par ailleurs, cette pétition de signatures est la première activité d’une série que nous populations entendons mener pour sortir notre quartier de l’anonymat et de l’oubli des autorités décentralisées.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Chef du 9ème arrondissement, nos sentiments de franches collaborations.

Suivent les signatures

RECRUDESCENCE DES INONDATIONS ET DE L'INSALUBRUITE A COTONOU.


INONDATION ET INSALUBRITE A COTONOU : A QUOI JOUENT LE MAIRE ET SON PREMIER ADJOINT?
Depuis quelques années, la ville capitale économique du Bénin, Cotonou est objet d’une recrudescence sans précédent d’inondation et d’insalubrité. Pourtant il ne se passe pas de jour sans qu’on ne voit le maire ou son premier adjoint monter au créneau pour clamer la mise en œuvre de mesures pour juguler l’insalubrité et l’inondation dans la ville.


Après les premières gouttes de pluie du mois d’avril, certaines localités de Cotonou, capitale économique et vitrine du Bénin sont inaccessibles pour raison d’inondation.
Aujourd’hui en plein mois de juin, c’est toute la ville qui est inondée et impraticable.
On peut remarquer des effondrements de bâtiments ; des effondrements de ponts et de routes suivis de morts d’Hommes. Des écoles, collèges et autres services administratifs entièrement submergés par l’eau.
Le pire, c’est les maisons et les chambres où des populations entières vivent en permanence dans l’eau avec toutes ses conséquences.
Un récent caniveau que la ville aurait fait ériger à coût de milliards a révélé de graves insuffisances techniques dès les premières grandes pluies. En effet, l’ouvrage peu profond et mal orienté n’a pas pu contenir et drainer toute l’eau en direction du lac qui traverse la ville. Il a rejeté tout le trop plein d’eau dans les habitations environnantes. Conséquence : des quartiers jamais inondés à Cotonou se sont retrouvés dans l’eau du dehors jusqu’à l’intérieur des chambres ; des routes sont restées coupées durant des jours ; des quartiers sont sans électricités ni eau courante. L’eau est montée dans certains milieux jusqu’à hauteur des fenêtres.
Pourtant, cela fait bien des lustres que le maire de Cotonou, Monsieur Nicéphore SOGLO clame haut et fort que « l’édification de cette de ce caniveau à ciel ouvert mettrait fin aux inondations dans la ville ». Ce slogan a même servi de thème de campagne pour la famille SOGLO lors des dernières élections municipales.
Face à cette grave inondation, on est en droit de se demander ce que fait la dynastie SOGLO à la tête de la ville. Le premier adjoint au maire, Monsieur Lehady SOGLO, fils du maire se complait lui dans des apparitions et déclarations –sans preuves tangibles- sur ce que fait la mairie pour endiguer les inondations. C’est le cas du fameux projet intitulé les 3CI (Cotonou en Campagne Contre l’Inondation) pompeusement inventés pour nous distraire au lieu de s’occuper de l’essentiel. Depuis le lancement et la mise en œuvre des 3CI, Cotonou n’a pas pu échapper aux inondations et pour cause. Comme mesures contre les inondations, la mairie n’a fait que déverser du sable lagunaire là cela lui parait important. Comment lutter contre des inondations avec du sable ? Comment répandre de la boue marécageuse sur la voie publique en signe de lutte contre l’inondation ?
Le maire de Cotonou et ses collaborateurs sont entièrement responsables de la catastrophe qui se profile à l’horizon dans notre ville. En effet, ils ont dans leurs politiques aveugles de lotissement et de recasement admis le lotissement de certains marécages de Cotonou, là où traditionnellement les eaux de pluie vont échouer. Aujourd’hui ces zones sont habitées sans que l’on est prévu autres issues de circulation et de stagnation.
Il est à reconnaitre que le disfonctionnement observé dans les différents compartiments de l’administration de la ville relève tout simplement des pleins pouvoirs que Monsieur Nicéphore SOGLO a donnés à son fils et premier adjoint pour conduire la ville.
Or il ne fait plus de doute que ce monsieur n’a aucune expérience en matière de gestion administrative ni humaine ni financière. Il n’a stabilité ni efficacité. Peu sociable, Peu courtois, méprisant, arrogant et insolant, l’homme à qui le maire de Cotonou laisse les pleins pouvoir pour administrer la ville, la conduit à coup sûr dans les abîmes. Nombreux sont les fonctionnaires de la municipalité qui se plaignent des manquements graves dont ils sont victimes de ce monsieur et surtout de ces incompétences qu’il tient à ériger en règles d’administration.
Voilà depuis sept ans que le clan SOGLO est à la tête de cette ville sans pouvoir trouver de solution aux problèmes liés à l’inondation ; à l’insalubrité ; à l’occupation anarchique des trottoirs ; à l’installation anarchique des populations sur les cites d’eau….
Il est temps que la famille SOGLO se rende compte de son incapacité à moderniser la ville et à la rendre attrayante.
Il est temps que cesse cette gestion archaïque, complaisante et clanique d’une cité destinée à un meilleur avenir.
Il est temps que les sept ans de gestion du clan SOGLO soient passés aux peignes fins au moyen d’une inspection générale indépendante.
Il est temps que les Cotonois et les Cotonoises se décident à se débarrasser de cette famille qui les conduit tout droit dans le décor sur le plan de l’environnement et de la santé publique.
La crétinisation et la ghettoïsation de la ville ne semblent pas émouvoir outre mesure le roi et son prince héritier ; pourtant ce qui frappe à l’œil aujourd’hui dans cette ville, c’est les tas d’immondices qui atteignent parfois la hauteur insoupçonnables.
La ville a un budget annuel de plus quinze milliards; cela ne s’explique pas qu’elle soit encore dans ce dénuement total.
La politisation outrancière de tout ce qui se fait ici ; l’incompétence notoire dans la direction des affaires ; le manque de vision et de leadership ; le clientélisme ambiant ; la caporalisation des initiatives et de leurs résultats par certains proches du maire, sont les maitres maux qui tuent la ville et qui annihile son développement et son urbanisation.
Tournons à présent les pages des longs et beaux discours sans impact sur l’amélioration des conditions de vie des populations de Cotonou.
Monsieur Nicéphore SOGLO a certes été un exemple de président pour le Bénin et le monde aussi, pourquoi pas. Mais aujourd’hui, l’homme ne tient en main la mairie de Cotonou juste que pour sa santé politique et financière ; juste pour le positionnement politique de son fils sur l’échiquier national et international.
La succession de monsieur Lehady SOGLO à son père ne fait plus de doute mais qu’à cela ne tienne ; les populations de Cotonou ne doivent pas faire plus longtemps les frais de l’ascension politique du « fils à papa » dont les carences, le manque de personnalité et d’humilité ne sont plus à démontrer.
S’il y a quelques années encore notre capitale économique se faisait appeler-non sans gêne- « Cototrou » en raison des nombreux nids de poules et des crevasses qui peuplent ses artères, aujourd’hui, malgré l’érection de passages supérieurs et de voie de très bonne facture, la ville est encore baptisée « Cotonou la poubelle » pour ces tas d’ordure érigées partout et dont les services de ramassage font preuve d’amateurisme frustrant et constipant.
Il en est de même pour le désensablement des voies publiques et le curage des caniveaux. Confiées le plus souvent aux membres du parti politique du maire et aux courtisans politiques en toute complaisance, ces tâches qui sont d’une importance capitale pour la propreté de la ville sont toujours bâclées. Ce qui explique la présence continue des tas de sables et de déblais aux abords de nos artères. Les accidents causés par ces déchets abandonnés sont énormes et la ville n’a pas conscience à nous les éviter.

