jeudi 3 juin 2010

FRANCE-AFRIQUE: LA COLONISATION SOUS UNE NOUVELLE FORME.


SOMMET FRANCE AFRIQUE : LA MEME HYPOCRISIE, LE MEME FOLKLORE ET L’ECART SE CREUSE ENTRE NATIONS.
Le sommet France-Afrique tenu dernièrement à Nice, du 31 mai au 1er juin 2010 vient confirmer une fois de plus le caractère colonialiste de cette rencontre entre les chefs d’Etat et de gouvernements africains et français.
Quand le président français Sarkozy se bombe le torse d’avoir supprimé le tristement célèbre « diner des amis », rencontre réservée au cours du sommet à certains chefs d’Etat africain et leur homologue français pour prolonger le festin et la java, qu’a-t-il dit ou fait de la situation des droits de l’Hommes qui se dégradent sans cesse dans certains Etats africains ? La France a-t-elle jamais eu une position claire face aux dictateurs qui tournent et retournent dans tous les sens la constitution de leur pays aux fins de s’éterniser au pouvoir et pour ne servir que la France ?
Sarkozy ne peut aujourd’hui se présenter en défenseur de l’Afrique ni en partenaire privilégié, lui qui, le 26 juillet 2007 à l’université Cheikh Anta Diop, devant toute l’Afrique réunie pour l’écouter déclarait :
« … La méditerranée est un lac de civilisation ; ce n’est, certes, pas pour rien que la méditerranée a sur l’un de ses bords le vieil univers et sur l’autre l’univers ignoré, cest-à-dire d’un côté toute une civilisation, et de l’autre toute la barbarie……Quelle terre que cette Afrique ! L’Asie a son histoire, l’Amérique a son histoire, l’Australie elle-même a son histoire qui date de son commencement dans la mémoire humaine ; l’Afrique n’a pas d’histoire….. » L'Afrique n'a plus besoin de tuteur ni de parrain; surtout pas de tuteur de la trempe de la Sarkozy.
Que cessent donc la duperie et l’hypocrisie, que cessent le folklore et le négationnisme de notre histoire et de nos valeurs culturelles. Sarkozy et les siens réunis à Nice n’ont plus rien de crédible à dire au nom de l’Afrique.
Certes que l’Afrique mérite d’être présente parmi les membres permanents de l’ONU avec un droit de véto. C’est même une nécessité et une exigence que l’Afrique soit représentée dans ce cercle fermé des membres permanents de l’ONU ; mais pour y arriver, l'Afrique n’a nullement besoin de tuteur ni de médiateur. Après cinquante années d'indépendance, l'Afrique est assez mûre et capable de défendre toute seule son destin ou de se choisir des alliés crédibles si elle le juge utile.
Monsieur Sarkozy est discalifié pour parler au nom de l'Afrique en raison de sa conception"patiale, partielle et parcellaire" de l'Afrique, pour emprunter l'expression à Aimé Césaire.
On ne peut défendre ce qu'on ne connait pas; on ne peut défendre ce qu'on refuse de connaitre; monsieur Sarkozy ne connait pas l'afrique et ne veut même pas la connaitre, tellement il est imbu de ses clichets. Son brusque intérêt pour un continent qu'il a défini comme "sans histoire et sans passé" nous inquiète beaucoup.

mardi 1 juin 2010

ISRAEL FAIT COULER A NOUVEAU DU SANG INNOCENT

ABORDAGE BRUTAL ET SANGLANT D’UNE FLOTTILLE HUMANITAIRE : ISRAEL FAIT COULER A NOUVEAU DU SANG INNOCENT.
Au petit matin de ce lundi 31 mai, un commando de la marine Israël lourdement armé a abordé de manière violente et sanglante six bateaux chargés de vivres et des produits de première nécessité pour les habitants de Gaza, ville palestinienne sous blocus humiliant et dégradant Israélien depuis 2007.
Cette flottille affrétée par des OSC humanitaires turques, et à bord de laquelle on peut voir des députés, des journalistes, des artistes, des activistes humanitaires de plusieurs nationalités, bref des hommes et des femmes de bonnes volontés décidés à forcer l’enferment infligé aux habitants de Gaza, a été envahie par la marine Israélienne avec pour bilan 10 morts parmi les humanitaires et six blessés légers parmi les militaires.
Une fois encore la quatrième armée du monde a encore frappé des innocents sans armes et nul autre moyen de défense.
De plus en plus Israël transgresse toutes les lois et accords internationaux en toute impunité. En évoquant une violente résistance de la part des humanitaire à bord des bateaux, et une légitime défense, l’armée israélienne cache à peine qu’elle ment ; comment des Hommes sans armes de défense peuvent-ils oser affronter une marine lourdement armée avec des hélicoptères de guerre. L’armée israélienne peut, si elle le veut arraisonner autrement cette flotte sans tuerie.
Déjà, les contestations fusent de partout à travers le monde : l’armée israélienne ne peut en aucun cas, attaquer de manière aussi violente et gratuite, des hommes et des femmes non armés et qui se trouvaient bien plus dans les eaux internationales. Des hommes et des femmes désireux justes de porter assistance à un peuple en souffrance ne peuvent être abattus aussi froidement.
Beaucoup de capitales ayant des relations diplomatiques avec Israël ont soit convoqué leurs ambassadeurs soit l’ambassadeur israélien pour explication.
Mais au-delà de ces condamnations toutes azimuts, c’est surtout la réaction des Etats-Unis d’Amérique qui est attendue. Car ce n’est plus un secret que ce pays est le protecteur et défenseur contre vents et marrées, en tout temps et en tout lieu, d’Israël quel que soit la situation et quel que soit le crime.
Attendu aussi la réaction de l’Union Européenne qui vient d’admettre Israël au sein de l’OCDE.
L’ONU, a défaut d’une condamnation ferme a baragouiné ci et ça ; mais tant que la politique de deux poids deux mesures appliquées, s’agissant des crimes israéliens commis depuis longtemps contre la Palestine sera la règle de gouvernance internationale, cela risque bien d’être à nouveau le point de départ de bien des soulèvements à travers le monde.