vendredi 11 juin 2010

MALE GOUVERNANCE EN FRANCE : LE TOURBILLON MEDIATIQUE EMPORTE CERTAINS UMP ET MADAME BOUTIN


Si Madame BOUTIN sourit fièrement à ses nombrex salaires et primes accumulés dans ses multiples fonctions politiques, le français ordinaire, peine à sortir la tête de l'eau face à la chèreté de la vie. Grâce à la presse, un violent coup de boutoir vient d'être donné dans cette " caverne d'ali baba" des rémunérations politiques.
L’ancien ministre du logement s’est vu confiée une très « importante mission » par l’Elysée sur « les conséquences de la mondialisation », depuis son éviction du gouvernement.
A cet titre, il lui est affecté un salaire de 9500 Euros nets le mois ; quatre collaborateurs tous issus de son parti ; un chauffeur et une voiture de fonction tous à la charge du contribuable français.
Or, Christine BOUTIN, présidente du parti CHRETIEN-DEMOCRATE probable candidate à la présidentielle de 2012 cumulait déjà bien des rémunérations politiques notamment celles liées à son titre de député UDF des Yvelines pendant plus de vingt ans.
Et cela le plein qui a fait déborder le vase.
Au moment même où toute l’Europe est en crise financière et économique, et qu’il est fortement recommandé aux contribuables de serrer les ceintures, les Hommes politiques se permettent au nom de pseudo mission, de s’en mettre les poches, et n’importe comment.
D’aucun raconte que cette mission « claire-obscure » n’a été confiée à l’ancien ministre que pour la faire taire ; elle qui avait eu de violents mots contre monsieur Sarkozy au lendemain de son éconduite du gouvernement.
D’autres pensent que l’Elysée a donné rétribution à Christine aux fins de la dissuader à ne pas se présenter en challenger de Sarkozy en 2012.
La presse française, artisane et cheville ouvrière de cette campagne pour une meilleure gestion du denier publique dans l’hexagone a fini par avoir raison des politique français.
En effet devant le tourbillon médiatique, nombre de d’élus et ministres UMP ont jugé utile que madame BOUTIN soit moins gourmande. Conséquence, la chargée de mission de l’Elysée a capitulé. Elle s’est engagée sur le plateau de France 2 à renoncer aux avantages financiers liés à cette mission.
Forcément le cas Boutin crée une jurisprudence mais à qui le tour ?
Cette victoire de la presse française pour la bonne gouvernance devrait pouvoir inspirer les médias africains qui n’ont pas encore le sens du combat utile, le combat pour le bon sens. Car ce n’est pas ici sous les tropiques que manquent les cumules d’indemnités, les doubles emplois…. De même, la sagesse de Madame BOUTIN à renoncer à ces émoluments de trop devrait être l’habit que vont revêtir les Hommes politiques du sud dont le penchant pour les doubles, triples et même quintuples salaires n’est plus à démontrer.