mercredi 26 mai 2010

LES PETS NAUSEABONDS DE MADAME ROSINE SOGLO


POLITIQUE NATIONALE : LES PETS NAUSEABONDS DE MADAME ROSINE SOGLO POLUENT L’ATMOSPHERE DU NORD AU SUD.
Madame Rosine SOGLO, ex première dame de la République, ancienne avocate au barreau de Paris, député à l’assemblée nationale depuis quatre mandatures, Présidente du parti, « la Renaissance du Bénin » vient de faire une crise au sein même du parlement béninois, haut de la politique et de l’unité nationale, le jeudi 04 mars denier.
En effet, la dame de « merde » comme se plaisent à l’appeler certains béninois vient de lâcher un de ces pets dont elle est coutumière : «…J’entends dire qu’on va destituer Quenum et mettre à sa place, quelqu’un du nord (…) Quenum peut déconner peut-être bien. Mais si vous mettez quelqu’un du nord, si vous destituez Quenum et vous mettez quelqu’un du nord, et bien, je crois que nous allons avoir la bagarre. C’est moi Rosine Vierya SOGLO qui le dis. Le nord ne peut pas toujours commander le sud. La minorité s’arroge tout le pouvoir et ne laisse rien à la majorité. On va retourner un jour dans l’affrontement. Alors, n’arrivons pas là et je sais de quoi je parle. J’ai des beaux frères et des petits neveux qui peuvent, pourquoi pas, faire le jeu du nord. Je ne suis pas raciste. A mon âge, c’est malheureux. C’est quoi ? Le dahomey, le Bénin nous appartient tous, nord, sud, Est, Ouest. Nous sommes tous du même pays et que ça cesse. Le nord, le nord, le nord. Et le sud alors ? Nous sommes la majorité, on s’est tu en cinquante ans d’indépendance, vous nous avez commandés. On a connu Maga, on a eu Kérékou, sopi…. »
Voilà en thèmes et avec quelle puissance de pet, mémé Rosine dont le séjour hospitalier en Afrique du Sud et en Europe n’a pourtant pas révélé de troubles psychiatriques ni de l’Alhzeimer encore moins de la salpêtrière.
Il y a peut-être quelques élans régionalistes dans les actes que les uns et les autres posent de nos jours autour de l’ex première dame ; mais à bien remonter dans l’histoire, chaque dirigeant de ce pays à l’exception de Mathieu Kérékou, place prioritairement les siens ; les gens de sa régions autour de lui et à ses postes stratégiques. Et je voudrais rappeler ici à l’ex première dame, qu’au titre des raisons qui ont fait partir son mari du pouvoir en 1996, figure en bonne place le régionalisme et le risque de guerre civile qui nous menaçait aux dires des politiques de l’époque. C’est donc un slogan et un refrain malheureusement puissant que les politiques béninois agitent à chaque fois qu’ils décident de faire tomber un pouvoir en face duquel ils n’ont aucun argument économique ni politique.
Je ne vois pas d’où provient cette statistique fantaisiste et mensongère selon laquelle c’est toujours le Nord qui a toujours dirigé le sud majoritaire.
Etaient-ils du nord, Emile ZINSOU, feu général Christophe SOGLO, Nicéphore Dieudonné SOGLO, Justin Tômintin AHOMANDEGBE et Sourou Migan APITY, tous anciens présidents de la République? Madame Soglo oublierait-elle que c’est par la vérité des urnes que son mari a perdu le pouvoir face au président Kérékou originaire du Nord ; que c’est par la vérité des urnes que sont fils Lyhadi SOGLO, candidat à la présidentielle de mars 2006 a été battue dès le premier tour par les deux candidats ayant accédé au second tour ? La poésie régionaliste de la septuagénaire et doyenne d’âge du parlement béninois a bien ces raisons ailleurs.
Malheureusement, cette décadente et lugubre musique aux airs divisionnistes et guerriers dont s’est rendue auteur, compositeur et interprète le leader des « renaissants » a bizarrement reçu bien des échos favorables dans l’hémicycle.
Des députés de l’opposition ont effet pris fait et cause pour ces propos dangereux pour la cohésion et l’unité nationale. Se transformant en un chœur de choral, certains députés et pas des moindres ont longuement justifié, les graves déviances xénophobes et régionalistes de mémé Rosine à travers conférences de presse, tables rondes, communiqués radios-télévisions et diverses émissions.
En donnant caution à l’utilisation de thèmes aussi graves que « majorité contre minorité ; nord contre sud ; affrontement… » au sein même de l’hémicycle et par un député, ancienne première par-dessus tout, ces députés sont bien conscients qu’ils nous rapprochent des événements de la Côte d’Ivoire, du Rwanda et de bien des nations où l’évocation de ces mots font revivre aux citoyens d’atroces douleurs de guerre civile.
Il se profile donc à l’horizon que la classe politique béninoise, obnubilée par sa soif du pouvoir et ses calculs ethno régionalistes, ne reculera devant aucun obstacle juridique pour prendre le pouvoir ou pour le conserver même au prix d’une division frontale du pays.
Que l’on s’appelle Rosine SOGLO, Boni YAYI, Lazare SEHOUETO ou encore Mathurin NAGO, on finit toujours par se faire rattraper par les crimes de sang dont on est auteur ou co-auteur, surtout en ces temps de TPI.