jeudi 3 juin 2010

FRANCE-AFRIQUE: LA COLONISATION SOUS UNE NOUVELLE FORME.


SOMMET FRANCE AFRIQUE : LA MEME HYPOCRISIE, LE MEME FOLKLORE ET L’ECART SE CREUSE ENTRE NATIONS.
Le sommet France-Afrique tenu dernièrement à Nice, du 31 mai au 1er juin 2010 vient confirmer une fois de plus le caractère colonialiste de cette rencontre entre les chefs d’Etat et de gouvernements africains et français.
Quand le président français Sarkozy se bombe le torse d’avoir supprimé le tristement célèbre « diner des amis », rencontre réservée au cours du sommet à certains chefs d’Etat africain et leur homologue français pour prolonger le festin et la java, qu’a-t-il dit ou fait de la situation des droits de l’Hommes qui se dégradent sans cesse dans certains Etats africains ? La France a-t-elle jamais eu une position claire face aux dictateurs qui tournent et retournent dans tous les sens la constitution de leur pays aux fins de s’éterniser au pouvoir et pour ne servir que la France ?
Sarkozy ne peut aujourd’hui se présenter en défenseur de l’Afrique ni en partenaire privilégié, lui qui, le 26 juillet 2007 à l’université Cheikh Anta Diop, devant toute l’Afrique réunie pour l’écouter déclarait :
« … La méditerranée est un lac de civilisation ; ce n’est, certes, pas pour rien que la méditerranée a sur l’un de ses bords le vieil univers et sur l’autre l’univers ignoré, cest-à-dire d’un côté toute une civilisation, et de l’autre toute la barbarie……Quelle terre que cette Afrique ! L’Asie a son histoire, l’Amérique a son histoire, l’Australie elle-même a son histoire qui date de son commencement dans la mémoire humaine ; l’Afrique n’a pas d’histoire….. » L'Afrique n'a plus besoin de tuteur ni de parrain; surtout pas de tuteur de la trempe de la Sarkozy.
Que cessent donc la duperie et l’hypocrisie, que cessent le folklore et le négationnisme de notre histoire et de nos valeurs culturelles. Sarkozy et les siens réunis à Nice n’ont plus rien de crédible à dire au nom de l’Afrique.
Certes que l’Afrique mérite d’être présente parmi les membres permanents de l’ONU avec un droit de véto. C’est même une nécessité et une exigence que l’Afrique soit représentée dans ce cercle fermé des membres permanents de l’ONU ; mais pour y arriver, l'Afrique n’a nullement besoin de tuteur ni de médiateur. Après cinquante années d'indépendance, l'Afrique est assez mûre et capable de défendre toute seule son destin ou de se choisir des alliés crédibles si elle le juge utile.
Monsieur Sarkozy est discalifié pour parler au nom de l'Afrique en raison de sa conception"patiale, partielle et parcellaire" de l'Afrique, pour emprunter l'expression à Aimé Césaire.
On ne peut défendre ce qu'on ne connait pas; on ne peut défendre ce qu'on refuse de connaitre; monsieur Sarkozy ne connait pas l'afrique et ne veut même pas la connaitre, tellement il est imbu de ses clichets. Son brusque intérêt pour un continent qu'il a défini comme "sans histoire et sans passé" nous inquiète beaucoup.