lundi 24 mai 2010

Présidentielle de mars 2011


PRESIDENTIELLE DE MARS 2011: LE CANDIDAT DE L'UNION FAIT LA NATION VEUT RATISSER LARGE.

Après son long périple à travers certaines capitanes comme Paris, Ouagadougou.....le candidat de l'Union fait la Nation est revenu au pays avec le souci de rallier tous les béninois et les béninoises à sa cause. Avant même sa descente officielle sur le terrain de la campagne électorale, l'homme et ses lieutenants tentent par tous les moyens de mobiliser toutes les couhes sociales à leurs causes.

Après sa rencontre avec les rois et autres chefs réligieux du Bénin au palais des congrès cette semaine, c'est le tour de la presse nationale de recevoir les civilités de Maître Adrien HOUNGBEDJI à son domicil. Ici, contrairement à la première rencontre où l'on n'a fait que parler et solliciter le soutien des sages, les journalistes toutes tendances confondues ont eu droit à un repas, paraît-il copieux avec, si Dieu le veut, le prochain locataire du palais de la Marina. Repas aucours duquel Maître HOUNGBEDJI a décrété que désormais la presse est le premier pouvoir.

On voit clairement que prendre le pouvoir et l'exercer est la priorité du candidat de l'Union fait la Nation; mais cela ne sera possible que si l'homme commence à faire des propositions alternatives crdibles. Pour l'heure, on en est encore aux sorties de charme et cela ne risque pas de payer à la longue.

63ème cannes: Un pamlarès complaisant pour l'Afrique

FESTIVAL DE FILMS DE CANNES : UN PALMARES COMPLAISANT POUR L’AFRIQUE ?
Le jury du festival de films de cannes a rendu son verdict hier. La 63 ème édition de cette grande messe du cinéma mondial aura réussi à tenir tête à la crise économique qui ébranle bien des nations Européennes en ce moment.
Aussi homogène que la composition du jury dirigé par l’énigmatique et atypique Tim Burton, le palmarès a ratissé dans tous les sens, histoire de contenter surtout ceux qui ont souvent été les plus oubliés malgré leurs efforts d’une part, et ceux dont les absences répétés à cette rencontre risque de donner une coloration unique à ce prestigieux événement d’autre part.
C’est le cas par exemple du prix du jury attribué au tchadien MAHMAT-SALEH Haroun pour son film « Un homme qui crie ».
En effet, beaucoup d’observateurs relèvent encore le caractère complaisant de ce prix attribué à un réalisateur dont l’œuvre, dans son ensemble, montre des faiblesses et des insuffisances à peine voilées. Certains critiques justifient l’attribution de ce prix à l’ « Afrique » du fait de son absence prolongée à cette grande « kermesse » du cinéma mondiale. Premier film africain subsaharien présent à cannes depuis bien des décennies, « Un homme qui crie » est aussi le tout premier film tchadien invité à cette fête depuis sa création. Malheureusement, sa qualité n’a pas convaincu et le prix à lui attribué n’a que pour régler des questions d’équilibre.
Vivement que l’Afrique se remette autrement au travail.

lundi 3 mai 2010

10ème EDITION DU FESTIVAL INTERNATIONAL
DE THEATRE DU BENIN (FITHEB),
CHRONIQUE D’UN RENDEZ-VOUS MANQUE.