mardi 1 juin 2010

ISRAEL FAIT COULER A NOUVEAU DU SANG INNOCENT

ABORDAGE BRUTAL ET SANGLANT D’UNE FLOTTILLE HUMANITAIRE : ISRAEL FAIT COULER A NOUVEAU DU SANG INNOCENT.
Au petit matin de ce lundi 31 mai, un commando de la marine Israël lourdement armé a abordé de manière violente et sanglante six bateaux chargés de vivres et des produits de première nécessité pour les habitants de Gaza, ville palestinienne sous blocus humiliant et dégradant Israélien depuis 2007.
Cette flottille affrétée par des OSC humanitaires turques, et à bord de laquelle on peut voir des députés, des journalistes, des artistes, des activistes humanitaires de plusieurs nationalités, bref des hommes et des femmes de bonnes volontés décidés à forcer l’enferment infligé aux habitants de Gaza, a été envahie par la marine Israélienne avec pour bilan 10 morts parmi les humanitaires et six blessés légers parmi les militaires.
Une fois encore la quatrième armée du monde a encore frappé des innocents sans armes et nul autre moyen de défense.
De plus en plus Israël transgresse toutes les lois et accords internationaux en toute impunité. En évoquant une violente résistance de la part des humanitaire à bord des bateaux, et une légitime défense, l’armée israélienne cache à peine qu’elle ment ; comment des Hommes sans armes de défense peuvent-ils oser affronter une marine lourdement armée avec des hélicoptères de guerre. L’armée israélienne peut, si elle le veut arraisonner autrement cette flotte sans tuerie.
Déjà, les contestations fusent de partout à travers le monde : l’armée israélienne ne peut en aucun cas, attaquer de manière aussi violente et gratuite, des hommes et des femmes non armés et qui se trouvaient bien plus dans les eaux internationales. Des hommes et des femmes désireux justes de porter assistance à un peuple en souffrance ne peuvent être abattus aussi froidement.
Beaucoup de capitales ayant des relations diplomatiques avec Israël ont soit convoqué leurs ambassadeurs soit l’ambassadeur israélien pour explication.
Mais au-delà de ces condamnations toutes azimuts, c’est surtout la réaction des Etats-Unis d’Amérique qui est attendue. Car ce n’est plus un secret que ce pays est le protecteur et défenseur contre vents et marrées, en tout temps et en tout lieu, d’Israël quel que soit la situation et quel que soit le crime.
Attendu aussi la réaction de l’Union Européenne qui vient d’admettre Israël au sein de l’OCDE.
L’ONU, a défaut d’une condamnation ferme a baragouiné ci et ça ; mais tant que la politique de deux poids deux mesures appliquées, s’agissant des crimes israéliens commis depuis longtemps contre la Palestine sera la règle de gouvernance internationale, cela risque bien d’être à nouveau le point de départ de bien des soulèvements à travers le monde.








mercredi 26 mai 2010

LES PETS NAUSEABONDS DE MADAME ROSINE SOGLO


POLITIQUE NATIONALE : LES PETS NAUSEABONDS DE MADAME ROSINE SOGLO POLUENT L’ATMOSPHERE DU NORD AU SUD.
Madame Rosine SOGLO, ex première dame de la République, ancienne avocate au barreau de Paris, député à l’assemblée nationale depuis quatre mandatures, Présidente du parti, « la Renaissance du Bénin » vient de faire une crise au sein même du parlement béninois, haut de la politique et de l’unité nationale, le jeudi 04 mars denier.
En effet, la dame de « merde » comme se plaisent à l’appeler certains béninois vient de lâcher un de ces pets dont elle est coutumière : «…J’entends dire qu’on va destituer Quenum et mettre à sa place, quelqu’un du nord (…) Quenum peut déconner peut-être bien. Mais si vous mettez quelqu’un du nord, si vous destituez Quenum et vous mettez quelqu’un du nord, et bien, je crois que nous allons avoir la bagarre. C’est moi Rosine Vierya SOGLO qui le dis. Le nord ne peut pas toujours commander le sud. La minorité s’arroge tout le pouvoir et ne laisse rien à la majorité. On va retourner un jour dans l’affrontement. Alors, n’arrivons pas là et je sais de quoi je parle. J’ai des beaux frères et des petits neveux qui peuvent, pourquoi pas, faire le jeu du nord. Je ne suis pas raciste. A mon âge, c’est malheureux. C’est quoi ? Le dahomey, le Bénin nous appartient tous, nord, sud, Est, Ouest. Nous sommes tous du même pays et que ça cesse. Le nord, le nord, le nord. Et le sud alors ? Nous sommes la majorité, on s’est tu en cinquante ans d’indépendance, vous nous avez commandés. On a connu Maga, on a eu Kérékou, sopi…. »
Voilà en thèmes et avec quelle puissance de pet, mémé Rosine dont le séjour hospitalier en Afrique du Sud et en Europe n’a pourtant pas révélé de troubles psychiatriques ni de l’Alhzeimer encore moins de la salpêtrière.
Il y a peut-être quelques élans régionalistes dans les actes que les uns et les autres posent de nos jours autour de l’ex première dame ; mais à bien remonter dans l’histoire, chaque dirigeant de ce pays à l’exception de Mathieu Kérékou, place prioritairement les siens ; les gens de sa régions autour de lui et à ses postes stratégiques. Et je voudrais rappeler ici à l’ex première dame, qu’au titre des raisons qui ont fait partir son mari du pouvoir en 1996, figure en bonne place le régionalisme et le risque de guerre civile qui nous menaçait aux dires des politiques de l’époque. C’est donc un slogan et un refrain malheureusement puissant que les politiques béninois agitent à chaque fois qu’ils décident de faire tomber un pouvoir en face duquel ils n’ont aucun argument économique ni politique.
Je ne vois pas d’où provient cette statistique fantaisiste et mensongère selon laquelle c’est toujours le Nord qui a toujours dirigé le sud majoritaire.
Etaient-ils du nord, Emile ZINSOU, feu général Christophe SOGLO, Nicéphore Dieudonné SOGLO, Justin Tômintin AHOMANDEGBE et Sourou Migan APITY, tous anciens présidents de la République? Madame Soglo oublierait-elle que c’est par la vérité des urnes que son mari a perdu le pouvoir face au président Kérékou originaire du Nord ; que c’est par la vérité des urnes que sont fils Lyhadi SOGLO, candidat à la présidentielle de mars 2006 a été battue dès le premier tour par les deux candidats ayant accédé au second tour ? La poésie régionaliste de la septuagénaire et doyenne d’âge du parlement béninois a bien ces raisons ailleurs.
Malheureusement, cette décadente et lugubre musique aux airs divisionnistes et guerriers dont s’est rendue auteur, compositeur et interprète le leader des « renaissants » a bizarrement reçu bien des échos favorables dans l’hémicycle.
Des députés de l’opposition ont effet pris fait et cause pour ces propos dangereux pour la cohésion et l’unité nationale. Se transformant en un chœur de choral, certains députés et pas des moindres ont longuement justifié, les graves déviances xénophobes et régionalistes de mémé Rosine à travers conférences de presse, tables rondes, communiqués radios-télévisions et diverses émissions.
En donnant caution à l’utilisation de thèmes aussi graves que « majorité contre minorité ; nord contre sud ; affrontement… » au sein même de l’hémicycle et par un député, ancienne première par-dessus tout, ces députés sont bien conscients qu’ils nous rapprochent des événements de la Côte d’Ivoire, du Rwanda et de bien des nations où l’évocation de ces mots font revivre aux citoyens d’atroces douleurs de guerre civile.
Il se profile donc à l’horizon que la classe politique béninoise, obnubilée par sa soif du pouvoir et ses calculs ethno régionalistes, ne reculera devant aucun obstacle juridique pour prendre le pouvoir ou pour le conserver même au prix d’une division frontale du pays.
Que l’on s’appelle Rosine SOGLO, Boni YAYI, Lazare SEHOUETO ou encore Mathurin NAGO, on finit toujours par se faire rattraper par les crimes de sang dont on est auteur ou co-auteur, surtout en ces temps de TPI.

lundi 24 mai 2010

Présidentielle de mars 2011


PRESIDENTIELLE DE MARS 2011: LE CANDIDAT DE L'UNION FAIT LA NATION VEUT RATISSER LARGE.

Après son long périple à travers certaines capitanes comme Paris, Ouagadougou.....le candidat de l'Union fait la Nation est revenu au pays avec le souci de rallier tous les béninois et les béninoises à sa cause. Avant même sa descente officielle sur le terrain de la campagne électorale, l'homme et ses lieutenants tentent par tous les moyens de mobiliser toutes les couhes sociales à leurs causes.

Après sa rencontre avec les rois et autres chefs réligieux du Bénin au palais des congrès cette semaine, c'est le tour de la presse nationale de recevoir les civilités de Maître Adrien HOUNGBEDJI à son domicil. Ici, contrairement à la première rencontre où l'on n'a fait que parler et solliciter le soutien des sages, les journalistes toutes tendances confondues ont eu droit à un repas, paraît-il copieux avec, si Dieu le veut, le prochain locataire du palais de la Marina. Repas aucours duquel Maître HOUNGBEDJI a décrété que désormais la presse est le premier pouvoir.