Longtemps attendue pour être une grande occasion de fêtes et de réflexions sur les vingt ans d’existence de l’institution et les dix ans de la biennale, cette dixième édition du Festival International de Théâtre du Bénin (FITHEB) est plutôt venue confirmée l’évolution en dents de scie du festival et l’incapacité des acteurs culturels et des autorités politiques béninoises à donner au FITHEB, toute sa dimension d’événement culturel de grande envergure.
La biennale de cette année a aussi révélé que le FITHEB devient de plus en plus, le champ d’expérimentation des rêves artistiques et culturels inachevés de certains aventuriers du monde des arts.

De la responsabilité du ministre de la culture dans le cafouillage.

Le rêve de tout béninois est de voir cette dixième édition et ce vingtième anniversaire célébrés avec fastes et succès ; d’engager des réflexions intellectuelles et artistiques sur l’institution ; son devenir et sa consolidation comme événement culturel majeur en Afrique.
Malheureusement après la désignation, par leurs structures de base des treize personnes devant siégé au Conseil d’Administration conformément aux statuts du FITHEB, le Ministère de la Culture, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales a proposé au gouvernement de porter le nombre des conseillers à quinze.
C’est ainsi qu’en violation des textes, le ministre de la culture a procédé le mardi 28 juillet à l’installation sans la prise d’un décret présidentiel, de quinze (15) conseillers au lieu de treize (13) comme le dit l’article 6 du décret n° 99-316 du 22 juin 1999 consacrant le FITHEB.
Les nouveaux conseillers ont procédé dans les vingt quatre heures à l’élection des membres du bureau dirigé par Madame Moudjibath KOUDJO-DAOUDA.
En un mois, le Conseil d’Administration lance l’appel à candidature au poste de directeur du FITHEB ; retient parmi les quatre candidats en lice, le projet de Monsieur Wanou pascal pour diriger l’institution.
Mais certains candidats malheureux ont aussitôt saisi le ministre de la culture et le chef de l’Etat pour dénoncer des irrégularités liées à l’élection du nouveau directeur, notamment la présentation par ce dernier d’un faux diplôme….
Dans le même temps, des associations d’artistes et des personnes ressources du monde de la culture ont saisi les instances chargées de faire respecter les textes de la République au sujet du passage à 15 du nombre des conseillers.
Cinq mois après l’installation des conseillers, le ministre de la culture revient à la charge : Il reprend l’installation des mêmes conseillers après la prise de deux décrets par le chef de l’Etat, l’un portant nomination en conseil des ministres des 15 membres du conseil d’administration décret N° 2009-524 du 20 octobre 2009 et l’autre, décret N° 2009-579 du 6 novembre 2009 portant modification de l’article 6 des statuts du FITHEB. Toujours est-il que le conseil demeure illégal puisque la seule voie de modification reconnue par les textes n’est pas respectée.

Conséquence de cette réinstallation des membres du Conseil d’administration : Madame Moudjibath KOUDJO-DAOUDA perd la confiance de ses pairs tout comme les autres membres du bureau. C’est désormais Monsieur Justin EKPELIKPEZE qui prend les destinées de l’institution en main.
Avec un nouveau bureau, le conseil reprend l’appel à candidature au poste de directeur du FITHEB, tout en maintenant en lice les quatre candidatures déjà enregistrées sous la direction de l’ancien bureau.
….. Monsieur Wanou sera toujours retenu au terme des dépouillements comme directeur du FITHEB, malgré des dénonciations par certains conseillers et certains candidats malheureux de non respect de la procédure et de présentation de faux diplôme par l’élu.
De la biennale de 2010 et de ses disfonctionnements.

De la cérémonie d’ouverture.

Annoncer pour avoir lieu le 27 mars au palais des sports de Cotonou, la cérémonie officielle d’ouverture de la dixième édition du FITHEB a été reportée à la veille pour le mardi 30 mars. Mais les organisateurs n’ont pris aucune disposition pour informer les personnes invitées du report. C’est ainsi que des personnalités politiques, des Hommes des médias, des personnalités du monde de la culture et de la société et une foule de curieux se sont retrouvées plantées devant le palais des congrès ce 27 mars.
Justifiant les raisons de ce report, le directeur du FITHEB a prétexté que c’est pour permettre au chef de l’Etat d’honorer de sa présence la cérémonie pour y distinguer des personnalités.
Le mardi 30 mars, non seulement le chef de l’Etat n’était au lancement officiel mais l’essentielle des personnalités culturelles annoncées pour être distinguer étaient toutes absentes.
La salle du palais des sports ne présentait pas non plus son visage des grands jours : absence totale de décoration sur les lieux ; très peu de monde pour une cérémonie officielle d’ouverture. Des animations folkloriques pas à la hauteur d’un dixième anniversaire ; bref une cérémonie d’une tristesse et d’une petitesse à peine masquées. Cela déteint aussi sur la qualité des documents mis en circulation. C’est le cas exemple de la lettre d’invitation au FITHEB 2010 où on peut lire :
«J’ai l’honneur de vous annoncer que la prochaine édition du FITHEB International de Théâtre du Bénin-FITHEB- aura lieu au Bénin du 27 mars au 04 avril 2010…»

De la programmation.