On voit clairement que prendre le pouvoir et l'exercer est la priorité du candidat de l'Union fait la Nation; mais cela ne sera possible que si l'homme commence à faire des propositions alternatives crdibles. Pour l'heure, on en est encore aux sorties de charme et cela ne risque pas de payer à la longue.

63ème cannes: Un pamlarès complaisant pour l'Afrique

FESTIVAL DE FILMS DE CANNES : UN PALMARES COMPLAISANT POUR L’AFRIQUE ?
Le jury du festival de films de cannes a rendu son verdict hier. La 63 ème édition de cette grande messe du cinéma mondial aura réussi à tenir tête à la crise économique qui ébranle bien des nations Européennes en ce moment.
Aussi homogène que la composition du jury dirigé par l’énigmatique et atypique Tim Burton, le palmarès a ratissé dans tous les sens, histoire de contenter surtout ceux qui ont souvent été les plus oubliés malgré leurs efforts d’une part, et ceux dont les absences répétés à cette rencontre risque de donner une coloration unique à ce prestigieux événement d’autre part.
C’est le cas par exemple du prix du jury attribué au tchadien MAHMAT-SALEH Haroun pour son film « Un homme qui crie ».
En effet, beaucoup d’observateurs relèvent encore le caractère complaisant de ce prix attribué à un réalisateur dont l’œuvre, dans son ensemble, montre des faiblesses et des insuffisances à peine voilées. Certains critiques justifient l’attribution de ce prix à l’ « Afrique » du fait de son absence prolongée à cette grande « kermesse » du cinéma mondiale. Premier film africain subsaharien présent à cannes depuis bien des décennies, « Un homme qui crie » est aussi le tout premier film tchadien invité à cette fête depuis sa création. Malheureusement, sa qualité n’a pas convaincu et le prix à lui attribué n’a que pour régler des questions d’équilibre.
Vivement que l’Afrique se remette autrement au travail.

lundi 3 mai 2010

10ème EDITION DU FESTIVAL INTERNATIONAL
DE THEATRE DU BENIN (FITHEB),
CHRONIQUE D’UN RENDEZ-VOUS MANQUE.

Longtemps attendue pour être une grande occasion de fêtes et de réflexions sur les vingt ans d’existence de l’institution et les dix ans de la biennale, cette dixième édition du Festival International de Théâtre du Bénin (FITHEB) est plutôt venue confirmée l’évolution en dents de scie du festival et l’incapacité des acteurs culturels et des autorités politiques béninoises à donner au FITHEB, toute sa dimension d’événement culturel de grande envergure.
La biennale de cette année a aussi révélé que le FITHEB devient de plus en plus, le champ d’expérimentation des rêves artistiques et culturels inachevés de certains aventuriers du monde des arts.

De la responsabilité du ministre de la culture dans le cafouillage.

Le rêve de tout béninois est de voir cette dixième édition et ce vingtième anniversaire célébrés avec fastes et succès ; d’engager des réflexions intellectuelles et artistiques sur l’institution ; son devenir et sa consolidation comme événement culturel majeur en Afrique.
Malheureusement après la désignation, par leurs structures de base des treize personnes devant siégé au Conseil d’Administration conformément aux statuts du FITHEB, le Ministère de la Culture, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales a proposé au gouvernement de porter le nombre des conseillers à quinze.
C’est ainsi qu’en violation des textes, le ministre de la culture a procédé le mardi 28 juillet à l’installation sans la prise d’un décret présidentiel, de quinze (15) conseillers au lieu de treize (13) comme le dit l’article 6 du décret n° 99-316 du 22 juin 1999 consacrant le FITHEB.
Les nouveaux conseillers ont procédé dans les vingt quatre heures à l’élection des membres du bureau dirigé par Madame Moudjibath KOUDJO-DAOUDA.
En un mois, le Conseil d’Administration lance l’appel à candidature au poste de directeur du FITHEB ; retient parmi les quatre candidats en lice, le projet de Monsieur Wanou pascal pour diriger l’institution.
Mais certains candidats malheureux ont aussitôt saisi le ministre de la culture et le chef de l’Etat pour dénoncer des irrégularités liées à l’élection du nouveau directeur, notamment la présentation par ce dernier d’un faux diplôme….
Dans le même temps, des associations d’artistes et des personnes ressources du monde de la culture ont saisi les instances chargées de faire respecter les textes de la République au sujet du passage à 15 du nombre des conseillers.
Cinq mois après l’installation des conseillers, le ministre de la culture revient à la charge : Il reprend l’installation des mêmes conseillers après la prise de deux décrets par le chef de l’Etat, l’un portant nomination en conseil des ministres des 15 membres du conseil d’administration décret N° 2009-524 du 20 octobre 2009 et l’autre, décret N° 2009-579 du 6 novembre 2009 portant modification de l’article 6 des statuts du FITHEB. Toujours est-il que le conseil demeure illégal puisque la seule voie de modification reconnue par les textes n’est pas respectée.