D’abord, le festival a commencé sans aucun support sur la programmation ; de sorte que les informations sur les spectacles, il faut les chercher à la torche ou à la lampe tempête.
A chaque soirée, une nouvelle programmation qui vient modifiée l’annonce de la veille. Des imprimés rafistolés à coup de Bic ou de crayons sont ainsi distribués à l’entrée du Centre Culturel Français à titre de programmation presque tous les soirs. C’est ainsi que des spectacles ont été annulés ; d’autres remplacés au dernier moment. C’est le cas par exemple de « Burocrassie », « Lagbadja », «Tatu », «Dans l’arène du fou », « Orphée d’Afrique » et bien d’autres.
Au total, six versions différentes de la programmation initiale ont vu le jour durant le festival.
Jamais le FITHEB n’a connu autant de cafouillage sur le plan de la programmation depuis sa création ; les premières expériences de spectacles programmés et déprogrammés au dernier moment ont vu le jour sur les éditions de 2002 et de 2004. Mais elles n’avaient pas atteint une proportion aussi alarmante.
On retiendra que la programmation du FITHEB 2010 a été tout simplement un effet d’annonce.
Il en est de même pour le pléthore de personnalités culturelles dont on a aligné les noms sur les documents ici sans jamais les avoir tous contacté au préalable.
On retiendra aussi que le FITHEB 2010 a vu défiler 44 représentations pour 09 pays et 15 compagnies de théâtre et de danse.

De la qualité des spectacles.

Sur le plan de la qualité, cette dixième édition du FITHEB aura été celle qui nous aura montré les pires spectacles de l’histoire du festival.
Le spectacle « Sang papiers, sans droits » créé par un jeune béninois à la demande du FITHEB pour cette dixième édition en est une illustration. Conçu on ne sait autour de quoi comme thèmes ni idées, ce spectacle qui ne raconte rien mais qui produit beaucoup de bruits et de cris a tôt fait d’ennuyer le public. Des hommes et des femmes portés sur la scène juste pour ennuyer et hurler à tout bout de champs. Pas d’acte dramatique ni d’intrigue encore moins de dénouement. Pas de jeux ni de direction d’acteurs marquant. Pas d’histoire qui se raconte ou du moins, une histoire sans queue ni tête.
Il est quand même étonnant que le FITHEB commande pour ses vingt ans et sa dixième édition, un spectacle de théâtre à un metteur en scène sans parcours !

Du village du festival.

Cette année encore comme en 2002 et en 2004, les organisateurs du festival ont choisi de situer le village du festival au stade de l’amitié.
L’expérience a montré que, lorsque le village est établi ici, les festivaliers sont exposés aux cas d’agressions et de vols.
En plus, techniquement et du point de vue de l’économie des moyens, cela ne se conçoit pas que les spectacles aient lieu au CCF ; que des festivaliers soient hébergés qui au CODIAM, au chant d’oiseau, ou à akpakpa et qu’on veuille les transporter jusqu’au stade de l’amitié pour la restauration.
Et en termes de village, le FITHEB 2010 n’a juste qu’une bâche sous laquelle étaient disposées quelques tables et chaises souvent inoccupées ; un podium où viennent se défouler des groupes musicaux sans ordre ni discipline aucune. Pas de pavoisement ; pas de cadre de discussion pour les artistes.
Généralement les chauffeurs chargés de déposer les festivaliers à leurs hôtels après la restauration, disparaissent avec le véhicule ou évoquent un manque de carburant. C’est ainsi que des festivaliers ce sont retrouvés à zémidjan du stade de l’amitié à akpakpa ; au CODIAM, ou encore au CHANT D’OISEAU.
C’est aussi le cas de ces festivaliers, transportés à zémidjan de l’aéroport jusqu’à leur hôtel et au CCF.
Pendant ce temps, les responsables du festival se pavanent dans les rues en compagnie de courtisans et maitresses, à bord de véhicules officiels affrétés par le ministère de la culture.
Comment peut-on faire un festival avec autant de légèreté ? Comment peut-on diriger un festival avec autant d’insouciance et de snobisme au moment même où tout le système mis en place s’écroule ? Comment peut-on exposer les festivaliers à autant de risques d’accident ; à autant de risques d’agression, de vols et de viols et évoquer à la fin, des motifs de satisfaction, parce que « malgré tout, l’événement aura quand même eu lieu » ?
En parlant d’embûches dressées sur son chemin, le directeur du FITHEB devrait reconnaitre que sa décision de faire tenir l’événement à compter du 27 mars, malgré son installation tardive par l’autorité, était la plus importante des embûtes.
On peut comprendre la non disponibilité à temps de la subvention de l’Etat à la biennale.
Ceci est l’éternelle plaie qui a toujours rongé le FITHEB et mis ses différents directeurs sous stress.
Cela dit, l‘installation tardive du directeur et la non disponibilité à temps du financement ne sauraient tout justifier.
Lorsque l’espace tchif, sensé accueillir le spectacle « Un rêve d’albatros » n’a été sollicité que le jour même de la représentation, on ne saurait imputer cela au financement de l’Etat non disponible à temps ou à une quelconque tardive installation.
Lorsque dans les autres villes d’accueil du festival, les coordonnateurs ne savent rien des spectacles qu’ils accueillent, ce n’est non plus la faute au financement ni à l’installation tardive.
Lorsque dans les villages installés sans concept ni imagination à Cotonou, Parakou et à Porto-Novo, le public ne fait pas le déplacement, on ne saurait chercher loin la cause.
Lorsque le spectacle « Un piège sans », commandé par le FITHEB et pour lequel toute l’équipe artistique avait été mise en place et les répétitions lancées, n’a pu finalement avoir lieu ; lorsque les rumeurs les plus folles en plein festival, font état du refus du metteur en scène de se soumettre à un marché de corruption au profit du directeur ; ce n’est pas là, la faute à l’installation tardive encore moins à un non décaissement à temps du financement.
Lorsque c’est à un jeune homme incompétent et pas assez humble-pour dire : non, je ne peux pas !-, que l’on confie la création de « Sangs papiers, sans droits » pour les dix ans du festival, ce n’est là non plus la faute au financement non disponible encore moins à l’installation tardive toujours agitées comme excuses.
On doit protéger la maison FITHEB contre les opportunistes sans vision et sans plan qui ne veulent que se servir du label FITHEB pour se faire un nom et une image sur l’échiquier national et international.
Il est grand temps que le directeur du FITHEB et les membres du conseil d’administration soient évalué objectivement par l’inspection générale du ministère de la culture et au besoin, par l’Inspection Générale d’Etat (IGE).