Conséquence de cette réinstallation des membres du Conseil d’administration : Madame Moudjibath KOUDJO-DAOUDA perd la confiance de ses pairs tout comme les autres membres du bureau. C’est désormais Monsieur Justin EKPELIKPEZE qui prend les destinées de l’institution en main.
Avec un nouveau bureau, le conseil reprend l’appel à candidature au poste de directeur du FITHEB, tout en maintenant en lice les quatre candidatures déjà enregistrées sous la direction de l’ancien bureau.
….. Monsieur Wanou sera toujours retenu au terme des dépouillements comme directeur du FITHEB, malgré des dénonciations par certains conseillers et certains candidats malheureux de non respect de la procédure et de présentation de faux diplôme par l’élu.
De la biennale de 2010 et de ses disfonctionnements.

De la cérémonie d’ouverture.

Annoncer pour avoir lieu le 27 mars au palais des sports de Cotonou, la cérémonie officielle d’ouverture de la dixième édition du FITHEB a été reportée à la veille pour le mardi 30 mars. Mais les organisateurs n’ont pris aucune disposition pour informer les personnes invitées du report. C’est ainsi que des personnalités politiques, des Hommes des médias, des personnalités du monde de la culture et de la société et une foule de curieux se sont retrouvées plantées devant le palais des congrès ce 27 mars.
Justifiant les raisons de ce report, le directeur du FITHEB a prétexté que c’est pour permettre au chef de l’Etat d’honorer de sa présence la cérémonie pour y distinguer des personnalités.
Le mardi 30 mars, non seulement le chef de l’Etat n’était au lancement officiel mais l’essentielle des personnalités culturelles annoncées pour être distinguer étaient toutes absentes.
La salle du palais des sports ne présentait pas non plus son visage des grands jours : absence totale de décoration sur les lieux ; très peu de monde pour une cérémonie officielle d’ouverture. Des animations folkloriques pas à la hauteur d’un dixième anniversaire ; bref une cérémonie d’une tristesse et d’une petitesse à peine masquées. Cela déteint aussi sur la qualité des documents mis en circulation. C’est le cas exemple de la lettre d’invitation au FITHEB 2010 où on peut lire :
«J’ai l’honneur de vous annoncer que la prochaine édition du FITHEB International de Théâtre du Bénin-FITHEB- aura lieu au Bénin du 27 mars au 04 avril 2010…»

De la programmation.

D’abord, le festival a commencé sans aucun support sur la programmation ; de sorte que les informations sur les spectacles, il faut les chercher à la torche ou à la lampe tempête.
A chaque soirée, une nouvelle programmation qui vient modifiée l’annonce de la veille. Des imprimés rafistolés à coup de Bic ou de crayons sont ainsi distribués à l’entrée du Centre Culturel Français à titre de programmation presque tous les soirs. C’est ainsi que des spectacles ont été annulés ; d’autres remplacés au dernier moment. C’est le cas par exemple de « Burocrassie », « Lagbadja », «Tatu », «Dans l’arène du fou », « Orphée d’Afrique » et bien d’autres.
Au total, six versions différentes de la programmation initiale ont vu le jour durant le festival.
Jamais le FITHEB n’a connu autant de cafouillage sur le plan de la programmation depuis sa création ; les premières expériences de spectacles programmés et déprogrammés au dernier moment ont vu le jour sur les éditions de 2002 et de 2004. Mais elles n’avaient pas atteint une proportion aussi alarmante.
On retiendra que la programmation du FITHEB 2010 a été tout simplement un effet d’annonce.
Il en est de même pour le pléthore de personnalités culturelles dont on a aligné les noms sur les documents ici sans jamais les avoir tous contacté au préalable.
On retiendra aussi que le FITHEB 2010 a vu défiler 44 représentations pour 09 pays et 15 compagnies de théâtre et de danse.

De la qualité des spectacles.

Sur le plan de la qualité, cette dixième édition du FITHEB aura été celle qui nous aura montré les pires spectacles de l’histoire du festival.
Le spectacle « Sang papiers, sans droits » créé par un jeune béninois à la demande du FITHEB pour cette dixième édition en est une illustration. Conçu on ne sait autour de quoi comme thèmes ni idées, ce spectacle qui ne raconte rien mais qui produit beaucoup de bruits et de cris a tôt fait d’ennuyer le public. Des hommes et des femmes portés sur la scène juste pour ennuyer et hurler à tout bout de champs. Pas d’acte dramatique ni d’intrigue encore moins de dénouement. Pas de jeux ni de direction d’acteurs marquant. Pas d’histoire qui se raconte ou du moins, une histoire sans queue ni tête.
Il est quand même étonnant que le FITHEB commande pour ses vingt ans et sa dixième édition, un spectacle de théâtre à un metteur en scène sans parcours !