DOKPA Isidore.
Auteur et Metteur en scène.










mardi 9 mars 2010

LA COLERE DU FONDS D'AIDE A LA CULTURE, SUITE A MA DECLARATION DANS LE QUOTIDIEN NORD SUD.
Voici ce que j'ai dit et qui a été publié par le quotidien nord-sud n°175 du mardi 16 février 2010
"Je pense qu'il faut assainir l'environnement de gestion du milliard culturel. Il faut assainir le fonds d'aide à la culture. Il faut assainir le ministère de la culture. Je suis très amère parce que j'ai saisi, personnellement le ministre Galiou Soglo pour lui demander de faire un audit sur la gestion du milliard culturel. J'ai saissi aussi en son temps le ministre Toléba pour dire, qu'à la fin de ce milliard culturel; il faut organiser un audit pour voit qu'est-ce qui a été fait, quels sont les projets qui ont été financés et quels sont leurs impacts sur la vie du contribuable béninois dont c'est l'argent. On ne m'a pas écouté; aucun des deux ministres ne m'a accordé la mondre attention. Bien plus, rien n'a été fait. Il n'y a pas eu d'audit. Le premier milliard est jeté comme ça en l'air. Des gens se sont crés des associations partout et se sont tapés de l'argent alors que les méritants, les travailleurs mêmes de la chose culturelle sont là. On les oppose à des procédures chiantes....Les projets culturels ont de la peine à démarrer. on ne vois pas ce qui est financé par le milliard culturel. On n'en entend parler nulle part. On n'en entend parler que de la bouche de la directrice du fonds, de ces collaborateurs et de ces courtisans. Je suis amerement déçu; je pense qu'à cette allure, le pouvoir qui a eu le courage politique de mettre à disposition le milliard culturel finira par dire, j'arrête! Et on deviendra quoi?" FIN DE CITATION.
QUELQUES JOURS APRES, J'AI RECU UN APPEL D'UN MEMBRE DU CONSEIL:
"ALLO! ISIDORE, C'EST MOI, BONA! J'AI UN JOURNAL DEVANT MOI AVEC UNE DECLARATION DE TOI ET JE VOULAIS M'ASSURER QUE TU AS VRAIMENT DIT CA"
"QUEL EST CE JOURNAL ET C'EST QUOI COMME PROPOS?
" C'EST LE JOURNAL NORD SUD OU TU AURAIS DECLARE QUE TU NE VOIS PAS CE QUI EST FINANCE SUR LE TERRAIN. EST-CE VRAI QUE C'EST DE TOI?
"D'ABORD, C'EST PARCE QUE C'EST BIEN DE VOUS QU'IL S'AGIT QUE JE VOUS FAIT LA POLITESSE DE VOUS REPONDRE; AUTREMENT J'AURAIS ENVOYE QUICONQUE PAITRE. CELA DIT? JE SUIS BIEN L'AUTEUR DE CES PROPOS ET SI LE FONDS D'AIDE PEUT, IL N'A QU'A PROUVER LE CONTRAIRE"
"OK! NOUS ON TIENT A REAGIR ET ON S'ASSURE QUE TU ES VRAIMENT L'AUTEUR DE CES PROPOS. CAR CERTAINS QUI REPONDU AUX QUESTIONX DU JOURNAL A CE MEME SUJET ONT DIT QUE LEURS PROPOS AURAIENT ETE DEFORMES QUAND NOUS LES AVONS APPROCHE. MAIS APPAREMMENT TEL N'EST PAS TON CAS.
"PAS DU TOUT JE ME RECONNAIS DANS LES PROPOS PUBLIES."
Depuis donc, la rumeur va bon train des menaces que les gens de cette institutions feraient planer sur moi, oh! que c'est marrant!

ENFIN LE MINISTERE DE LA CULTURE LANCE REQUIEM DU PORTAIL CULTUREL DU BENIN


LE PORTAIL CULTUREL DU BENIN DESORMAIS FERME A CADNAS
Le programme de soutien aux initiatives culturelles décentralisées s’est doté d’un site web dénommé "le portail culturel du Bénin" à l’adresse www.artbenin.com.
Ce portail culturel rend compte non seulement des activités du psicd mais aussi et surtout de tout ce qui est initiative culturelle, quelque soit le secteur d’activité et quelque soit le lieu où cela se déroule au Bénin. Il est alimenté par des productions, reportages et articles de journalistes béninois et de toutes personnes apportant sa contribution pour l’animation dudit cite. Il est placé sous l’autorité des responsables du psicd qui est un programme co-financé par l’Union Européenne et le gouvernement du Bénin.
L’animation continue de ce site web a permis de donner de la visibilité aux artistes béninois et à leurs activités à travers le monde d’où la nécessité de travailler à la pérennité de cette structure à travers la formation de ces animateurs, l’amélioration de leurs conditions matérielles et financières de travail….
Depuis mars 2009 que le psicd est arrivé en fin d’activités, le portail culturel du Bénin a été remis aux mains des autorités du ministère de la culture aux fins de continuer l’œuvre entamée…. Mais la honte et la tristesse sont grandes de constater aujourd’hui que ce portail est purement et simplement abandonné pour ne pas dire fermé.
Depuis bientôt un an, plus aucun article n’a été publié sur le site ; plus aucun débat n’a été animé. En somme, c’est le blackout total. Pourtant les artistes béninois continuent toujours de produire des œuvres, les journalistes et autres animateurs dudit site quant à eux produisent encore et encore des articles culturels et ne demandent qu’à les mettre en ligne.
A l’origine de cette fermeture du site web, le refus du ministère de la culture d’honorer ces engagements vis-à-vis des animateurs du site.
Cette situation constitue aujourd’hui un handicape majeur pour la promotion des artistes béninois et leurs œuvres sur la toile. Et pourtant, le ministère ne se soucie en aucune manière des désagréments que pourraient causer une telle situation tant l’autorité joue la sourde oreille.
On est bien tenter de se demander si l’autorité connait et mesure la portée d’un portail culturel ?

mardi 2 mars 2010




DANSE CONTEMPORAINE AU CENTRE CULTUREL FRANÇAIS DE COTONOU: MARCEL GBEFFA ET VALERIE FADONOUGBO AU-DESSUS DE LA MELEE.
Le samedi 20 février à 21heures, le centre culturel français de Cotonou a accueilli une compagnie de danse contemporaine pas comme les autres : la compagnie MULTICORPS à travers son titre, l’OMBRE PRIMITIVE.
En thème d’ombre primitive, nous n’avons pas vu grande chose où du moins, nous n’avons pas compris le titre du spectacle. Mais là n’est pas le sujet. Le plus important n’est pas de comprendre ou d’aimer le titre d’un spectacle mais le contenu. Aussi, le titre d’un spectacle relate-t-il très peu souvent son contenu.
Pour l’occasion, Marcel GBEFFA et Valérie FADONOUGBO, l’un assistant de l’autre selon qu’il s’agit de la danse ou de la chorégraphie, costumes sobres, sans audaces ni prétention et imagination, ont montré ce soir là qu’on pouvait encore rêver de danse contemporaine saine, intelligente, dynamique et lisible par tous. Qu’on pouvait encore ici, avoir droit à un spectacle de danse créé ici et par des gens d’ici, débarrassé de clichés, de grimasses et de riquiquis inutiles.
A travers cette soirée, le public en déplacement au centre culturel français de Cotonou s’est rendu compte par lui-même que, les brutalités males orchestrées, les sauts gratuits dans le vide, les gestuelles incohérentes et autres sons et rythmes que, certains usurpateurs de la profession de danseurs lui ont jusque-là opposé, relèvent du folklore et même d’un manque de formation en la matière.
L’ombre primitive, montée et dansée par Valérie et Marcel a eu de le mérite et l’imagination de faire circuler aussi bien de l’énergie que du silence parfois de façon simultanée et très souvent de manière alternative. Ce qui relève d’un challenge dans le domaine de la danse. Cela n’est pas sans retenir l’attention d’un public trop souvent soumis à la brutalité vulgaire, des gestes recopiés, ça et là et des imitations males fichues sans aucune espèce de cohérence.
La maitrise du corps dont ont fait preuve les deux danseurs-chorégraphes, quelque soit leur position et le mouvement à exécuter ; la plasticité de leurs gestes, mouvements et déplacements ; la maitrise de leur souffle et leur respiration ; la simplicité, la grande souplesse et la cohérence avec lesquelles ils exécutent les gestes les plus complexes au point de les rendre « facile » , et même « très facile » dans l’imaginaire du spectateur sont autant de facteurs qui permettent de dire que ces deux danseurs-chorégraphes sont au-dessus de la mêlée et que leur travail sort des sentiers battus.
Et pourtant, ce ne sont pas les plus connus ni les bavards de la place. Ils ne sont pas du lot des danseurs autos proclamés, sans notion ni formation aucune et qui, crient, gesticulent et s’affichent à la moindre occasion pour donner des leçons de ce qu’ils ne savent que peu ; très peu même….
S’il y a une chose de pas bien orchestrée ce soir du 20 février, c’est bien la régie son et lumière, manipulée à en juger, par les résultats produits sur la scène et sur les danseurs, par des apprenants encore incompétents.
Les mauvaises lancées de lumière et du son ; les fermetures brutales et non appropriées sur les deux registres ; les noirs inopportun et autres coupures sans raison ont tôt fait de montrer les limites des techniciens de la soirée. La lumière gagnerait à mettre en valeur le spectacle ; à donner un sens à chaque geste et mouvement des danseurs. Elle devrait être non pas l’enjoliveur mais tout simplement « LA LUMIERE », c'est-à-dire l’élément principal sans lequel on ne peut voir ; bien voir et voir clairement. Elle est l’élément phare du spectacle qui éloigne les frontières de l’obscurité pour donner la clarté ; la belle vue.
Au-delà de tout, on aura assisté à une très belle soirée bien pensée et bien mûrie par Marcel GBEFFA et Valérie FADONOUGBO.