Du village du festival.

Cette année encore comme en 2002 et en 2004, les organisateurs du festival ont choisi de situer le village du festival au stade de l’amitié.
L’expérience a montré que, lorsque le village est établi ici, les festivaliers sont exposés aux cas d’agressions et de vols.
En plus, techniquement et du point de vue de l’économie des moyens, cela ne se conçoit pas que les spectacles aient lieu au CCF ; que des festivaliers soient hébergés qui au CODIAM, au chant d’oiseau, ou à akpakpa et qu’on veuille les transporter jusqu’au stade de l’amitié pour la restauration.
Et en termes de village, le FITHEB 2010 n’a juste qu’une bâche sous laquelle étaient disposées quelques tables et chaises souvent inoccupées ; un podium où viennent se défouler des groupes musicaux sans ordre ni discipline aucune. Pas de pavoisement ; pas de cadre de discussion pour les artistes.
Généralement les chauffeurs chargés de déposer les festivaliers à leurs hôtels après la restauration, disparaissent avec le véhicule ou évoquent un manque de carburant. C’est ainsi que des festivaliers ce sont retrouvés à zémidjan du stade de l’amitié à akpakpa ; au CODIAM, ou encore au CHANT D’OISEAU.
C’est aussi le cas de ces festivaliers, transportés à zémidjan de l’aéroport jusqu’à leur hôtel et au CCF.
Pendant ce temps, les responsables du festival se pavanent dans les rues en compagnie de courtisans et maitresses, à bord de véhicules officiels affrétés par le ministère de la culture.
Comment peut-on faire un festival avec autant de légèreté ? Comment peut-on diriger un festival avec autant d’insouciance et de snobisme au moment même où tout le système mis en place s’écroule ? Comment peut-on exposer les festivaliers à autant de risques d’accident ; à autant de risques d’agression, de vols et de viols et évoquer à la fin, des motifs de satisfaction, parce que « malgré tout, l’événement aura quand même eu lieu » ?
En parlant d’embûches dressées sur son chemin, le directeur du FITHEB devrait reconnaitre que sa décision de faire tenir l’événement à compter du 27 mars, malgré son installation tardive par l’autorité, était la plus importante des embûtes.
On peut comprendre la non disponibilité à temps de la subvention de l’Etat à la biennale.
Ceci est l’éternelle plaie qui a toujours rongé le FITHEB et mis ses différents directeurs sous stress.
Cela dit, l‘installation tardive du directeur et la non disponibilité à temps du financement ne sauraient tout justifier.
Lorsque l’espace tchif, sensé accueillir le spectacle « Un rêve d’albatros » n’a été sollicité que le jour même de la représentation, on ne saurait imputer cela au financement de l’Etat non disponible à temps ou à une quelconque tardive installation.
Lorsque dans les autres villes d’accueil du festival, les coordonnateurs ne savent rien des spectacles qu’ils accueillent, ce n’est non plus la faute au financement ni à l’installation tardive.
Lorsque dans les villages installés sans concept ni imagination à Cotonou, Parakou et à Porto-Novo, le public ne fait pas le déplacement, on ne saurait chercher loin la cause.
Lorsque le spectacle « Un piège sans », commandé par le FITHEB et pour lequel toute l’équipe artistique avait été mise en place et les répétitions lancées, n’a pu finalement avoir lieu ; lorsque les rumeurs les plus folles en plein festival, font état du refus du metteur en scène de se soumettre à un marché de corruption au profit du directeur ; ce n’est pas là, la faute à l’installation tardive encore moins à un non décaissement à temps du financement.
Lorsque c’est à un jeune homme incompétent et pas assez humble-pour dire : non, je ne peux pas !-, que l’on confie la création de « Sangs papiers, sans droits » pour les dix ans du festival, ce n’est là non plus la faute au financement non disponible encore moins à l’installation tardive toujours agitées comme excuses.
On doit protéger la maison FITHEB contre les opportunistes sans vision et sans plan qui ne veulent que se servir du label FITHEB pour se faire un nom et une image sur l’échiquier national et international.
Il est grand temps que le directeur du FITHEB et les membres du conseil d’administration soient évalué objectivement par l’inspection générale du ministère de la culture et au besoin, par l’Inspection Générale d’Etat (IGE).

DOKPA Isidore.
Auteur et Metteur en scène.