lundi 1 mars 2010

SITUATION POLITIQUE NATIONALE :
« L’ETAT EST AUX MAINS DES VOLEURS ET L’ART EST AUX MAINS DES MARCHANDS. »
Malgré tous les efforts consentis par chacun et par tous pour le redressement de la morale, l’éthique et le respect du bien public, le mal nous poursuit toujours. Comme par le passé, la corruption, longtemps décriée sous tous les régimes avant le changement est devenu le mal nécessaire dont-il faudra s’accommoder. Et cela transparaît de plus en plus dans les discours de responsables au plus haut niveau de l’Etat.
Récemment, un haut responsable de la douane a affirmé devant caméras et micros que « la corruption est pour la nation, ce que les microbes sont pour l’organisme. » Le postulat ainsi posé revient à dire que, penser éradiquer la corruption relèverait d’un combat perdu d’avance ; que comme on ne saurait éradique tous les microbes de l’organisme, on ne peut de même éradiquer la corruption. C’est dans la foulée de cette déclaration qu’est survenue la nébuleuse affaire des villas de la CEN-SAD où près de SEPT MILLIARDS de nos francs ont été détournés avec des travaux bâclés et des surfacturations sur toute la ligne….. Un ministre de la République, interrogé sur la question, a répondu qu’il s’agissait d’un accident de parcours ; « ….juste un accident de parcours au vu des résultats auxquels nous sommes parvenus en ci peu de temps. » Cette déclaration, ajoutée à celle citée plus haut, montre avec quelle légèreté les finances publiques sont tenues au Bénin et avec quel mépris nous sommes dirigés. Il ne peut y avoir le moindre doute, car le chef de l’Etat lui-même a reconnu les faits. En reconnaissant ses absences continuent aux conseils des ministres, en reconnaissant n’avoir pris connaissance d’un certain nombre de décisions sensibles prises en conseil des ministres que lorsque que leur mise en œuvre ou leur application pose problème – avec les syndicats ou tous autres bénéficiaires-, le Président de la République a ainsi avoué sa complicité ou son implication dans tous les cas de détournement de deniers publics ou de malversation…..
Peu, très peu sont les ministres et autres cadres ayant l’étoffe d’un chef de par leurs actes et leurs discours, et pour cause : La crétinisation des cadres politiques et administratifs ; la folklorisation des arts et des artistes eux-mêmes, la banalisation et l’instrumentalisation du vodoun et du vodounsi ; de Dieu et des chrétiens ; du chrétien catholique ; du musulman ; du protestant et surtout des évangéliques…. Le Bénin d’aujourd’hui est un Bénin atteint sur tous les plans moraux et éthiques….Le contentement sans limite ; la promotion à tout vent de tout et surtout des contres valeurs morales, spirituelles, éthiques, politiques et financières….
Aujourd’hui comme par le passé, la culture et les arts souffrent de l’absence d’un vrai serviteur et d’un vrai manager à la tête du Ministère, pour ouvrir un vrai dialogue avec le monde culturel et artistique et engager des réformes claires et pertinentes devant professionnaliser et mettre sur orbite nos arts et nos cultures. Le clientélisme orchestré au fonds d’aide à la culture et cautionné par le ministère, parce que incapable de mettre fin à la pagaille et la male gouvernance dans cette institution sont les preuves que l’art n’est plus aux mains des artistes ni la politique aux mains des politiques avérés aimant vraiment leur pays.